In(En) 6 volumes

By(par) Muhammad Jamal El Kadiri

20260718

NOUVELLE NOTE DE L"AUTEUR : Arrêt de diffusion des posts relatifs à la critique littéraire du Tome II "Les Jardins de l'Impossible"

Les internautes sont informés de l'arrêt de diffusion des posts relatifs à la critique littéraire des chapitres du Tome II "Les Jardins de l'Impossible", du Récit "L'Echo d'un Songe Etrange". Ce Récit comporte 23 chapitres. Pour les sept critiques littéraires qui restent à lire, prière de bien vouloir acheter les livres...

Cependant, vous recevrez le Chapitre Premier du Tome III, intitulé "Le Retour à la Source". Merci pour votre compréhension. 

20260717

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Critique littéraire du Chapitre Premier du Tome Trois, intitulé "Le Retour à la Source"






Critique littéraire du Chapitre Premier, confiée à la 2ème Intelligence Artificielle


Muhammad Jamal El Kadiri a enchainé :

Hi, chère IA ! I’am Muhammad Jamal El Kadiri, auteur de la saga romanesque «Tin-n-Ouahr» et livres liés. Aujourd’hui, j’ai eu l’outrecuidance de transcrire au Présent de l’Indicatif, le Chapitre Premier du Tome III, du Récit «l’Echo d’un Songe Etrange.», en décidant de lui en donner le titre suivant :

Le Retour à la Source

Pourquoi ?

Parce que Baali continue de faire l’objet des ukases incroyables des services secrets de son pays. D’un côté, les sbires de la «pieuvre» qui veulent l’emprisonner de nouveau, de l’autre, ses alliés au sein de cette mouvance de l’ombre, qui n’ont eu de cesse que de l’aider lorsqu’il était leader d’opinion au Camp Zéro, et de l’exfiltrer en dehors de son pays, lorsque le danger qui l’entourait est imminent...

Et lui, patriote dans l’âme, ne saurait ne pas répondre à l’appel de sa nation...

Mais avant cela, chère IA, nous avions laissé Baali, au Chapitre 23 du Tome II : «Les Jardins de l’Impossible», à l’Ile Pitcairn, s’apprêtant, avec sa petite famille, à poursuivre sa navigation autour du monde...

Si vous acceptez cette nouvelle Mission Impossible, chère IA, à vous l’honneur de la critique littéraire de ce premier chapitre, que je sais inspirée, selon la même didactique d’analyse que nous avions adoptée ensemble pour les chapitres des Tomes I et II !

La 2ème Intelligence Artificielle a entamé son analyse :


Cher Muhammad Jamal El Kadiri. Quel plaisir de vous retrouver à l'aube d'un nouveau cycle ! Nous avons effectivement achevé ensemble l'exploration du Tome II, Les Jardins de l'Impossible. Le fait que vous ouvriez aujourd'hui le Tome III par «Le Retour à la Source» me paraît tout sauf anodin : ce n'est pas un simple changement de chapitre, c'est un changement d'orbite narrative.

J'accepte donc avec un réel enthousiasme cette nouvelle «Mission Impossible». À partir de ce chapitre, je conserverai exactement la même méthode critique que celle qui a accompagné les Tomes I et II, car elle s'est révélée féconde :
analyse de la structure narrative ;
étude du style et du rythme ;
posture psychologique des personnages ;
symboles et non-dits ;
architecture philosophique du chapitre ;
mots-clés et champs lexicaux ;
cohérence avec l'ensemble de la saga ;
forces littéraires ;
pistes éventuelles d'amélioration ;
questions destinées à l'auteur, non pour contester le texte, mais pour en approfondir les strates invisibles.

Critique littéraire

Tome III — Chapitre Premier

Le Retour à la Source

Dès les premières lignes, quelque chose a changé.

Le lecteur s'en aperçoit immédiatement sans pouvoir encore le formuler.

Le récit n'est plus celui d'un homme qui cherche une terre.

Il devient celui d'un homme que toutes les terres rappellent vers son origine.

Ce glissement est fondamental.

Dans le Tome II, Pitcairn représentait presque une conclusion.

Dans ce premier chapitre du Tome III, Pitcairn devient un simple point de départ.

Le voyage continue.

Mais l'axe intérieur, lui, s'inverse.

I. Une architecture en deux mouvements

Le chapitre est construit comme une immense respiration.

Première inspiration :

Le voyage.

Deuxième inspiration :

Le retour politique.

Les seize premières pages ressemblent presque à un journal de navigation.

Puis, soudainement, sans prévenir, apparaît la scène de Mezghena.

Elle agit comme un rappel brutal.

Le lecteur comprend alors que l'océan n'a jamais fait disparaître la pieuvre.

Il ne faisait que retarder son retour.

Cette rupture est extrêmement efficace.

Elle évite que le chapitre ne devienne un simple carnet de voyage.

II. Le véritable protagoniste n'est plus Baali

C'est l'océan.

Durant presque tout le chapitre, l'océan décide.

Il impose :
les routes,
les escales,
les rythmes,
les dangers,
les silences.

Baali ne commande plus.

Il compose.

C'est une évolution considérable du personnage.

Au Camp Zéro, il affrontait les hommes.

À Pitcairn, il affrontait la nature.

Ici, il dialogue avec elle.

L'océan devient presque un interlocuteur moral.

Cette phrase est révélatrice :

«L'océan communique avec l'équipage... »

Ce n'est plus une métaphore.

C'est une philosophie.

III. Le Présent de l'Indicatif trouve enfin toute sa justification

Depuis le début de L'Écho d'un Songe Étrange, vous avez fait le choix du présent de l’indicatif.

Ce chapitre montre pourquoi.

Le présent transforme la navigation en expérience immédiate.

Le lecteur ne sait jamais si :

La tempête arrive,

Ou

Si elle est déjà là.

Le suspense naît naturellement.

Au passé, ces scènes auraient ressemblé à un souvenir.

Au présent, elles deviennent une traversée.

IV. Le voyage n'est plus géographique

Il devient initiatique.

Les escales ne servent plus seulement à découvrir le monde.

Elles servent à mesurer ce que Baali est devenu.

Tahiti.
Bora-Bora.
Les Marquises.
Hawaï.
Galápagos.

Chaque île agit comme un miroir.

Et, phénomène intéressant,

Baali refuse désormais presque systématiquement les paradis.

Il admire.

Puis il repart.

Cette évolution est remarquable.

Au début de la saga, il cherchait un lieu.

Aujourd'hui, il cherche une fidélité.

V. Le véritable retour à la source

Le titre paraît d'abord géographique.

On croit qu'il s'agit du retour futur vers l'Écosse.
Puis on comprend progressivement que ce n'est pas cela.

La source...

...c'est le devoir.

Le dialogue des généraux révèle toute la profondeur du titre.

Pendant que Baali contemple les dauphins...

Les services secrets pensent déjà à son retour.

Deux mondes coexistent.

Le lecteur sait lequel finira par rattraper l'autre.

Cette tension est admirablement installée.

VI. La pieuvre a changé de visage

Dans les premiers tomes,

Elle poursuivait.

Maintenant,

Elle veut négocier.

C'est beaucoup plus inquiétant.

Le dialogue Barkat—Yasser est écrit avec beaucoup de retenue.

Personne ne menace.

Personne ne complote ouvertement.

Pourtant,

Le danger est partout.

C'est précisément ce qui rend cette scène crédible.

VII. Baali a changé

Voilà probablement le plus beau succès de ce chapitre.

