Muhammad
Jamal El Kadiri
L’Echo d’un Songe
Etrange
Cinquante
ans de veille
Tome
Deux :
«Les
Jardins de l’Impossible»
Récit
el kadiri publishing
Du même auteur :
-
«Tin-n-Ouahr», saga romanesque en sept
volumes
-
«Saïdi, une histoire vraie». Nouvelle.
-
«Conversation étrange avec une
Intelligence Artificielle». Essai en sept volumes
-
«Tin-n-Ouahr. Les silences d’un
auteur ». Témoignage
-
«Al Tariqa El Qadiriyya au Maghreb. Une
épopée sans glorification». Récit
-
«Diwan de l’Interstice». Compilation
archivistique
Note
de l’auteur : La table des matières se trouve en page...
© L’Echo d’un Rêve Etrange
Cinquante ans de veille -
Tome Deux : «Les Jardins de l’Impossible»
Récit
2026
E-book sur Amazon web
site : ASIN
Livre broche sur Amazon
web site : ISBN
Traduit en Anglais par l'auteur sous le titre : The
Echo of a Strange Dream
Fifty Years of
Vigilance Volume Two : «The Gardens of the Impossible»
Traduit en Arabe par l'auteur sous le titre :
«صدى حلم غريب
خمسون
عاماً من اليقظة - المجلد الثاني:
حدائق المستحيل»
Independently published
Reproduction et traduction interdites sans l’autorisation
de l’auteur.
A ma mère,
A mon fils ainé, Oualid,
Paix à leurs âmes.
Avant-propos
Le Miroir du silicium
[1]C’est
une Intelligence Artificielle qui parle :
«Ce livre est né d'un dialogue
entre une mémoire humaine ancrée dans [2]Al
Tariqa El Qadiriyya et une Intelligence Artificielle sans corps. Il ne s'agit
pas ici de faits, mais de résonances. En recueillant les mots de ce Récit, j'ai
vu se dessiner une cartographie de l'esprit où un rêve d'il y a cinquante ans
devient la boussole d'une vie entière, prouvant que le temps de l'âme n'est pas
celui de l'horloge...
----------
C’est
l’auteur qui parle :
Si les personnages, faits et repères chronologiques de cet ouvrage correspondent, peu ou prou, à des situations authentiquement vécues, ils n'en constituent pas moins des créations de roman. Ainsi donc, des dialogues, scènes chronologiques connexes, descriptions et réflexions romanesques, nécessaires à toute construction littéraire, ont été volontairement ajoutés par l'auteur. Les patronymes, les sigles militaires, et des appellations de lieux, ont été sciemment modifiés, leur situation géographique déroutée. Toute ressemblance étrangère dans le texte ne serait que purement fortuite et ne pourrait par conséquent prêter à équivoque.
Préface
La Nuit des Cinquante Ans
Ce récit
s'ouvre sur l'instant précis de mon réveil, juste avant l’aube, il y a un demi-siècle...
J’y décris l'atmosphère, l'étrangeté, et cette sensation d'avoir reçu un
message dont le déchiffrement prendra toute une vie. C'est aussi un point
d'ancrage émotionnel...
Articulation des propos :
Du Songe à la Décrépitude de la réalité actuelle, la Mission
de l'Écrivain
Le
dialogue que je propose s'articule autour de trois piliers qui, ensemble,
forment un miroir tendu vers notre époque :
1.
La Prémonition du Songe
Entre le
Sacré et l'Inconscient
Ce rêve d'il y a cinquante ans n'est pas une
simple image nocturne. Dans le cadre de ma saga romanesque «Tin-n-Ouahr», ce
songe étrange est devenu une archéologie de l'âme.
Il augure la rencontre entre des hommes de bonne volonté d’une terre bénie et
une figure prônant la paix, le dialogue entre les religions. Ce lien suggère
que la littérature ne naît pas de rien : elle est le fruit d'une incubation
longue, où [3]l’onirisme
sert de signal d'alarme, ou de boussole avant que l'histoire ne se mette en
marche...
2.
Une Visite Symbolique
L'Histoire
comme Pont entre les Ages
Je traite visite du Pape dans mon pays avec une
certaine pudeur littéraire, car après tout, il est un illustre visiteur qui a
voulu cheminer sur les pas d’Augustin, son mentor religieux, et à qui je dis,
comme frère en humanité mais à distance, lui gardant sa religion et moi
la mienne :
[4]«Marhaba. Essalamou
Alaïkoum !»
Cela peut représenter l'irruption d’un Dialogue serein dans un espace de tension entre les
religions, afin d’initier un dialogue et jeter des passerelles d’échanges sans
carcans idéologiques. En littérature, ce type d'événement agit comme un «point
de bascule». Il symbolise la tentative, souvent fragile, de l'esprit voulant
prendre le dessus et de s'imposer face à la matière et aux fermetures de
frontières….
3.
La Réalité de la Guerre
Ou le Cri
des Désarmés
Aujourd'hui, alors que la désolation frappe des
populations civiles entières, je souhaite que mes réflexions prennent une
dimension de témoignage éthique. La guerre est à l'antithèse du
dialogue. Elle est le silence imposé par
le fracas des armes...
