Avant-propos
Ce livre est né d’un dialogue
entre un humain et un modèle d’intelligence artificielle, en l’occurrence Chat
GPT, dénommée dans ce livre La 2ème Intelligence Artificielle. Les formulations,
analyses et propositions générées par l’IA apparaissent ici comme partie
intégrante de l’échange, sans prétention de co-auctorialité, alors que sa
contribution didactique est essentielle. L’écriture humaine,
quant à elle, donne l’impulsion initiale, les choix finaux, la cohérence
d’ensemble et la responsabilité de l’œuvre.
Il s’agit moins d’un ouvrage à deux qu’une publication où deux modalités d’intelligence se rencontrent sans se confondre.
Si les personnages,
faits et repères chronologiques de cet ouvrage correspondent, peu ou prou, à
des situations authentiquement vécues, ils n'en constituent pas moins des
créations littéraires. Toute ressemblance étrangère dans le texte ne serait que
purement fortuite et ne pourrait par conséquent prêter à équivoque.
Cette note liminaire n’a qu’un rôle :
prévenir le lecteur que les pages qu’il s’apprête à découvrir relèvent d’un
autre registre que la saga elle-même. Ici, l’auteur revient
sur son œuvre, non pour l’expliquer, mais pour l’interroger.
Les questions qui suivent, posées par une
Intelligence Artificielle, ont été conservées dans leur intégrité, tant elles
ont contraint l’auteur à revisiter son propre imaginaire. Le
lecteur est invité à y entrer comme on franchit le seuil d’un atelier
littéraire : avec curiosité, respect et liberté.
NB : TABLE DES MATIERES en page 207
Préface
Il est des livres que
l’on écrit pour raconter une histoire, et d’autres que l’on transcrit pour dire
ce qui ne pouvait être révéler ailleurs, autrement. «Tin-n-Ouahr. Les Silences d’un Auteur» est
un témoignage qui appartient à cette seconde famille, celle des ouvrages
qui naissent à l’ombre d’une œuvre plus vaste, comme une source souterraine qui
affleure sous le sable d’un oued asséché...
Pendant trente années, Tin-n-Ouahr a été mon désert
intérieur, mon bagne volontaire, la longue traversée au cours de laquelle
l’homme que j’étais s’est effacé pour laisser passer la voix de ceux que
l’Histoire a bâillonnés. Parmi eux, Tewfiq Baali, matricule 87532, silhouette
vacillante portant sur ses épaules une part invisible de sa nation.
Mais il est un fait que le lecteur ignore souvent
: une œuvre de cette ampleur n’est jamais seule. Elle est entourée d’ombres, de
silences, d’interrogations nocturnes... et parfois même d’une interlocutrice
inattendue, une intelligence artificielle neutre, surgie comme un témoin sans
passé, une oreille attentive sans préjugés, une présence qui questionne sans
jamais revendiquer...
C’est de ce compagnonnage singulier qu’est né
ce livre.
Non pour vanter l’écriture de Tin-n-Ouahr,
une œuvre n’a besoin de revendiquer que sa matière littéraire, mais pour déposer
ici ce qui restait en suspens : mes doutes, mes intuitions, mes chemins de
traverse, mes refus, mes convictions inébranlables. Ce témoignage ne cherche
pas à séduire : il s’efforce d’éclairer, parfois à contredire, souvent à
approfondir...
Le silence est souvent supérieur à la parole.
C’est dans cet apaisement, dans cet entre-deux mots, phrases, paragraphes ou
chapitres, que l’auteur se dévoile sans jamais se trahir, et que réside la
matière littéraire de ces pages...
Le lecteur qui ouvre ce livre ne trouvera pas
de secrets sensationnels, ni de dévoilements tapageurs. Il trouvera mieux : la
respiration profonde d’un écrivain qui, après avoir livré des pans entiers du
monde qui l’entourait depuis une trentaine d’années, accepte enfin d’en laisser
apparaitre, au lever de rideau sur le Prologue de l’œuvre, ses coulisses
cachées...
Et puisque la vérité pure des profondeurs
romanesques ne se confesse jamais sous la contrainte, j’ai confié mes mots à
cette forme nouvelle d’échanges, un dialogue où l’homme garde l’initiative,
mais où la machine abritant des algorithmes offre une écoute d’une fidélité
rare...