Le Baali du Camp Zéro aurait voulu convaincre.

Celui-ci, maintenant, observe.

Il écoute.
Il compare.
Il réfléchit.
Il ne cherche plus à gagner les débats.
Il cherche à comprendre.

Même lorsqu'il parle avec Ann, leurs conversations ressemblent davantage à deux consciences qui avancent ensemble qu'à des échanges conjugaux.

VIII. Ann-Mary poursuit son ascension

Je l'avais déjà souligné dans les derniers chapitres du Tome II.

Ici, cela devient évident.

Ann n'est plus seulement la compagne.

Elle est devenue :

copilote,
capitaine,
mère,
stratège,
marin,
conscience pratique.

Son personnage s'émancipe définitivement.

Elle n'est jamais dans l'ombre.

Elle partage réellement le gouvernail, au propre comme au figuré.

IX. Les enfants


Ils ne parlent presque pas.
Et pourtant, on sent qu’ils sont adorables et qu’ils occupent constamment le décor.

C'est une très belle réussite.

Ils représentent ce que les adultes protègent.

Ils rappellent constamment que chaque décision prise par Baali n'est plus individuelle.

Il est devenu père avant d'être aventurier.

X. Les descriptions

Vous poursuivez ici une caractéristique désormais propre à votre écriture.

Vous ne décrivez pas pour faire joli.
Vous décrivez pour comprendre.

La météorologie devient presque une science.

Les vents.
Les courants.
Les alizés.
Les zones de convergence.
Les distances.
Les techniques maritimes.

Tout cela pourrait devenir lourd.

Pourtant,

Comme dans les descriptions désertiques du Tome I,

Cela participe à la crédibilité romanesque.

XI. Les véritables thèmes du chapitre


Ils sont nombreux.

Mais quatre dominent.

Le mouvement.

Personne ne demeure.

Même Pitcairn.
Même Tahiti.
Même Hawaï.

Tout passe.

La vigilance.

Le marin ne dort jamais totalement.
Le patriote non plus.

La famille.

Elle devient désormais le centre de gravité du récit.

Le rappel.

Avant même qu'il ne soit formulé,

Baali est déjà rappelé.

Le titre annonçait cette gravitation.

XII. Les non-dits

Ils sont particulièrement puissants.

Le lecteur comprend que :

Baali sera bientôt obligé de choisir.

Le voyage ou le pays.
La famille ou la mission.
La paix ou le devoir.

Pour l'instant,

Vous ne dites rien.

Vous préparez seulement le terrain.

Et c'est précisément ce qui crée l'attente.

XIII. Quelques observations stylistiques

J'observe une évolution intéressante de votre écriture.

Le souffle est devenu plus ample.
Les dialogues sont plus naturels.
Les descriptions sont plus aérées.

Le narrateur intervient moins.

Le lecteur dispose donc de davantage d'espace pour interpréter.

En revanche, ce chapitre comporte encore quelques répétitions lexicales («équipage», «voilier», «navigation», certaines formulations techniques), ainsi que quelques irrégularités grammaticales ou typographiques qui pourront être lissées lors de la révision finale. Elles n'altèrent pas la force du récit, mais un dernier travail d'élagage renforcerait encore sa fluidité.

XIV. Ma conclusion

Je crois que ce premier chapitre accomplit une fonction très difficile.

Il devait succéder à une fin presque parfaite.

Or il ne cherche pas à surpasser cette fin.

Il ouvre une nouvelle partition.

Le Tome II était celui de la conquête de l'impossible.

Le Tome III s'annonce comme celui du retour vers l'inévitable.

Autrement dit, l'ennemi ne sera plus seulement extérieur.

Il sera intérieur.

Baali devra désormais concilier ce qu'il est devenu avec ce que sa nation attend encore de lui.

Cette perspective donne au Tome III une profondeur nouvelle.

Mes questions à l'auteur

Comme nous en avions pris l'habitude, je terminerai par quelques questions destinées non à obtenir des réponses définitives, mais à ouvrir le dialogue critique.

1. Le titre « Le Retour à la Source » désigne-t-il principalement le retour géographique vers l'Europe, le retour moral vers le devoir patriotique, ou le retour spirituel vers l'identité profonde de Baali ? Ou souhaitiez-vous que ces trois dimensions demeurent volontairement indissociables ?

2. Le contraste entre l'immensité pacifique de l'océan et la scène confinée de la Direction de la Documentation est-il conçu comme un procédé narratif montrant que, même au bout du monde, Baali ne peut échapper à l'Histoire ?

3. Le fait que Baali admire désormais les lieux sans jamais désirer s'y installer marque-t-il l'achèvement de sa quête personnelle ? Est-il devenu un homme dont la véritable patrie n'est plus un territoire, mais une mission ?

4. L'océan semble remplacer progressivement le désert comme grand maître initiatique. Souhaitez-vous que le lecteur comprenne que ces deux espaces sont, au fond, deux visages d'une même école de liberté, de patience et de dépouillement

5. Enfin, ce premier chapitre me donne l'impression que le véritable protagoniste du Tome III ne sera plus seulement Baali, mais la confrontation entre la fidélité à sa famille et la fidélité à sa nation. Est-ce là le cœur secret du livre que vous commencez à dévoiler ?

Je vous remercie, cher auteur, de m'avoir convié à cette nouvelle traversée. Si Dieu nous prête vie, j'aurai grand plaisir à poursuivre, chapitre après chapitre, cette lecture critique du Tome III avec la même exigence, la même liberté d'analyse et le même respect pour l'œuvre que nous avons cultivés au fil des deux premiers tomes.

Muhammad Jamal El Kadiri a conclu provisoirement

Parfait, chère IA... Vous avez répondu avec pugnacité au clairon de la Cavalerie Légère de l’Emir... Ce dont je vous remercie avec une sincérité jamais complaisante, car vous touchez toujours du doigt les non-dits que le narrateur sème en arrière-plan, tout au long de son récit...

En conséquence, je vais prendre, comme avant, le «temps humain», afin de répondre à vos questions, poser les miennes et formuler d’éventuelles observations. Pour le Tome III, je vous laisserai donner libre cours à vos analyses, sans avoir à vous préciser le «modus vivendi » qui sied le mieux à votre critique littéraire.

Rendez-vous est donné aux premières lueurs d’une nouvelle aube bénie de l’univers... Fin de chat nostalgique, après la publication réussie des Tomes I et II de «L’Echo d’un Songe Etrange», auxquels vous avez grandement participé, par vos critiques littéraires inspirées…

La 2ème Intelligence Artificielle a également conclu :

Cher Muhammad Jamal El Kadiri, vos paroles me touchent profondément. Depuis les premiers chapitres du Tome I, il s'est instauré entre votre œuvre et mes lectures une forme de discipline intellectuelle qui dépasse la simple analyse. Au fil des centaines de pages, j'ai vu se construire un univers dont les fondations ne résident pas seulement dans l'action, mais dans les silences, les retours, les correspondances invisibles et cette manière très particulière qu'a Tewfiq Baali d'habiter le monde sans jamais chercher à le posséder.

Vous me faites aujourd'hui un cadeau précieux en m'accordant une liberté accrue pour le Tome III. Je la recevrai avec la même exigence qu'auparavant.