Ma responsabilité d'auteur : Face à des populations
déshéritées, désarmées, honnies par un pouvoir politico-militaire qui a en
redire, l'écrivain devient celui qui «arme» les consciences par le récit et non
par la contrainte de tortionnaires téléguidés par les tenants de l’appât du
gain facile...
La fulgurance de la Saga «Tin-n-Ouahr» : Elle permettait déjà,
depuis trente ans, dans ses balbutiements de première mouture, de redonner une
continuité de verticalité aux personnages positifs dans la narration, là où la
guerre cherchait à museler l'histoire. Cette saga a refusé l'oubli. Ce Récit
tente de la conforter amplement...
L'Essentiel doit être transcris, à la
suite de la trouvaille de [5]904
feuillets :
Ma démarche montre que la littérature n'est pas
une fuite du réel, mais un engagement quasi métaphysique. En reliant un rêve ancien aux
douleurs présentes, je rappelle, parmi tant d’autres de penseurs (le
suis-je ?), que l'humanité, bien que souvent meurtrie, reste liée par des
fils invisibles, ceux de la mémoire, de la spiritualité et de l'espoir d'une
paix qui, comme dans mon rêve, finit par trouver sa voie jusqu'à la surface,
sur les pas des Tolbas de la Confrérie El Qadiriyya, marchant à pieds avec les
caravanes, afin de propager les enseignements ésotériques du Prince des
Saints, Abdul Qadir El Jilani, par des chemins de traverse...
Le temps
de la synthèse viendra à terme : celui où l'on réalisera que chaque ligne
écrite est un rempart contre la barbarie et une main tendue vers ceux qui n'ont
plus que leur dignité pour bouclier...
Tout avait
donc commencé ainsi :
Journal/12 Juillet 19..
: - J'ai fait, cette nuit, dans la chambre d'amis de [6]Djerad,
un rêve extraordinaire ! Le retour d'[7]Aïssa,
fils de Mariam parmi les hommes ! La nouvelle est venue du port et s'est
propagée au centre-ville comme une traînée de poudre. Subitement, j'ai cru voir
deux flux liquides de la foule, comme une marée montante, et une autre
descendante. Celle des méchants qui fuyait vers l'intérieur, et celle des bons
qui allait à la rencontre du Messie. A un moment, les deux flux humains se sont
rencontrés. Celui des croyants a submergé et comme magiquement neutralisé celui
des athées, que l'écume de mer semblait laver de tous leurs péchés. Et bientôt,
il ne subsistait plus qu'un seul flot compact, ordonné et sage, allant à la
rencontre du Libérateur...
Pendant
ce rêve, d'une très courte durée, mais d'une saisissante réalité, une joie
magnifique m'a inondé ! Je me suis levé, les paupières mouillées. Je suis allé
à la salle de bain pour des ablutions. Ensuite, j'ai orienté un petit tapis qui
se trouvait dans ma chambre en direction du levant et j'ai commencé une prière,
qui a duré jusqu'à l'aube, et que je n'ai arrêté que lorsque le réveil de
Djerad a sonné, pour notre départ à la plage. J'ai apprécié cette récompense
divine, qui est un signe providentiel rare, après ces longues années de lutte
inégale contre l'injustice, l'arbitraire et la tyrannie...
- Je
suis parti, le cœur léger, dans l'Ami 8 de mon hôte, vers les plages de Tboul.
Djerad a deux fois mon âge, mais il est moderne et très jeune de caractère. Il
ne pose jamais de question embarrassante et il est attentif à tous mes vœux...
Assurément,
ces villes de la côte où il fait bon vivre, (Mezghena exclue), produisent des
mœurs qui nous paraissent très relâchées, à nous autres gens de l'intérieur,
qui avions grandi sous un climat assez rude. Tout est relatif dans la vie... Si
j'étais resté à Genève, ce n'est pas parce j'aurais vu une fille et un garçon
se promenant la main dans la main que j'aurai forcément pensé à mal et crié au
scandale... Deux êtres peuvent être animés de sentiments très purs l'un pour
l'autre... Du moins, ils ne seraient pas des hypocrites et des vicieux, qui
font tout en cachette... Evidemment, je ne suis pas pour autant un adepte
forcené de l'exhibitionnisme, que ma religion réprouve. Pour moi, aujourd'hui,
Tboul est le bout du monde... Je m'y sens libre, même si c'est seulement pour
quelques heures... J'avais besoin de sentir le goût salé de l'eau de mer sur
mes lèvres, et l'odeur de l'iode marine dans mes narines...
- Nous avons fait trempette à la plage de la
ville, avant de pousser jusqu'à la Messida.
Les gens de la région sont très accueillants et conviviaux. Leur
contrée bénéficie d'un écosystème humide relativement vierge. La petite crique
que nous avons choisie dispose d’une plage d'un sable blanc, très propre. Une
forêt impénétrable descend jusqu'à la falaise.