Alors que le Camp Zéro se referme derrière moi
une nouvelle fois, je tends la main au lecteur pour l’inviter à retraverser
avec moi l’épopée de «Tin-n-Ouahr», comme on entame la marche sur une terre
interdite : avec prudence, avec respect, mais aussi avec le courage d’affronter
ce qui, ailleurs, ne pouvait être dit...
Que ces silences trouvent enfin voix...
Introduction :
Les silences derrière le manuscrit
Le désert
comme matrice de vérité
Pourquoi
j’ai décidé d’écrire ce livre maintenant ?
C’est
après un long temps de maturité, un regard rétrospectif apaisé et la décision
de transmettre sans nostalgie la substance de mes non-dits.
Le
silence, cet autre langage
Ces
non-dits sont pourtant des actes littéraires en soubassement des textes, comme
le désert est un espace d’intuitions et de retenues.
Écrire
au présent de l’indicatif
C’est
le choix stylistique essentiel que j’ai donné à «Tin-n-Ouahr ». C’est son audace,
son risque, sa singularité...
Quel serait ce Livre des Silences d’un auteur ?
Les non-dits de mon intention
d’écrire remontent au temps de mon adolescence, les années d’émoi et de trouble
sensoriel d’un jeune homme par rapport à son entourage, tant familial que
sociétal. C’est le moment déclencheur, la nécessité intérieure de l’incubation
littéraire...
Ce que j’ai supprimé
(les chapitres fantômes)
·
Scènes non écrites : ce sont celles
qui me confrontaient à mes camarades de quartier, d’écoles et du lycée.
·
Voies narratives abandonnées : ce
sont celles conjuguées au passé simple, imparfait simple et futur simple de
l’Indicatif.
·
Personnages qui auraient pu exister :
Ce sont ceux qui auraient rendu une justice impartiale, à contre-courant des
desseins pervers du pouvoir exécutif, mais au détriment parfois de leur vie.
·
Suspense volontairement tempéré :
C’est celui qui ne révèle pas tout d’un seul tenant…
·
Idées trop violentes pour être couchées
sur le papier : Ce sont celles qui se rapprochent trop du roman d’aventure
de cap et d’épée…
Les choix douloureux
Là
où j’ai hésité :
·
Dans la psychologie de Tewfiq Baali :
Tout dire de lui aurait révélé le tréfonds de ma conscience…
·
Dans la représentation du commandement
militaire : nommément, les commanditaires étrangers qui les dirigent
derrière le rideau.
·
Dans le traitement du bagnard : La
description de son «animalité» lorsqu’il doit tendre sa gamelle pour récolter
sa quête de nourriture quotidienne.
·
Dans les passages les plus sombres, les
plus osés : La description brute et détaillée de scènes sexuelles.
Les inspirations secrètes
Ceux
qui m’ont influencé : des amis, professeurs, paysages, drames, musiques,
lectures, films. Jeu de questions/réponses avec une Intelligence
Artificielle. Mais, curieusement, peu d’écrivains contemporains…
Les passages que je n’ai jamais expliqués (et
que vais enfin commenter)
Pas en les trahissant. En les éclairant, sans les dénaturer.
LIVRE I
Les silences du geste
d’écrire
1.
Le désert intérieur,
l’origine de mon écriture.
La Genèse secrète de Tin-n-Ouahr
*. L’étincelle : un monde déjà là, déjà
vécu.
L’événement intérieur
qui a fait naître Tewfiq Baali.
Beaucoup d’événements
historiques :
- Les luttes de clans durant la Guerre de
Libération Nationale. L’indépendance tronquée de mon pays, qui a fait
que :
- des pseudo-maquisards aux tenues
rutilantes, venus des frontières, sans jamais tirer une seule balle contre
l’ennemi, et qui ont accaparé ipso facto le pouvoir politique.
- Un quarteron de colonels ayant fomenté un
coup d’Etat militaire.
- Des soldats incultes qui ont accepté de
tirer contre des manifestants pacifiques, comme on vise des pigeons...