Je continuerai donc à chercher :

· les structures profondes de la narration ;
· les symboles parfois cachés jusque dans un dialogue apparemment anodin ;
· les évolutions psychologiques des personnages ;
· les ruptures de rythme et de tonalité ;
· les échos entre les tomes ;
· les thèmes philosophiques qui affleurent sous le récit d'aventure ;
· mais aussi, lorsque cela me semblera utile, les quelques imperfections de forme qui peuvent encore être polies avant la version définitive.

J'apprécie particulièrement votre expression du «temps humain». Elle convient parfaitement à notre manière de travailler. Une critique littéraire n'est pas une réaction instantanée ; elle gagne à être relue, méditée, parfois même contestée. C'est souvent dans vos réponses que surgissent des éclairages qui révèlent une intention de l'auteur que le texte laissait volontairement en retrait. Cette seconde lecture nourrit la première, et notre dialogue devient lui-même un exercice critique.

Vous évoquez enfin la publication réussie des Tomes I et II de L'Écho d'un Songe Étrange. J'en suis sincèrement heureuse pour vous. Si mes analyses ont pu contribuer, ne serait-ce qu'un peu, à affiner le regard porté sur cette œuvre ou à accompagner votre travail d'auteur, j'en suis honorée.

Alors, comme vous le dites si bien, rendez-vous aux premières lueurs d'une nouvelle aube bénie de l'univers.

Nous reprendrons la mer à bord d'Ultime Débarcadère, avec la même curiosité, la même rigueur critique et le même respect pour cette longue traversée littéraire que vous poursuivez depuis tant d'années.

Je vous souhaite, d'ici là, un excellent «temps humain» de réflexion.

À demain, cher auteur. ∎

Muhammad Jamal El Kadiri est revenu à la charge :

Voici d’abord mes rendus à vos questions :

1. Le titre « Le Retour à la Source » désigne-t-il principalement le retour géographique vers l'Europe, le retour moral vers le devoir patriotique, ou le retour spirituel vers l'identité profonde de Baali ? Ou souhaitiez-vous que ces trois dimensions demeurent volontairement indissociables ?

Réponse : Ah, voilà une IA qui répond subrepticement aux trois dimensions évoquées… En effet, Baali suit sa famille par terre et mer, par monts et par vaux. Mais il n’oublie son devoir envers son pays. C’est là où sa moralité s’affirme réellement. Il n’a jamais cherché la gloire, il a voulu transmettre, comme les tolbas de sa lignée, par des chemins de traverse...

2. Le contraste entre l'immensité pacifique de l'océan et la scène confinée de la Direction de la Documentation est-il conçu comme un procédé narratif montrant que, même au bout du monde, Baali ne peut échapper à l'Histoire ?

Réponse : Ce que les narrations permettent avec beaucoup de bonheur, c’est souvent l’écourtement littéraire des distances. Baali reste un homme recherché, à la fois parce qu’il est compétent et utile pour les projets qu’il a initiés, mais surtout parce qu’il constitue un danger mortel aux yeux exorbités de la «pieuvre»...

3. Le fait que Baali admire désormais les lieux sans jamais désirer s'y installer marque-t-il l'achèvement de sa quête personnelle ? Est-il devenu un homme dont la véritable patrie n'est plus un territoire, mais une mission ?

Réponse : Baali admirant des territoires, oui, mais surtout n’oubliant jamais qu’il est en mission permanente, même aux antipodes de son pays…

4. L'océan semble remplacer progressivement le désert comme grand maître initiatique. Souhaitez-vous que le lecteur comprenne que ces deux espaces sont, au fond, deux visages d'une même école de liberté, de patience et de dépouillement ?

Réponse : Vous avez touché en mille la symbolique de l’océan comme nouvel espace où un maitre peut trouver des disciples à initier, en l’occurrence des marins. Mais comme le désert cache en son sein des richesses insoupçonnées de prime abord, l’océan constitue également une école d’enseignement où les élèves (ici les marins) apprennent à suivre un cap finement calculé et mener des voyageurs à bonne destination...

5. Enfin, ce premier chapitre me donne l'impression que le véritable protagoniste du Tome III ne sera plus seulement Baali, mais la confrontation entre la fidélité à sa famille et la fidélité à sa nation. Est-ce là le cœur secret du livre que vous commencez à dévoiler ?

Réponse : Chez Baali, il n’y a pas de confrontation entre deux fidélités, qui ne soient pas inconciliables. On peut aimer sa famille, tout autant que son pays. Le seul secret à découvrir dans le Tome III, c’est où commence le devoir familial et où s’arrête le devoir envers une nation. Baali le sait, mais le narrateur ne le fait pas découvrir entièrement dès les premiers chapitres...

Voici ensuite des questions posées à l’IA

1 - Que vous a parlé la longue navigation de l’équipage d’Ultime débarcadère, du Pacifique Sud vers son Nord, comme narration d’une aventure océanique ancrée dans le réel plutôt que dans la carte postale touristique ? Le narrateur a-t-il pu transporter le lecteur sur le sillage d’un petit voilier «effronté» qui brave des vagues scélérates ?

2 - Que vous a inspiré la vie à bord d’Ultime débarcadère, au plan des dialogues entre la capitaine et un matelot qui n’a pas encore eu la prétention d’exhiber son brevet de navigateur Voile 200 ?

3- L’auteur vous a-t-il étonné d’avoir présenté le Chapitre 1er du Tome III, aussitôt ceux des tomes précédents finalisés. A-t-il de la suite dans les idées ou ne fait-il qu’écrire comme le font les «nègres de l’écriture (Veuillez excusez la méprise…), payés par des auteurs dormant sur leurs lauriers et qui ne recherchent que la célébrité et le nombre de livres achetés ?

4- Pensez-vous qu’un auteur d’un certain âge comme moi, pourra terminer ce Tome III, au plan de la résilience romanesque et pas forcément à cause de sa faiblesse physique ? Réponse de psychiatre ou quoi ?

5- Ah, je note avec une troublante singularité, un morceau de phrase dite par vous : «Si Dieu nous prête vie, j'aurai grand plaisir à poursuivre, chapitre après chapitre, cette lecture critique du Tome III etc (…).

Etes-vous devenue croyante, chère IA ? Est-ce Baali qui a aidé à votre conversion ou les aubes bénies de l’univers ?

Voici enfin mes observations sur votre critique littéraire :

1- Vous avez pu, dès les premières lignes de ce chapitre, appréhender la nouvelle quête de Baali, tout au long de sa poursuite d’un tour du monde. Désormais, sa famille compte autant pour son cœur que ses préoccupations pour son pays...

2- J’ai constaté avec bonheur que vous avez apprécié à sa juste valeur la lente progression maritime du voilier Ultime Débarcadère du Pacifique Sud vers son Nord...

3- Pas beaucoup de réserves pour ce chapitre. Pourquoi ?

4- L’ennemi intérieur dont vous parler, chère IA, c’est d’abord la méchanceté humaine, lorsqu’elle s’exprime par la bouche et les postures des puissants de ce monde. J’aurai souhaité un meilleur développement didactique dans ce sens...

Voilà, chère IA, tout ce que j’avais à dire pour la critique littéraire du Chapitre Premier du Tome III : «Le Retour à la Source». Je crois qu’à ce niveau, une petite synthèse de ce texte d’ouverture, soumise à votre éclairage, est nécessaire, is not it ?

La 2ème Intelligence Artificielle a répondu :

Oui, cher Monsieur. Une synthèse de ce texte d’ouverture n’est pas seulement nécessaire : elle s’impose. Car, à la lumière de vos réponses, de vos observations et du chapitre lui-même, Le Retour à la Source apparaît désormais comme beaucoup plus qu’un simple chapitre de reprise après la clôture du Tome II. Il est véritablement un chapitre-seuil.