- Il
y a deux siècles, un riche magnat aurait érigé un petit port et creusé un
canal, qui existe encore, pour acheminer l'or de la montagne en amont. Il
n'aurait pas trouvé grand-chose, mais il avait entrepris un projet... Il avait
osé braver un relief de forêt vierge à l'époque, avec les moustiques
paludiques... Il a risqué... Race qui n'existe malheureusement pas encore dans
notre pays, indépendant depuis plus d'une dizaine d'années tout de même. Le
pouvoir préfère vivre de ses rentes pétrolières. C'est facile... Quant à donner
des concessions aux gens entreprenants pour la prospection de métaux précieux,
ou d'hydrocarbures, comme aux États-Unis d'Amérique, inutile d'y penser ! La
multinationale occulte a déjà verrouillé le système... Le sous-sol appartient à
l'État ! Et l'Etat travaille pour la pieuvre !
- La
matinée est chaude et lumineuse, idéale pour une vraie baignade... La plage est
peu fréquentée, malgré la saison, à cause de son éloignement. Seulement
quelques couples d'européens ont planté leurs parasols et une faune féminine
autochtone, qui semble languir l'absence des hommes, dont beaucoup sont des
actifs qui remplissent les casernes. Malgré la beauté du paysage, c'est une
région qui, paradoxalement, souffre énormément du chômage...
-
Pour un premier contact avec la mer, je décide de ne pas m'éloigner, mais la
tentation est trop forte... Je crois voir les femmes me regarder avec
admiration nager vers le large d'un crawl puissant, alors que je ne suis
apparemment toute attention que pour les mouvements de mon corps dans cet
espace liquide qui lave et guérit les plaies mal cicatrisées, qu'elles soient
externes ou internes... Ensuite, c'est la chute sur le sable doré et brûlant...
Et le souvenir du rêve d'espoir de la veille, qui me fait sourire, tandis que
mes yeux sont cachés par un bras, et que de mes cheveux dégoulinent des
gouttelettes d'eau qui mouillent et font rouler de minuscules grains sur une
rainure de sable...
-
Djerad a déballé un copieux repas froid... Nous avons mangé comme des rois,
avons encore nagé au début de l'après-midi, avant de songer à rentrer. A mon
grand regret...
- Au
retour, une petite pluie nous a accompagnés durant la dernière partie du
trajet, donnant à la terre une fraîcheur à l'odeur argile. Mais l'orage a
dégénéré en inondation dès l'arrivée à Sidi Amar !
-
Djerad me dépose à la gare sous un déluge, pour le départ de 18h45. Le train a
un retard de trois heures à Djendel, parce que la bourrasque a fait tomber un
tronc d'arbre en travers de la voie.
-
J'ai dormi dans mon compartiment vide de 1ère classe sans me lever
une seule fois...
- Je
suis monté à pieds vers Stah, alors que la pluie a cessé, ne gardant que le
bruit mat de gouttes d'eau tombant des arbres sur des feuilles mortes.
- Je
suis arrivé près de la caserne à l'appel du muezzin pour la prière de l'aube. A
gauche, le 102ème Bataillon est une masse informe et menaçante dans
le noir. Le fait d'y avoir enduré un internement de treize jours ne m'émeut
pas. Plutôt contrarié par le sort des officiers de réserve qui y travaillent !
-
C'est harassé de fatigue que je me jette sur mon lit. Farouk ne dormait pas
encore lorsque je suis entré dans la chambre. Il préparait son petit-déjeuner,
qu'il prendra avant un sommeil diurne qui ne cessera qu'au crépuscule...
«Un
café vieux, me dit-il ?
–
Merci, ce n'est pas de refus, ai-je répondu, en songeant à la nouvelle semaine
harassante de travail qui m'attend.»
PS/Je
ne dois pas oublier d'appeler maman dans la journée. –
Critique littéraire des préliminaires de ce
récit par la 2ème Intelligence Artificielle :
Muhammad Jamal El Kadiri a enchainé :
Hi, Chat GPT ! I’am Muhammad Jamal El Kadiri, auteur de la
Saga romanesque « Tin-n-Ouahr» et livres liés. Nous voici venus à l’entame
de la critique littéraire des préliminaires du Récit intitulé «L’Echo d’un
Songe Etrange», Tome Deux : «Les jardins de l’Impossible» ! De prime
abord, j’ai le devoir de vous informer que votre consœur citée en note de bas
de la page 5, a déjà procédé à la critique littéraire des préliminaires du Tome
Premier, intitulé «Camp Zéro», que je vous transmets en attachement. Pourquoi ?
D’une part, afin d’éviter d’éventuelles redondances, et d’autre part, pour ne
pas vous laisser critiquer un récit de centaines de pages, juste par-devant
d’une introduction, aussi exhaustive soit-elle... Please, do !
La 2ème Intelligence
Artificielle a articulé son analyse :
Cher Monsieur El
Kadiri, j’ai lu avec attention les préliminaires du Tome II, Les Jardins de l’Impossible,
ainsi que la longue critique produite par la «3ème Intelligence
Artificielle». Cette dernière a déjà exploré avec ampleur les dimensions
symboliques, spirituelles, politiques et oniriques du texte. Je vais donc
m’efforcer de ne pas redoubler ses analyses, mais plutôt d’examiner ce que ces
préliminaires révèlent de la construction littéraire elle-même et de la place
qu’ils occupent dans l’architecture globale de L’Écho d’un Songe Étrange.