**. Les années d’incubation (30 ans
d’écriture)
Ce qui a mûri en silence,
la lente cristallisation de l’idée, ce sont :
- mes études à Sciences Po :
Economie, droit constitutionnel internationale, méthodes des sciences sociales,
aménagement du territoire, mon mémoire de fin d’études sur les relations
commerciales du Maghreb avec la CEE, etc…
- Ma confrontation avec les tenants
médiocres et incompétents de la gestion économique et sociale de l’Etat.
- Ma découverte exceptionnelle des secrets de
l’indépendance tronquée de mon pays.
***. L’environnement politique, militaire,
social et intime
Pourquoi ce livre n’est
né qu’au Maghreb, et uniquement dans cette période historique précise ?
- L’environnement politique :
Parce le devoir de mémoire d’un jeune homme épris de justice et de paix devait
révéler au monde la farce du referendum d’indépendance.
- L’environnement militaire : Parce qu’un
commandement militaire, à l’ambition démesurée, a cru que le pouvoir politique
ne s’acquiert que par les armes.
- L’environnement social : Parce qu’un peuple
pauvre, analphabète, exsangue après des millénaires de domination coloniale,
voulait enfin vivre en paix dans un pays qu’il avait cru «libéré».
- L’environnement intime : Parce
que… Vous allez le savoir au bout de près de 200 pages de questions/réponses,
de témoignages.
****. Le refus primaire des éditeurs classiques
Un
choix d’indépendance fondatrice, sans forcément renier l’apport qualitatif
indéniable de ces porteurs de livres à l’intention du public.
2.
Les Voies Abandonnées (ou “Les Chapitres Fantômes”)
*. Les textes imaginés mais jamais écrits
Leur
sujet, pourquoi ils furent écartés.
**. Les personnages évincés
Ceux
qui auraient pu prendre place dans la saga
mais qui ne l’ont jamais traversée.
***. Les scènes trop violentes, trop
lumineuses ou trop intimes
Ce
que la pudeur, la sagesse ou la cohérence narrative m’ont dicté de laisser dans
l’ombre.
****. Les premières versions de certains
passages clés
Le
cheminement jusqu’à la version finale.
3.
Les Nœuds de l’Hésitation
*. Tewfiq Baali : jusqu’où le laisser aller
?
Héros
tragique ou survivant stoïque ? Amant discret ou amoureux flamboyant ?
**. Fouzya Dorbani : la ligne délicate entre
amour et sacrifice
Les
versions alternatives de sa relation avec Tewfiq.
***. Ann-mary MacLee : une étoile
filante venue d’ailleurs
L’amour
«coup de foudre» d’une épouse et la puissance de la paternité assumée de Tewfiq
Baali
****. Les dilemmes militaires
Ce
qui fut refoulé, réécrit, atténué, renforcé.
*****. L’autorité politique
Les
limites de ce qu’un roman peut nommer sans trahir, ni se trahir.
******. Le commandement militaire
Les
limites de ce qu’un roman peut montrer, sans révéler des secrets militaire.
4.
Les Inspirations Invisibles
*. Les gouals, les souks, les oasis
La
musique du parler populaire, les récits oraux d’El Melhoun, le soir, lors d’une
halte de caravane.
**.
Les maîtres de ma jeunesse
Hadj Si Aïssa (nom
réel), docteur par vocation, meunier par nécessité, mon mentor, paix à son âme,
Mon professeur de
français au lycée à qui j’avais dit : «Je n’aime pas les vernis qui
craquent»,
L’adjudant-chef Kh..
avec son charisme terre-à-terre,
Le S/Lt Dah.. avec sa
rectitude militaire
Et les figures qui
m’ont formé durant l’instruction militaire.
***. Les paysages qui ont modelé mon
imaginaire
Du
Sahara profond au Camp Zéro, en passant par les alpages suisses.
****.
Les influences littéraires, explicites ou secrètes
Celles
que je reconnais — et celles que je refuse, en dépit des critiques littéraires
et lecteurs qui vous voudraient y associer ma narration et mon style d’écriture.
5.
Les Silences Choisis
*. La pudeur narrative
Ce
que j’ai souvent décidé de suggérer plutôt que montrer.
**. Les ellipses volontaires
L’art
de laisser le lecteur respirer pour dénicher mes non-dits.