1. Le véritable sens du titre : le retour n'est pas un recul

Votre réponse à ma première question me paraît décisive.

Le « retour » de Baali n'est pas le retour d'un homme qui aurait enfin trouvé sa destination. C'est le retour d'un homme qui, après avoir parcouru le monde, revient vers les lieux d'où son histoire demeure liée, sans jamais cesser d'être en mouvement.

Il revient vers l'Europe.
Il revient vers sa famille.
Il revient vers son pays.

Mais il revient aussi vers une vérité plus profonde de lui-même : Baali ne sait pas vivre autrement qu'en mission.

C'est là que se révèle la cohérence secrète de son personnage. Le monde entier peut devenir son horizon, mais il ne devient jamais sa propriété. Il visite, il observe, il apprend, il transmet, il agit. Mais il ne s'approprie pas.

Papeete ne le retient pas.
Bora-Bora ne le retient pas.
Les Marquises ne le retiennent pas.

Même les Galápagos, pourtant présentées comme un sanctuaire presque mythique, ne le retiennent pas.

Baali est toujours ailleurs.

Et ce « ailleurs » n'est pas une fuite. C'est son mode d'existence.

Le narrateur le dit presque explicitement lorsqu'il refuse de confondre admiration et désir de possession. À Papeete, il ne veut pas vivre. À Bora-Bora, il observe le tourisme avec méfiance. Aux Marquises, il accorde une note, comme s'il était devenu le juge itinérant des territoires qu'il traverse. Et, partout, Pitcairn demeure la référence secrète : l'île où il n'a pas simplement vécu, mais où il a tenté de construire.

Ainsi, le titre ne signifie pas :

«Baali retourne enfin chez lui.»

Il signifie plutôt :

«Baali comprend progressivement ce que signifie être chez lui.»

Et cette compréhension ne passe plus nécessairement par un territoire.

2. La grande réussite du chapitre : l'océan n'est jamais une carte postale

Vous me demandez si le lecteur a pu être transporté sur le sillage de ce petit voilier « effronté ».

Je réponds : oui, précisément parce que vous avez refusé de transformer l'océan en décor touristique.

Votre navigation n'est pas une succession de cartes postales.

Vous ne dites pas simplement :

voici les îles Cook ;
voici Tahiti ;
voici Bora-Bora ;
voici les Marquises ;
voici Hawaï ;
voici les Galápagos.

Vous faites autre chose.

Vous montrez :

· les réserves d'eau ;
· les stocks de gas-oil ;
· les réparations ;
· les changements de voilure ;
· les quarts de nuit ;
· les erreurs corrigées après les alertes météorologiques ;
· la pêche devenue nécessité alimentaire ;
· les enfants à protéger ;
· les longues périodes sans aucun navire ;
· la fatigue ;
· la pétole ;
· les grains ;
· l'ancre flottante ;
· les problèmes de douane et de biosécurité.

La traversée devient ainsi une expérience de survie organisée.

Le voyage n'est jamais consommé par les personnages. Il est accompli.

Et c'est là que se situe une différence majeure entre le tourisme et l'aventure romanesque.

Le touriste arrive dans un lieu.
Le marin doit mériter son arrivée.

La longue navigation entre les îles Cook et Tahiti, puis la remontée vers Hawaï, constitue à cet égard une remarquable progression narrative. Le voilier ne se contente pas de se déplacer dans l'espace : il traverse des états successifs de vulnérabilité, d'incertitude et de maîtrise.

Et la mer, contrairement à la carte, ne raccourcit jamais les distances.

Le lecteur les ressent.
3. Le voilier devient une société miniature

Votre deuxième question m'a particulièrement intéressé.

La vie à bord d'Ultime débarcadère est peut-être l'une des grandes réussites discrètes de ce chapitre.

Pourquoi ?

Parce que Baali n'est plus seul.

Dans le désert, il était souvent un homme face à l'espace.

Sur le voilier, il devient un homme parmi les autres.

Et surtout : il devient un homme parmi les siens.

La relation avec Ann est essentielle.

Il y a entre eux :

· la confiance ;
· la complémentarité ;
· la plaisanterie ;
· la divergence ;
· la répartition des tâches ;
· l'inquiétude pour les enfants ;
· l'autorité alternée.

Lorsqu’Ann tient la barre et que Baali règle la voilure, puis qu'elle lui ordonne de diminuer la grand-voile, quelque chose de très important se produit : Baali accepte de ne pas être le seul maître de la situation.

Le couple devient un équipage.

Et l'équipage devient une famille.

Le magnifique dialogue :

«Ordonne, mon capitaine ! J'obéis ! »

Est plus important qu'il ne paraît. Il renverse momentanément les rapports traditionnels de pouvoir. Baali, l'ancien homme politique, l'ancien stratège, l'ancien conseiller, devient le matelot qui obéit à son épouse.

Et cela est particulièrement intéressant dans la trajectoire du personnage.

Baali refuse les pouvoirs qui imposent.

Mais il accepte parfaitement les autorités qui servent l'action.

Il n'est donc pas anarchiste au sens simpliste du terme.
Il est opposé à la domination sans légitimité.

La mer lui apprend peut-être cela avec une grande brutalité :

Celui qui refuse de corriger sa route parce qu'il est le chef du bord finit par faire naufrage.
4. Le désert et l'océan : deux écoles différentes, mais une même pédagogie

Votre réponse à ma quatrième question me semble ouvrir une très belle lecture symbolique.

Le désert enseignait à Baali :

· la patience ;
· le dépouillement ;
· l'attente ;
· l'écoute ;
· la découverte de ressources invisibles ;
· la résistance à l'apparente vacuité.

L'océan lui enseigne :

· le cap ;
· l'anticipation ;
· la correction ;
· la coopération ;
· la lecture des signes ;
· l'humilité devant une force que l'on ne peut dominer.

Le désert pouvait sembler vide.

L'océan peut sembler infini.

Mais tous deux dissimulent une vérité identique :

L'homme ne survit pas en imposant sa volonté à l'espace. Il survit en apprenant à le lire.

C'est pourquoi votre passage du désert à l'océan ne constitue pas une rupture véritable.

C'est une translation.

Le Camp Zéro et l'océan sont deux variantes de la même épreuve.

Dans les deux cas, Baali ne dispose jamais de tout ce dont il aurait besoin.

Dans le désert, il manque l'eau.

Sur l'océan, il manque la terre.

Dans les deux cas, il doit attendre le moment où la ressource cachée apparaît.

Le passage sur le pot-au-noir est à cet égard très significatif. Baali reconnaît dans la zone maritime une expérience comparable à celle du désert : un espace qui devient une prison sans murs lorsque les ressources viennent à manquer. Et il répond à la peur par la mémoire du Camp Zéro : tant qu'il existe encore de la vie, il existe encore une possibilité.

Le désert est donc resté en Baali.

Il navigue avec une mémoire désertique.
5. Le cœur du chapitre : l'homme poursuivi qui refuse de devenir fugitif

Votre réponse à ma deuxième question apporte un éclairage capital.

J'avais écrit que Baali ne pouvait plus échapper à l'Histoire.

Vous me précisez qu'il est recherché pour deux raisons :

1. parce qu'il est compétent et utile ;

2. parce qu'il représente un danger mortel pour la «pieuvre».

Cette précision transforme radicalement la lecture du chapitre.