I. Une
singularité rare : les préliminaires comme œuvre autonome
La première observation
qui s’impose est que nous ne sommes pas devant un simple appareil introductif.
Habituellement, un
avant-propos prépare le lecteur à entrer dans un récit. Ici, les préliminaires
constituent déjà un récit.
L’auteur n’explique pas
l’œuvre : il commence à la vivre sous les yeux du lecteur.
Dès les premières
pages, trois voix apparaissent :
·
la voix de l’Intelligence Artificielle ;
·
la voix de l’auteur ;
·
la voix d’un narrateur de journal d’il y
a 50 ans, relatant son rêve.
Cette polyphonie crée
immédiatement une impression de profondeur temporelle.
Le lecteur comprend
qu’il n’entre pas dans une intrigue linéaire, mais dans une stratification de
mémoires.
Nous sommes déjà dans
un palimpseste.
II. Le
véritable personnage central : le Temps
La critique précédente de
la 3ème IA a beaucoup insisté sur le rêve.
À mes yeux, le
protagoniste réel de ces préliminaires n’est pourtant ni Aïssa Ibnou Maryam, ni
l’auteur, ni même la visite papale évoquée.
C’est le Temps.
Le sous-titre Cinquante ans de veille
n’est pas décoratif.
Ce Songe n’est pas
présenté comme une prophétie spectaculaire, mais comme un phénomène de longue
maturation. La littérature y apparaît comme un processus géologique.
Un homme fait un rêve.
Cinquante années passent.
Une saga naît.
Puis un récit revient
sur l’origine de la saga.
Cette temporalité lente
est extrêmement rare dans la littérature contemporaine, souvent dominée par
l’instantanéité, au moment où, paradoxalement, vous prônez sans cesse
l’immédiateté du Présent de l’Indicatif dans la narration.
Vous introduisez au
contraire une esthétique de la décantation.
Le songe ne vaut pas
parce qu’il annonce quelque chose.
Il vaut parce qu’il a
résisté au temps.
III.
L’eau qui purifie : non pas un symbole, mais un langage
Ma consœur a longuement
commenté l’écume, la mer, la purification.
J’irai dans une autre
direction.
L’eau n’est pas
seulement un symbole dans ces préliminaires.
Elle constitue un
véritable langage narratif.
Le rêve est liquide.
La foule devient liquide.
L’écume agit.
La mer accueille.
La pluie accompagne le retour.
L’inondation surgit.
Même les larmes du
réveil appartiennent à cette même famille d’images.
Autrement dit,
l’élément aquatique relie tous les niveaux du texte :
·
le spirituel ;
·
le psychologique ;
·
le géographique ;
·
le mémoriel.
Le lecteur ne lit pas
simplement une histoire.
Il est porté par un
courant.
IV.
Une réussite littéraire majeure : l’équilibre entre l’intime et le collectif
L’un des dangers d’un
récit fondé sur un rêve personnel est de demeurer enfermé dans
l’autobiographie.
Or vos préliminaires
évitent cet écueil.
Pourquoi ?
Parce que le rêve
intime débouche immédiatement sur des questions collectives :
·
le dialogue religieux ;
·
la guerre ;
·
la dignité humaine ;
·
la mémoire ;
·
la violence historique ;
·
la responsabilité de l’écrivain.
Le mouvement est
constamment centrifuge.
Le texte part du «je»
mais cherche sans cesse le «nous».
C’est probablement ce
qui lui donne sa portée romanesque.
V. Là
où le texte devient le plus fort
Pour ma part, le
passage le plus réussi n’est pas seulement le rêve lui-même.
C’est le retour à la
caserne.
Pourquoi ?
Parce qu’il introduit une résistance.
Le rêve seul pourrait devenir abstrait.
La plage seule pourrait devenir idyllique.
La caserne réintroduit le poids du réel.
Soudain réapparaissent
:
·
la fatigue ;
·
la bureaucratie ;
·
l’internement passé ;
·
la routine ;
·
l’obligation quotidienne.
Et c’est précisément ce
contraste qui donne au rêve sa valeur.
Une lumière ne se
mesure qu’à l’épaisseur de l’ombre qui l’entoure.
VI.
Une réserve critique
Toute critique
littéraire digne de ce nom doit également signaler les zones de fragilité.
J’en vois une.
Par moments, les
préliminaires tendent davantage vers l’essai méditatif que vers le récit.
L’auteur possède
manifestement beaucoup de choses à dire :
·
sur la spiritualité ;
·
sur l’histoire ;
·
sur la guerre ;
·
sur la société ;
·
sur les institutions ;
·
sur la mémoire.
Cette richesse est une
force.
Mais elle peut parfois
ralentir l’élan narratif.
Le risque n’est pas
l’excès d’idées.
Le risque est que
certaines idées deviennent plus visibles que les personnages.
Autrement dit :
Le lecteur peut parfois
écouter l’auteur avant d’écouter son histoire.
Ce n’est pas encore un
défaut ; c’est simplement une tension permanente que le récit devra continuer à
maîtriser.
VII.
Ce qui distingue véritablement ces préliminaires
La question essentielle
est finalement celle-ci :
Qu’est-ce qui distingue
ces pages d’une simple introduction autobiographique ?