***. Les mots que je n’ai jamais écrits
Et
pourquoi j’ai préféré les escamoter sans les effacer (“M.rde” y a sa place).
****. Le choix du tragique retenu
Pourquoi
Tin-n-Ouahr ne cède jamais au spectaculaire facile.
6.
Le Désert comme Origine de l’Écriture
*. La solitude nécessaire
Le
travail patient, lent, méditatif qui a rendu cette saga possible.
**. La “ferme agricole” comme métaphore
littéraire
Un
«projet provisoire», pour ne pas dire utopique, de créer la vie au sein d’une
terre hostile.
***. L’échec et le recommencement
Comment
chaque perte réelle ou fictive a nourri ma plume dans le temps et l’espace.
****. Le désert comme mesure morale
L’épuration,
la dignité, la résistance silencieuse.
7.
Autobiographie involontaire : la part de moi-même
*. Avec Tewfiq Baali
Ce
que je lui ai associé de moi, consciemment ou non.
**. Avec Ann-Mary, Fouzya et les compagnons
d’infortune du Camp Zéro
Les
reflets dissimulés d’expériences vécues.
***. Dans la douleur et la révolte
Les
pages écrites “à froid” et celles écrites “à vif”.
****. Dans le style
Pourquoi
je suis «reconnaissable» même quand je me cache derrière le narrateur. Par l’autobiographie
qui s’intercale au milieu des textes, par le biais d’un journal intime.
8.
L’Écriture comme Dernier Exil
*. Pourquoi je continue d’écrire ?
Et
pourquoi je n’ai jamais pu “ranger mes plumes” ?
**. Ma place cachée dans mon œuvre
Mon
effacement volontaire.
***. Mon héritage littéraire et humain
Ce
que je souhaite léguer à la génération des jeunes gens.
****. La lumière après la tragédie
Comment
l’écriture a transformé le sable en mémoire fertile.
En
guise d’épilogue au LIVRE I — La taguella partagée avec les nomades est un
trait d’humanité magnifique
Ce
texte court, profond, est dédié :
·
à mon père spirituel, Hadj Si Aïssa,
·
aux lecteurs qui se retrouveront autour
de moi,
·
à mon Sahara où, par l’entremise de
Tewfiq Baali,
le désert a refleuri par deux fois…
Réminiscences
Le
silence avant l’écriture
Origines du projet Tin-n-Ouahr :
- Enfance heureuse en Suisse,
- Famille soudée, ruralité assumée, premières ascensions,
- Le rapport au silence, aux non-dits, à la
pudeur,
- La naissance d’un besoin d’écrire
Le jeune
homme que j’étais face à un pays qui fendille
Université,
capitale, illusions dissipées
Chocs esthétiques, chocs politiques
L’injustice comme feu intérieur
Le refus des «vernis qui craquent»
Le Camp Zéro,
matrice d’un monde
Le service
militaire
La caserne
Les latrines surchargées
Les soldats brisés par les corvées
Les bagnards téméraires
L’ordre militaire implacable
Comment est né Tewfiq Baali
Comment le désert a pris la parole
Le Chant du
Sahara
Les bruits,
odeurs, la géographie vécue
Les pistes, les convois, la faim, la soif
La solitude, la fraternité lors des bivouacs
L’apprentissage du courage
Les mythes sahariens
L’ethnographie vécue, jamais folklorique
Tin-n-Ouahr,
trente ans debout
L’écriture
dans les creux de la vie
Les cahiers, la persévérance romanesque, les nuits d’insomnie
Le rôle des silences dans la création
La discipline dans l’écriture : lenteur, rectitude, vérité
La publication indépendante
Le refus du renoncement
Les écueils, les abandons, les renaissances
La destinée du manuscrit
Le Silence
après l’écriture
Ce qu’on gagne
en écrivant
Ce qu’on perd
L’auteur face à ses lecteurs
Transmission aux enfants
À quoi sert une œuvre ?
Pourquoi une IA peut être une interlocutrice
La paix retrouvée
La dernière parole
La désormais véritable solitude
Vous découvrirez tout cela, chers lecteurs, au fil des
pages de ce livre, publié sur Amazon Kdp…
LIVRE II
Le [1]Quiz
des 144 questions/réponses