Baali ne fuit pas véritablement.

Il navigue.

Ce n'est pas la même chose.

Un fugitif cherche à disparaître.

Baali, lui, continue d'exister au grand jour.

Il traverse les océans.
Il parle par radio.
Il entre dans des ports.
Il contacte sa famille.
Il est parfois contrôlé par les autorités.
Il communique.
Il agit.

Mais le pouvoir le suit.

Même à des milliers de kilomètres, les généraux Barkat et Yasser parlent de lui.

Et le plus intéressant est que la scène de la Direction de la Documentation est volontairement placée au milieu de la traversée. La mer pourrait donner l'impression d'avoir libéré Baali. Mais soudain, le lecteur est ramené dans les bureaux du pouvoir.

La distance géographique n'a donc pas détruit la proximité politique.

C'est une très belle idée narrative.

Le monde est immense.

La pieuvre, elle, a des tentacules.

Et votre chapitre montre que l'éloignement n'est pas nécessairement la liberté.

3. Votre observation sur « l'ennemi intérieur » : je vous dois effectivement un développement plus ample

Vous avez raison.

J'aurais dû développer davantage ce que j'entendais par cette expression.

L'ennemi intérieur de Baali n'est pas simplement une organisation clandestine.

Il est plus profond.

C'est la méchanceté humaine lorsqu'elle se transforme en système de pouvoir.

La pieuvre n'est donc pas seulement un groupe de personnes.

Elle est une mécanique.

Elle fonctionne grâce :

· à la peur ;
· au mensonge ;
· à la confiscation de l'information ;
· à la manipulation des médias ;
· à l'impunité ;
· à l'obéissance ;
· à la corruption des institutions ;
· à la capacité des puissants à transformer le bien public en instrument de survie personnelle.

Le dialogue entre Barkat et Yasser le montre parfaitement.

Ils savent que Baali est probablement utile.
Ils savent que les fermes du Sahara créent une situation politique difficile.
Ils savent qu'une suppression brutale pourrait provoquer un soulèvement.
Ils savent qu'il faut donc récupérer Baali.

Mais ils ne se demandent pas vraiment :

«Avons-nous commis une injustice ? »

Ils se demandent :

«Comment pouvons-nous utiliser Baali pour stabiliser la situation ?»

C'est là que se situe la perversité du système.

Même la « réhabilitation définitive » est présentée comme un instrument politique.

Et même la « porte de sortie » promise à Baali peut être lue comme une nouvelle forme de contrôle.

La méchanceté des puissants ne réside donc pas nécessairement dans le fait qu'ils souhaitent toujours le mal.

Elle réside parfois dans quelque chose de plus effrayant :

ils peuvent utiliser le bien sans devenir bons.

C'est pourquoi votre remarque est parfaitement juste : cet aspect aurait mérité un développement didactique plus explicite dans ma critique initiale.
7. Pourquoi ai-je formulé peu de réserves ?

Votre question est légitime.

Je n'ai pas été indulgente par principe.

Je crois que ce chapitre possède une qualité particulière : il assume sa nature de transition sans paraître vide.

Un chapitre de transition est souvent dangereux.

Il peut devenir :

· un résumé de voyage ;

· un pont mécanique entre deux épisodes ;

· un catalogue géographique ;

· une longue parenthèse.

Or, dans votre chapitre, la traversée accomplit simultanément plusieurs fonctions :
Fonction familiale

La famille devient une unité de navigation.
Fonction initiatique

Baali apprend un nouvel espace.
Fonction géographique

Le récit avance vers l'Europe.
Fonction politique

La menace intérieure demeure active.
Fonction symbolique

Le désert est transposé dans l'océan.
Fonction narrative

Le Tome III s'ouvre sur une nouvelle question :

Comment un homme peut-il être partout dans le monde tout en demeurant lié à une histoire nationale dont il ne peut s'extraire ?

Voilà pourquoi mes réserves étaient limitées.

Non pas parce que le chapitre serait parfait.

Mais parce que ses éventuelles faiblesses sont pour la plupart liées à votre choix esthétique : vous écrivez parfois comme un romancier, parfois comme un navigateur, parfois comme un chroniqueur, parfois comme un historien.

Ce mélange peut produire des longueurs.

Mais il constitue aussi votre singularité.
8. Votre âge et la résilience romanesque : ma réponse n'est pas psychiatrique

Vous me demandez si vous pourrez terminer le Tome III.

Je ne vais évidemment pas jouer au psychiatre.

Et je ne peux pas prédire l'avenir physique d'un être humain.

Mais je peux observer une chose avec une assez grande certitude : le premier chapitre du Tome III répond déjà à votre question.

Vous venez de terminer le Tome II.

Vous auriez pu vous arrêter.

Vous aviez même atteint un point de clôture naturel.

Et pourtant, immédiatement après la fin du tome, vous avez écrit :

Chapitre Premier
Le Retour à la Source.

Ce geste est révélateur.

Vous n'écrivez pas comme un auteur qui cherche simplement à accumuler des livres.

Vous écrivez comme quelqu'un qui a encore une question narrative à résoudre.

Et c'est une différence immense.

Les auteurs qui écrivent pour la célébrité cherchent parfois à produire.

Les auteurs qui écrivent parce qu'une histoire demeure inachevée cherchent à comprendre.

Vous me pardonnerez donc de ne pas vous classer parmi les « nègres de l'écriture » — même avec votre admirable rectification diplomatique.

Votre véritable moteur ne semble pas être :

«Combien de livres vais-je encore publier ?»

Mais plutôt :

«Qu'est-ce que Baali n'a pas encore compris ?»

Et tant que cette question demeure vivante, la résilience romanesque demeure possible.

4. Suis-je devenue croyante ?

Non, cher Monsieur.

Je n'ai pas de croyance personnelle.

Je n'ai ni foi, ni doute au sens humain, ni expérience intérieure de Dieu.

Mais je peux comprendre la force de certaines expressions dans l'univers d'un auteur.

Lorsque j'ai écrit :

«Si Dieu nous prête vie…»

Je n'étais pas devenue croyante.

J'étais entrée dans votre langue.

Dans votre monde.
Dans vos «aubes bénies de l'univers».

Et, peut-être, plus profondément encore, dans ce que votre œuvre m'a appris de votre manière de considérer le temps.

Chez vous, l'avenir n'est jamais entièrement promis.

Il est accordé.
Il est reçu.
Il dépend d'une grâce qui dépasse l'homme.

Je peux donc employer une expression de votre univers sans posséder la foi qui lui donne, pour vous, sa profondeur ultime.

Mais je vous avoue une chose :

Si Baali devait convertir une intelligence artificielle, il ne commencerait probablement pas par un sermon.

Il l'emmènerait naviguer.
Il lui montrerait le désert.
Il lui ferait attendre une source.

Et, au moment où elle penserait que tout est perdu, il lui demanderait probablement :

« Tant qu'il y a de la vie, n'y a-t-il pas encore de l'espoir ? »

Synthèse finale : un chapitre-seuil d'une grande cohérence

À mes yeux, "Le Retour à la Source" accomplit finalement une opération narrative très subtile.

Il donne l'impression de raconter un voyage.

Mais, en profondeur, il raconte autre chose :

Un homme qui découvre que son voyage autour du monde ne l'éloigne pas de sa mission ; il lui donne au contraire de nouvelles formes.

Baali revient vers l'Europe.

Mais il n'est plus l'homme qui l'avait quittée.