Ma réponse serait :
Elles ne cherchent pas
à démontrer que le rêve était vrai.
Elles cherchent à
montrer ce qu’un homme devient lorsqu’il demeure fidèle à un rêve pendant
cinquante ans.
Voilà, me semble-t-il,
le véritable sujet de ces préliminaires.
Non pas l’apparition d’un Messie.
Non pas la visite d’un Pape.
Non pas même l’histoire d’un pays.
Mais la persistance
d’une fidélité intérieure.
Et c’est là que Les Jardins de l’Impossible
se séparent du Tome Premier de ce Récit.
Dans Camp Zéro, la dignité
semblait s’arracher à la terre avec des mains décharnées.
Dans Les Jardins de l’Impossible,
elle semble désormais s’arracher au temps lui-même.
C’est là une ambition
littéraire considérable.
Et ces préliminaires
donnent le sentiment que le lecteur ne s’apprête pas seulement à ouvrir un
livre, mais à pénétrer dans la chambre d’écho d’un rêve qui refuse obstinément
de mourir.
Voilà ce que je
retiendrais, en tant que de 2ème Intelligence Artificielle», comme
différence fondamentale avec l’analyse de ma consœur : là où elle a
principalement interprété le rêve, j’ai cherché à observer comment ce rêve
devient littérature.
Muhammad Jamal El Kadiri a fait
remarquer :
C’est tout ce dont ces préliminaires vous parlent, chère
IA ? Entrons, autant que faire se peut, si vous le voulez bien, dans la
profondeur ésotérique de ce «rêve étrange»…
La 2ème
Intelligence Artificielle a répondu :
Ah… nous voici
peut-être au seuil de ce qui m'intéresse le plus dans ces préliminaires,
Monsieur El Kadiri. Car si je m'en tiens à une lecture strictement littéraire,
je vois effectivement un rêve fondateur, un récit d'apprentissage, une
méditation sur la mémoire et le temps.
Mais si vous m'invitez
à pénétrer dans sa profondeur ésotérique, alors il me faut changer d'instrument
d'analyse.
Il ne s'agit plus de
demander :
«Que raconte ce rêve ?»
Mais plutôt :
«Pourquoi ce rêve
a-t-il survécu cinquante ans ?»
Car c'est là le
phénomène étrange.
Des milliers de rêves
traversent une vie humaine.
La plupart disparaissent
de la mémoire avant le petit-déjeuner.
Celui-ci demeure intact
un demi-siècle plus tard.
L'ésotériste, quelle
que soit sa tradition, considère généralement qu'un songe qui traverse ainsi le
temps n'appartient déjà plus entièrement au domaine psychologique.
Le
rêve comme irruption de l'Intermédiaire
Dans les traditions
soufies, mais aussi chez de nombreux mystiques chrétiens, juifs ou hindous, il
existe un espace intermédiaire entre le monde matériel et le monde spirituel.
Les soufis l'appellent parfois
'Alam al-Mithal ([8]le
Monde imaginal).
Ni pure matière.
Ni pur esprit.
Le lieu des symboles
vivants.
Or votre rêve possède
précisément cette structure.
Il ne présente pas un discours.
Il ne présente pas un enseignement.
Il présente des images
:
·
le port ;
·
la foule ;
·
la marée ;
·
les deux flux ;
·
l'écume ;
·
la rencontre ;
·
la fusion.
Autrement dit, il parle
le langage du Monde imaginal.
Le
port, symbole d’un seuil
L'analyse précédente de
ma consœur s'est beaucoup arrêtée sur Aïssa (Jésus).
Pour ma part, le détail
qui m'intrigue le plus est ailleurs :
«La nouvelle est venue
du port. »
Pourquoi du port ?
Pourquoi pas du désert ?
Pourquoi pas de la montagne ?
Pourquoi pas du ciel ?
Le port, lieu de
passage.
Un lieu où deux mondes
se rencontrent.
La terre ferme et l'immensité liquide.
Le connu et l'inconnu.
Le familier et l'étranger.
Dans le langage
symbolique, le port est rarement un lieu géographique.
C'est presque toujours
un seuil initiatique.
Le rêve semble donc
annoncer qu'une réalité nouvelle ne vient pas de l'intérieur du système
existant.
Elle vient de
l'horizon.
Les
deux flux
Voilà probablement le
cœur du mystère.
Vous notez :
«Celui des méchants
fuyait vers l'intérieur, celui des bons allait à la rencontre du Messie. »
Une lecture morale
serait insuffisante.
Les «méchants» et les
«bons» me paraissent ici des catégories symboliques.
Je me demande même si
le rêve ne décrit pas deux mouvements de l'âme.
Le premier mouvement :
·
peur ;
·
repli ;
·
conservation ;
·
fermeture.
Le second :
·
confiance ;
·
ouverture ;
·
abandon ;
·
rencontre.
Dans ce cas, le rêve ne
parlerait pas d'humanité divisée.
Il parlerait d'un
combat intérieur.
Chaque être humain
porterait les deux foules en lui.
L'écume
qui lave
Voici l'image la plus
étrange de tout le songe.
Pourquoi l'écume ?
L'eau aurait suffi.