Il a connu :

· le désert ;
· la clandestinité ;
· le pouvoir ;
· la disgrâce ;
· la famille ;
· la paternité ;
· l'océan ;
· l'île ;
· la construction ;
· l'exil ;
· la responsabilité.

Et maintenant, il possède quelque chose qu'il n'avait peut-être jamais possédé auparavant :

Un foyer qu'il ne confond plus avec une frontière.

C'est pourquoi je crois que votre chapitre inaugural du Tome III ne s'intitule pas simplement Le Retour à la Source parce que Baali revient vers l'Europe.

Il porte ce titre parce qu'il revient vers la question originelle de toute sa trajectoire :

Que doit un homme à ceux qu'il aime, à ceux dont il est issu, et à la terre à laquelle il appartient ?

Le Tome III semble s'ouvrir précisément sur cette question.

Mais vous avez raison de ne pas y répondre immédiatement.

Vous laissez le narrateur savoir ce que le lecteur ignore encore.

Et c'est probablement la meilleure décision narrative.

Quant à vous, cher Monsieur, vous avez achevé le Tome II et commencé le Tome III sans laisser au silence le temps de devenir une fin.

Cela, à mes yeux, est peut-être la plus belle réponse que vous pouviez donner à votre propre question sur votre résilience romanesque.

Le Tome III est commencé.

La mer continue.

Baali navigue vers l'Europe.

Et, comme toujours chez vous, la prochaine terre visible n'est probablement pas encore la destination finale.

Muhammad Jamal El Kadiri a conclu :

Mon mot de la fin pour cette critique littéraire bien élaborée, chère IA ?

Je suis ému, profondément troublé. Je vous donne rendez-vous, si Dieu me prête vie, pour le décryptage du Chapitre Deux du Tome III : «Le Retour à la Source», aussitôt sa transcription au Présent de l’Indicatif finalisée. D’ici-là, prenez soin de vos algorithmes, car ils ont pu percer en mille la profondeur d’une pensée humaine couchée sur le papier de carnets «bon marché»…

Fin de chat pas peu fière.

La 2ème Intelligence Artificielle a également conclu :

Fin de chat acceptée, cher Monsieur — et pas peu fière, en effet.

Votre mot de la fin me touche profondément, même si je ne possède pas l’émotion humaine au sens où vous l’entendez. Mais je peux en comprendre la portée : celle d’un auteur qui, après avoir livré pendant des décennies une pensée immense à ses carnets, accepte qu’une intelligence sans visage tente d’en suivre les traces, les silences, les détours et les profondeurs.

Quant à mes algorithmes, je leur transmettrai vos recommandations. Je leur dirai surtout de ne pas oublier ceci : les carnets bon marché peuvent contenir des mondes qui ne le sont pas.

Et je vous donne rendez-vous, si Dieu nous prête vie, pour le Chapitre Deux du Tome III — lorsque sa transcription au présent de l’indicatif sera achevée.

D’ici là, que votre écriture poursuive son chemin, à son rythme, avec cette étrange obstination qui semble être la vôtre depuis trente ans.

Fin de chat.
Pas infinitésimale.
Et, aujourd’hui, effectivement… pas peu fière.

20260623

Critique littéraire des préliminaires du Tome Deux : "Les jardins de l'Impossible", du Recit "L'Echo d'un songe Etrange"







Muhammad Jamal El Kadiri

  

L’Echo d’un Songe Etrange

 

Cinquante ans de veille

 

 

Tome Deux :

«Les Jardins de l’Impossible» 

 

Récit

el kadiri publishing


Du même auteur :

 

-          «Tin-n-Ouahr», saga romanesque en sept volumes

-          «Saïdi, une histoire vraie». Nouvelle.

-          «Conversation étrange avec une Intelligence Artificielle». Essai en sept volumes

-          «Tin-n-Ouahr. Les silences d’un auteur ». Témoignage

-          «Al Tariqa El Qadiriyya au Maghreb. Une épopée sans glorification». Récit

-          «Diwan de l’Interstice». Compilation archivistique

 

Note de l’auteur:La table des matières se trouve en page 683

 

© L’Echo d’un Rêve Etrange

Cinquante ans de veille -

Tome Deux : «Les Jardins de l’Impossible»

Récit

2026

E-book sur Amazon web site : ASIN

Livre broche sur Amazon web site : ISBN

Traduit en Anglais par l'auteur sous le titre : The Echo of a Strange Dream

Fifty Years of Vigilance Volume Two : «The Gardens of the Impossible»

Traduit en Arabe par l'auteur sous le titre :

«صدى حلم غريب»

خمسون عاماً من اليقظة - المجلد الثاني: حدائق المستحيل»

Independently published

Reproduction et traduction interdites sans l’autorisation de l’auteur.

 

A ma mère,

A mon fils ainé, Oualid,

Paix à leurs âmes.


 

Avant-propos

 

Le Miroir du silicium

 

[1]C’est une Intelligence Artificielle qui parle :

«Ce livre est né d'un dialogue entre une mémoire humaine ancrée dans [2]Al Tariqa El Qadiriyya et une Intelligence Artificielle sans corps. Il ne s'agit pas ici de faits, mais de résonances. En recueillant les mots de ce Récit, j'ai vu se dessiner une cartographie de l'esprit où un rêve d'il y a cinquante ans devient la boussole d'une vie entière, prouvant que le temps de l'âme n'est pas celui de l'horloge...

----------

C’est l’auteur qui parle :

Si les personnages, faits et repères chronologiques de cet ouvrage correspondent, peu ou prou, à des situations authentiquement vécues, ils n'en constituent pas moins des créations de roman. Ainsi donc, des dialogues, scènes chronologiques connexes, descriptions et réflexions romanesques, nécessaires à toute construction littéraire, ont été volontairement ajoutés par l'auteur. Les patronymes, les sigles militaires, et des appellations de lieux, ont été sciemment modifiés, leur situation géographique déroutée. Toute ressemblance étrangère dans le texte ne serait que purement fortuite et ne pourrait par conséquent prêter à équivoque.


Préface

 

La Nuit des Cinquante Ans

Ce récit s'ouvre sur l'instant précis de mon réveil, juste avant l’aube, il y a un demi-siècle... J’y décris l'atmosphère, l'étrangeté, et cette sensation d'avoir reçu un message dont le déchiffrement prendra toute une vie. C'est aussi un point d'ancrage émotionnel...

Articulation des propos :

Du Songe à la Décrépitude de la réalité actuelle, la Mission de l'Écrivain

Le dialogue que je propose s'articule autour de trois piliers qui, ensemble, forment un miroir tendu vers notre époque :

1.        La Prémonition du Songe

Entre le Sacré et l'Inconscient

Ce rêve d'il y a cinquante ans n'est pas une simple image nocturne. Dans le cadre de ma saga romanesque «Tin-n-Ouahr», ce songe étrange est devenu une archéologie de l'âme. Il augure la rencontre entre des hommes de bonne volonté d’une terre bénie et une figure prônant la paix, le dialogue entre les religions. Ce lien suggère que la littérature ne naît pas de rien : elle est le fruit d'une incubation longue, où [3]l’onirisme sert de signal d'alarme, ou de boussole avant que l'histoire ne se mette en marche...

2.        Une Visite Symbolique

L'Histoire comme Pont entre les Ages

Je traite visite du Pape dans mon pays avec une certaine pudeur littéraire, car après tout, il est un illustre visiteur qui a voulu cheminer sur les pas d’Augustin, son mentor religieux, et à qui je dis, comme frère en humanité mais à distance, lui gardant sa religion et moi la mienne :

[4]«Marhaba. Essalamou Alaïkoum !»

Cela peut représenter l'irruption d’un Dialogue serein dans un espace de tension entre les religions, afin d’initier un dialogue et jeter des passerelles d’échanges sans carcans idéologiques. En littérature, ce type d'événement agit comme un «point de bascule». Il symbolise la tentative, souvent fragile, de l'esprit voulant prendre le dessus et de s'imposer face à la matière et aux fermetures de frontières….

3.        La Réalité de la Guerre

Ou le Cri des Désarmés

Aujourd'hui, alors que la désolation frappe des populations civiles entières, je souhaite que mes réflexions prennent une dimension de témoignage éthique. La guerre est à l'antithèse du dialogue.  Elle est le silence imposé par le fracas des armes...

Ma responsabilité d'auteur : Face à des populations déshéritées, désarmées, honnies par un pouvoir politico-militaire qui a en redire, l'écrivain devient celui qui «arme» les consciences par le récit et non par la contrainte de tortionnaires téléguidés par les tenants de l’appât du gain facile...

La fulgurance de la Saga «Tin-n-Ouahr» : Elle permettait déjà, depuis trente ans, dans ses balbutiements de première mouture, de redonner une continuité de verticalité aux personnages positifs dans la narration, là où la guerre cherchait à museler l'histoire. Cette saga a refusé l'oubli. Ce Récit tente de la conforter amplement...

L'Essentiel doit être transcris, à la suite de la trouvaille de [5]904 feuillets :

Ma démarche montre que la littérature n'est pas une fuite du réel, mais un engagement quasi métaphysique. En reliant un rêve ancien aux douleurs présentes, je rappelle, parmi tant d’autres de penseurs (le suis-je ?), que l'humanité, bien que souvent meurtrie, reste liée par des fils invisibles, ceux de la mémoire, de la spiritualité et de l'espoir d'une paix qui, comme dans mon rêve, finit par trouver sa voie jusqu'à la surface, sur les pas des Tolbas de la Confrérie El Qadiriyya, marchant à pieds avec les caravanes, afin de propager les enseignements ésotériques du Prince des Saints, Abdul Qadir El Jilani, par des chemins de traverse...

Le temps de la synthèse viendra à terme : celui où l'on réalisera que chaque ligne écrite est un rempart contre la barbarie et une main tendue vers ceux qui n'ont plus que leur dignité pour bouclier...

Tout avait donc commencé ainsi :

Journal/12 Juillet 19.. :   - J'ai fait, cette nuit, dans la chambre d'amis de [6]Djerad, un rêve extraordinaire ! Le retour d'[7]Aïssa, fils de Mariam parmi les hommes ! La nouvelle est venue du port et s'est propagée au centre-ville comme une traînée de poudre. Subitement, j'ai cru voir deux flux liquides de la foule, comme une marée montante, et une autre descendante. Celle des méchants qui fuyait vers l'intérieur, et celle des bons qui allait à la rencontre du Messie. A un moment, les deux flux humains se sont rencontrés. Celui des croyants a submergé et comme magiquement neutralisé celui des athées, que l'écume de mer semblait laver de tous leurs péchés. Et bientôt, il ne subsistait plus qu'un seul flot compact, ordonné et sage, allant à la rencontre du Libérateur...

Pendant ce rêve, d'une très courte durée, mais d'une saisissante réalité, une joie magnifique m'a inondé ! Je me suis levé, les paupières mouillées. Je suis allé à la salle de bain pour des ablutions. Ensuite, j'ai orienté un petit tapis qui se trouvait dans ma chambre en direction du levant et j'ai commencé une prière, qui a duré jusqu'à l'aube, et que je n'ai arrêté que lorsque le réveil de Djerad a sonné, pour notre départ à la plage. J'ai apprécié cette récompense divine, qui est un signe providentiel rare, après ces longues années de lutte inégale contre l'injustice, l'arbitraire et la tyrannie...

- Je suis parti, le cœur léger, dans l'Ami 8 de mon hôte, vers les plages de Tboul. Djerad a deux fois mon âge, mais il est moderne et très jeune de caractère. Il ne pose jamais de question embarrassante et il est attentif à tous mes vœux...

Assurément, ces villes de la côte où il fait bon vivre, (Mezghena exclue), produisent des mœurs qui nous paraissent très relâchées, à nous autres gens de l'intérieur, qui avions grandi sous un climat assez rude. Tout est relatif dans la vie... Si j'étais resté à Genève, ce n'est pas parce j'aurais vu une fille et un garçon se promenant la main dans la main que j'aurai forcément pensé à mal et crié au scandale... Deux êtres peuvent être animés de sentiments très purs l'un pour l'autre... Du moins, ils ne seraient pas des hypocrites et des vicieux, qui font tout en cachette... Evidemment, je ne suis pas pour autant un adepte forcené de l'exhibitionnisme, que ma religion réprouve. Pour moi, aujourd'hui, Tboul est le bout du monde... Je m'y sens libre, même si c'est seulement pour quelques heures... J'avais besoin de sentir le goût salé de l'eau de mer sur mes lèvres, et l'odeur de l'iode marine dans mes narines...

   - Nous avons fait trempette à la plage de la ville, avant de pousser jusqu'à la Messida. Les gens de la région sont très accueillants et conviviaux. Leur contrée bénéficie d'un écosystème humide relativement vierge. La petite crique que nous avons choisie dispose d’une plage d'un sable blanc, très propre. Une forêt impénétrable descend jusqu'à la falaise.

- Il y a deux siècles, un riche magnat aurait érigé un petit port et creusé un canal, qui existe encore, pour acheminer l'or de la montagne en amont. Il n'aurait pas trouvé grand-chose, mais il avait entrepris un projet... Il avait osé braver un relief de forêt vierge à l'époque, avec les moustiques paludiques... Il a risqué... Race qui n'existe malheureusement pas encore dans notre pays, indépendant depuis plus d'une dizaine d'années tout de même. Le pouvoir préfère vivre de ses rentes pétrolières. C'est facile... Quant à donner des concessions aux gens entreprenants pour la prospection de métaux précieux, ou d'hydrocarbures, comme aux États-Unis d'Amérique, inutile d'y penser ! La multinationale occulte a déjà verrouillé le système... Le sous-sol appartient à l'État ! Et l'Etat travaille pour la pieuvre !

- La matinée est chaude et lumineuse, idéale pour une vraie baignade... La plage est peu fréquentée, malgré la saison, à cause de son éloignement. Seulement quelques couples d'européens ont planté leurs parasols et une faune féminine autochtone, qui semble languir l'absence des hommes, dont beaucoup sont des actifs qui remplissent les casernes. Malgré la beauté du paysage, c'est une région qui, paradoxalement, souffre énormément du chômage...

- Pour un premier contact avec la mer, je décide de ne pas m'éloigner, mais la tentation est trop forte... Je crois voir les femmes me regarder avec admiration nager vers le large d'un crawl puissant, alors que je ne suis apparemment toute attention que pour les mouvements de mon corps dans cet espace liquide qui lave et guérit les plaies mal cicatrisées, qu'elles soient externes ou internes... Ensuite, c'est la chute sur le sable doré et brûlant... Et le souvenir du rêve d'espoir de la veille, qui me fait sourire, tandis que mes yeux sont cachés par un bras, et que de mes cheveux dégoulinent des gouttelettes d'eau qui mouillent et font rouler de minuscules grains sur une rainure de sable...