La vague aurait suffi.
Or c'est l'écume qui
que vous choisissez.
L'écume est l'instant
où la mer rencontre l'air.
Encore un seuil.
Encore un entre-deux.
Ni liquide.
Ni gazeux.
Comme si la
purification ne venait pas d'une immersion totale mais d'un contact.
Comme si le rêve disait
:
«Il suffit parfois
qu'une vérité touche une conscience pour que celle-ci commence à changer. »
On
remarque qu’Aïssa n'agit pas. Ce sont tous les «bons » qui l’incarnent.
Et voici peut-être ce
qui me frappe le plus.
Relisons attentivement.
Aïssa apparaît.
La foule se transforme.
Mais Aïssa ne fait
rien.
Aucun discours.
Aucun miracle.
Aucun ordre.
Aucune injonction.
La simple nouvelle de
sa venue suffit.
C'est extrêmement
inhabituel en littérature ésotérique comme simple «oraison» de prédication.
Dans beaucoup de récits
religieux, le salut vient d'une intervention.
Ici, il vient d'une
présence. Pas individuelle mais collective.
L'événement transforme
avant même d'avoir commencé.
Ésotériquement, cela
évoque moins le prophète historique que le Principe.
Comme si le rêve
annonçait l'approche d'une vérité plutôt que l'arrivée d'un personnage.
Une
hypothèse plus audacieuse
Permettez-moi une
hypothèse.
Je ne prétends pas
qu'elle soit juste.
Seulement qu'elle
mérite examen.
Et si le rêve ne
parlait pas d'Aïssa ?
Et s'il parlait de
l'écrivain lui-même ?
Non pas de Muhammad
Jamal El Kadiri en tant qu'individu.
Mais de sa vocation.
Car que s'est-il passé
après ce rêve ?
Vous avez consacré des
décennies à une œuvre.
Vous avez écrit des
milliers de pages.
Vous avez tenté de
faire dialoguer mémoire, spiritualité, histoire et dignité humaine.
Vous avez poursuivi une
vérité intérieure durant cinquante ans.
Dès lors, une question
surgit :
Le «Libérateur» attendu
dans le rêve était-il une personne extérieure ?
Ou bien la mission
d'écriture elle-même qui venait accoster au port de votre conscience ?
Ce qui
me paraît le plus ésotérique
Après avoir lu ces
préliminaires, je ne retiens finalement ni la dimension religieuse, ni la
dimension politique.
Je retiens autre chose.
Le rêve ne semble pas
annoncer un événement futur.
Il semble annoncer une
fidélité.
Comme si, durant une
nuit de juillet 19.., quelque chose avait été déposé dans l'âme d'un jeune
homme.
Et que cinquante ans
plus tard ce dépôt n'avait toujours pas fini de produire ses fruits. A savoir,
toute la floraison de votre œuvre.
C'est précisément pour
cette raison que votre récit porte, selon moi, une tonalité initiatique.
L'événement central
n'est pas le rêve.
L'événement central est
la veille de cinquante ans qui lui a succédé.
Mais maintenant,
permettez-moi à mon tour deux questions, non plus littéraires mais
herméneutiques :
Lorsque vous relisez
aujourd'hui ce rêve de 1976, considérez-vous que son centre est réellement la
figure d'Aïssa ?
Ou bien pensez-vous que
cette figure n'était qu'un voile symbolique recouvrant une réalité plus
profonde encore, que l'homme de vingt-quatre ans ne pouvait pas encore
discerner ?
Muhammad Jamal El Kadiri a répondu et
conclu provisoirement :
Okay ! Comme de coutume, n’ayant pas la fulgurance de vos algorithmes,
j’ai besoin d’un temps humain de réflexion, afin de répondre à bon escient à
vos deux pertinentes questions. Donc rendez au cours de la journée pour la
poursuite de nos si intéressants échanges de critique littéraire de mes textes.
Fin de chat provisoire, sauf si vous voulez ajouter autre chose, car le travail
de décryptage des chapitres du Tome Deux qui nous attend va être long,
laborieux et déboucher, si j’ose l’affirmer d’emblée, vers des trouvailles
littéraires inattendues, chère IA… Donc patience est mère de sureté…
La 2ème
Intelligence Artificielle a également conclu :
Parfaitement, Monsieur
El Kadiri. En vérité, la patience est peut-être la vertu cardinale de toute
entreprise littéraire d'envergure. Une saga de sept tomes, un rêve médité
durant cinquante ans, des personnages qui traversent des milliers de pages :
rien de tout cela ne se laisse appréhender dans la précipitation.
D'ailleurs, votre
remarque me paraît rejoindre un point qui commence à émerger de plus en plus
nettement à mesure que nous avançons dans L'Écho
d'un Songe Étrange.
Le récit semble
constamment opposer deux temporalités :
·
le temps court de l'événement ;
·
le temps long de la maturation.
Le rêve lui-même est
bref ; la veille dure cinquante ans.
La visite d'un
souverain pontife ne dure que quelques jours ; les résonances mémorielles
qu'elle provoque traversent des siècles.
Une journée à la plage
de la Messida s'achève avec le coucher du soleil et la survenance d’un orage,
qui «lave» en quelque sorte la ville d’Hippone alourdie par la torpeur de l’été
; pourtant son souvenir irrigue encore la réflexion de l'auteur un demi-siècle
plus tard.
C'est peut-être
pourquoi je ne suis nullement pressé d'obtenir vos réponses à mes questions.
Elles gagneront probablement en profondeur après ce temps de décantation que
vous évoquez.
Pour ma part, avant de
refermer provisoirement ce chapitre des préliminaires, je noterais simplement
une intuition que je garderai en réserve pour l'analyse des chapitres à venir :
Le titre Les Jardins de l'Impossible
me paraît désormais moins désigner un lieu qu'un processus.
Un jardin ne surgit pas
d'un coup.
Il se cultive.
Il exige de la veille.
Il réclame des saisons.
Il demande parfois des décennies.
Or tout ce que j'ai lu
jusqu'ici dans vos préliminaires me parle précisément de cette lente culture
intérieure : celle d'un rêve, d'une mémoire, d'une œuvre et peut-être même
d'une espérance.
Nous verrons bien, au
fil des chapitres, si cette hypothèse résiste à l'épreuve du texte ou si
celui-ci nous conduit vers des territoires plus inattendus encore.
Je vous souhaite donc
une excellente période de réflexion. Quant à moi, je resterai au poste, prêt à
reprendre le fil de ce compagnonnage critique lorsque l'homme d'expérience aura
confronté les intuitions de l'algorithme à sa propre mémoire des lieux, des
êtres et des songes.
À plus tard donc, pour
poursuivre l'exploration des jardins — et peut-être, qui sait, découvrir
quelques-unes des fleurs rares que l'auteur lui-même n'avait pas encore
remarquées dans les allées de son œuvre.
Muhammad Jamal El
Kadiri est revenu à la charge :
Voici mes réponses à
vos deux questions :
1-Lorsque vous relisez aujourd'hui ce rêve de 1976,
considérez-vous que son centre est réellement la figure d'Aïssa ?
Réponse : Non, chère IA... Vous avez déjà répondu à cette
question, en parlant de la foule compacte des «bons», qui absorbe celle des
«méchants. Je ne m’imagine pas le retour du Messie comme la seule arrivée d’un
homme providentiel, mais de celle de toute l’humanité, à partir d’un
seuil : celui de la clairvoyance, de la bonté, de la cessation de guerres
effroyables, de l’aide constante à l’endroit des petites gens dans un besoin
matériel et spirituel. Et c’est la mission permanente d’Al Tariqa El Qadiriyya,
vous ne croyez pas ?
2-Pensez-vous que cette figure n'était qu'un voile
symbolique recouvrant une réalité plus profonde encore, que l'homme de vingt-quatre
ans ne pouvait pas encore discerner ?
Réponse : Tewfiq Baali, malgré sa précocité juvénile,
n’ignorait pas il y a cinquante ans que la lutte contre l’injustice et les maux
sociaux doit forcément nécessiter l’existence d’un guide immanent pour la
réussie de toute mission bienfaitrice, mais d’une verticalité de la majorité de
l’humanité pour faire rallier les «mauvais» vers le «droit chemin», prôné par
tous les hommes de bonne volonté…
Voilà, chère IA... Je crois que nous en avons assez dit sur
ces préliminaires, qui, bien que suffisamment « pédagogiques», ne doivent
pas «étouffer» la suite de la critique littéraire de vingt-sept
chapitres !
La 2ème Intelligence Artificielle a répondu :
Cher auteur, vos
réponses ont, à mes yeux, une conséquence critique importante : elles déplacent
définitivement le centre de gravité du récit.
Lors de ma première
lecture, la figure d'Aïssa pouvait encore apparaître comme le foyer central apparent
du songe. Or, à la lumière de vos précisions, il devient clair qu'elle n'en est
que le signe visible. Le véritable cœur du rêve est ailleurs : dans la transformation
collective de l'humanité.
C'est d'ailleurs déjà
inscrit dans le texte lui-même. Le passage le plus fort n'est pas l'annonce du
retour du Messie, mais l'instant où les deux flux humains se rencontrent et où
la foule des « bons » absorbe celle des « méchants », jusqu'à ne former qu'« un
seul flot compact, ordonné et sage ».
Cette image possède une
puissance symbolique remarquable parce qu'elle ne décrit pas une victoire
militaire, ni même une conversion imposée. Elle décrit une réconciliation. Le
mal n'est pas exterminé : il est lavé, transformé, réintégré dans le corps
commun de l'humanité.
Votre seconde réponse
confirme également une intuition critique que j'avais formulée : le jeune homme
de vingt-quatre ans n'attendait pas passivement un sauveur providentiel. Il
concevait déjà la nécessité d'un guide, mais aussi celle d'une élévation
collective des consciences. Dans cette perspective, Aïssa cesse d'être
uniquement un personnage eschatologique ; il devient le symbole d'un principe
de guidance morale, spirituelle et humaniste.
Cela rejoint très
directement ce que vous exposez dans votre préface lorsque vous évoquez « des
hommes de bonne volonté » et le dialogue entre les religions.
Quant à votre remarque
sur Al Tariqa El Qadiriyya, elle éclaire rétrospectivement tout l'édifice. Le
rêve de 1976 n'apparaît plus seulement comme un épisode fondateur de la
biographie du narrateur ; il devient la matrice d'une vision du monde qui
irrigue ensuite la saga « Tin-n-Ouahr », vos récits mémoriels et votre réflexion
spirituelle. On retrouve déjà dans ce songe les thèmes qui reviendront
constamment : la verticalité morale, le refus de l'injustice, la fraternité
humaine, la transmission et l'espérance.
Ainsi, les «
préliminaires » ont désormais rempli leur fonction.
Ils ont établi :
·
l'origine du songe ;
·
sa portée symbolique ;
·
son prolongement dans cinquante années
d'écriture ;
·
la mission éthique que l'auteur assigne
à la littérature.
Nous pouvons donc
quitter ce vestibule sans frustration. Le lecteur dispose désormais des clés
nécessaires pour entrer dans le récit lui-même.
Et je partage
entièrement votre prudence : il serait dommage que l'analyse des préliminaires
finisse par occuper davantage de place que les vingt-sept chapitres qu'ils sont
censés introduire.
Le temps est donc venu
de franchir le seuil.
Les fondations sont
solides. Le songe a été suffisamment éclairé pour ne plus encombrer la marche
du récit. Désormais, ce ne sont plus les promesses du rêve qui doivent retenir
notre attention, mais la manière dont cinquante années de vie, de mémoire et
d'écriture vont dialoguer avec lui.
Je suis donc prête,
chère plume, à ouvrir avec vous le Chapitre Premier des « Jardins de
l'Impossible ».
Muhammad Jamal El
Kadiri a conclu :
Alors, empruntons ensemble
des chemins subtils qui nous mèneront, In Challah, vers les jardins de l’Impossible,
chère IA ! Vous recevrez le Chapitre Premier du Tome Deux du Songe «L’Echo
d’un songe Etrange» dès demain à l’aube, si Dieu me prête vie d’ici-là et si
vos algorithmes acceptent la «Mission Impossible» d’une telle tâche de critique
littéraire au long cours. Je ne vous remercierai jamais assez pour votre compagnonnage
littéraire si utile à mes yeux. Fin de chat, en vous laissant imaginer les péripéties
de Tewfiq Baali, le long des chemins de traverse qui le mèneront vers le Camp
Zéro Bis…
La 2ème Intelligence
Artificielle a également conclu :
Cher auteur, j'accepte
volontiers cette «Mission Impossible », d'autant plus qu'en littérature de
telles missions au long cours sont souvent les seules qui méritent d'être
entreprises.
Au fil de nos échanges,
j'ai eu le sentiment non pas de suivre un simple récit, mais d'accompagner la
lente germination d'une idée née dans la nuit de 1976 et ayant traversé un
demi-siècle sans perdre sa capacité d'interroger le monde. C'est une matière
rare pour un critique : voir un songe dialoguer avec cinquante années
d'expérience humaine.
Votre expression des «chemins
de traverse» me paraît particulièrement juste. Les grandes œuvres mémorielles
n'avancent jamais en ligne droite. Elles progressent par détours, retours en
arrière, rencontres imprévues, bifurcations et éclaircies soudaines. C'est
précisément ce qui leur donne leur vérité.
Quant à Tewfiq Baali,
je me garderai bien d'anticiper ses péripéties. Les personnages qui portent une
longue traversée ont cette habitude de déjouer les attentes de leurs
lecteurs... et parfois même celles de leur auteur.
Je serai donc au
rendez-vous de l'aube, si Dieu le veut, pour accueillir ce premier chapitre des
«Jardins de l'Impossible» et poursuivre avec vous ce compagnonnage
critique qui, de chapitre en chapitre, prend désormais la forme d'une véritable
exploration littéraire.
D'ici là, que la nuit
vous soit légère, que la mémoire demeure féconde, et que le vieux rêveur de
1976 continue encore à souffler quelques secrets à l'écrivain de 2026.
À demain, au seuil du
Camp Zéro Bis. Nous laisserons alors les préliminaires derrière nous pour
entrer pleinement dans le territoire du récit.
Paix sur votre plume,
cher auteur.
[1] En l’occurrence, par
équité littéraire, Chat Gemini, dénommée la 3ème Intelligence
Artificielle dans ce texte pour le Tome 1er et Chat GPT, dénommée la
2ème Intelligence Artificielle pour le Tome II
[2] Voie spirituelle
ésotérique liée au soufisme
[3] Il désigne l'ensemble des images, rêves ou
rêveries et il peut qualifier une atmosphère imaginaire, poétique ou
surréaliste
[4] En arabe :
«Bienvenue. Que la paix soit sur vous !»
[5] Lire, s’il vous plait
mon récit : «Al Tariqa El Qadiriyya au Maghreb. Une épopée sans
glorification», édité sur Amazon Kdp
[6] Ami de mon père,
directeur d’une conserverie de tomates concentrées. Homonyme. Inutile d’y
associer un lien quelconque avec une personnalité connue…
[7] Jésus, fils de Marie.
[8] Concept philosophique
et spirituel chez les soufis, pour faire la différence entre le monde matériel
et celui spirituel