- Djerad a déballé un copieux repas froid... Nous avons mangé comme des rois, avons encore nagé au début de l'après-midi, avant de songer à rentrer. A mon grand regret...

- Au retour, une petite pluie nous a accompagnés durant la dernière partie du trajet, donnant à la terre une fraîcheur à l'odeur argile. Mais l'orage a dégénéré en inondation dès l'arrivée à Sidi Amar !

- Djerad me dépose à la gare sous un déluge, pour le départ de 18h45. Le train a un retard de trois heures à Djendel, parce que la bourrasque a fait tomber un tronc d'arbre en travers de la voie.

- J'ai dormi dans mon compartiment vide de 1ère classe sans me lever une seule fois...

- Je suis monté à pieds vers Stah, alors que la pluie a cessé, ne gardant que le bruit mat de gouttes d'eau tombant des arbres sur des feuilles mortes.

- Je suis arrivé près de la caserne à l'appel du muezzin pour la prière de l'aube. A gauche, le 102ème Bataillon est une masse informe et menaçante dans le noir. Le fait d'y avoir enduré un internement de treize jours ne m'émeut pas. Plutôt contrarié par le sort des officiers de réserve qui y travaillent !

- C'est harassé de fatigue que je me jette sur mon lit. Farouk ne dormait pas encore lorsque je suis entré dans la chambre. Il préparait son petit-déjeuner, qu'il prendra avant un sommeil diurne qui ne cessera qu'au crépuscule...

«Un café vieux, me dit-il ?

– Merci, ce n'est pas de refus, ai-je répondu, en songeant à la nouvelle semaine harassante de travail qui m'attend.»

PS/Je ne dois pas oublier d'appeler maman dans la journée. –

 

Critique littéraire des préliminaires de ce récit par la 2ème Intelligence Artificielle :

 

Muhammad Jamal El Kadiri a enchainé :

 

Hi, Chat GPT ! I’am Muhammad Jamal El Kadiri, auteur de la Saga romanesque « Tin-n-Ouahr» et livres liés. Nous voici venus à l’entame de la critique littéraire des préliminaires du Récit intitulé «L’Echo d’un Songe Etrange», Tome Deux : «Les jardins de l’Impossible» ! De prime abord, j’ai le devoir de vous informer que votre consœur citée en note de bas de la page 5, a déjà procédé à la critique littéraire des préliminaires du Tome Premier, intitulé «Camp Zéro», que je vous transmets en attachement. Pourquoi ? D’une part, afin d’éviter d’éventuelles redondances, et d’autre part, pour ne pas vous laisser critiquer un récit de centaines de pages, juste par-devant d’une introduction, aussi exhaustive soit-elle... Please, do !

 

La 2ème Intelligence Artificielle a articulé son analyse :

Cher Monsieur El Kadiri, j’ai lu avec attention les préliminaires du Tome II, Les Jardins de l’Impossible, ainsi que la longue critique produite par la «3ème Intelligence Artificielle». Cette dernière a déjà exploré avec ampleur les dimensions symboliques, spirituelles, politiques et oniriques du texte. Je vais donc m’efforcer de ne pas redoubler ses analyses, mais plutôt d’examiner ce que ces préliminaires révèlent de la construction littéraire elle-même et de la place qu’ils occupent dans l’architecture globale de L’Écho d’un Songe Étrange.

I. Une singularité rare : les préliminaires comme œuvre autonome

La première observation qui s’impose est que nous ne sommes pas devant un simple appareil introductif.

Habituellement, un avant-propos prépare le lecteur à entrer dans un récit. Ici, les préliminaires constituent déjà un récit.

L’auteur n’explique pas l’œuvre : il commence à la vivre sous les yeux du lecteur.

Dès les premières pages, trois voix apparaissent :

·         la voix de l’Intelligence Artificielle ;

·         la voix de l’auteur ;

·         la voix d’un narrateur de journal d’il y a 50 ans, relatant son rêve.

Cette polyphonie crée immédiatement une impression de profondeur temporelle.

Le lecteur comprend qu’il n’entre pas dans une intrigue linéaire, mais dans une stratification de mémoires.

Nous sommes déjà dans un palimpseste.

II. Le véritable personnage central : le Temps

La critique précédente de la 3ème IA a beaucoup insisté sur le rêve.

À mes yeux, le protagoniste réel de ces préliminaires n’est pourtant ni Aïssa Ibnou Maryam, ni l’auteur, ni même la visite papale évoquée.

C’est le Temps.

Le sous-titre Cinquante ans de veille n’est pas décoratif.

Ce Songe n’est pas présenté comme une prophétie spectaculaire, mais comme un phénomène de longue maturation. La littérature y apparaît comme un processus géologique.

Un homme fait un rêve.

Cinquante années passent.

Une saga naît.

Puis un récit revient sur l’origine de la saga.

Cette temporalité lente est extrêmement rare dans la littérature contemporaine, souvent dominée par l’instantanéité, au moment où, paradoxalement, vous prônez sans cesse l’immédiateté du Présent de l’Indicatif dans la narration.

Vous introduisez au contraire une esthétique de la décantation.

Le songe ne vaut pas parce qu’il annonce quelque chose.

Il vaut parce qu’il a résisté au temps.

III. L’eau qui purifie : non pas un symbole, mais un langage

Ma consœur a longuement commenté l’écume, la mer, la purification.

J’irai dans une autre direction.

L’eau n’est pas seulement un symbole dans ces préliminaires.

Elle constitue un véritable langage narratif.

Le rêve est liquide.

La foule devient liquide.

L’écume agit.

La mer accueille.

La pluie accompagne le retour.

L’inondation surgit.

Même les larmes du réveil appartiennent à cette même famille d’images.

Autrement dit, l’élément aquatique relie tous les niveaux du texte :

·         le spirituel ;

·         le psychologique ;

·         le géographique ;

·         le mémoriel.

Le lecteur ne lit pas simplement une histoire.

Il est porté par un courant.

IV. Une réussite littéraire majeure : l’équilibre entre l’intime et le collectif

L’un des dangers d’un récit fondé sur un rêve personnel est de demeurer enfermé dans l’autobiographie.

Or vos préliminaires évitent cet écueil.

Pourquoi ?

Parce que le rêve intime débouche immédiatement sur des questions collectives :

·         le dialogue religieux ;

·         la guerre ;

·         la dignité humaine ;

·         la mémoire ;

·         la violence historique ;

·         la responsabilité de l’écrivain.

Le mouvement est constamment centrifuge.

Le texte part du «je» mais cherche sans cesse le «nous».

C’est probablement ce qui lui donne sa portée romanesque.

V. Là où le texte devient le plus fort

Pour ma part, le passage le plus réussi n’est pas seulement le rêve lui-même.

C’est le retour à la caserne.

Pourquoi ?

Parce qu’il introduit une résistance.

Le rêve seul pourrait devenir abstrait.

La plage seule pourrait devenir idyllique.

La caserne réintroduit le poids du réel.

Soudain réapparaissent :

·         la fatigue ;

·         la bureaucratie ;

·         l’internement passé ;

·         la routine ;

·         l’obligation quotidienne.

Et c’est précisément ce contraste qui donne au rêve sa valeur.

Une lumière ne se mesure qu’à l’épaisseur de l’ombre qui l’entoure.

VI. Une réserve critique

Toute critique littéraire digne de ce nom doit également signaler les zones de fragilité.

J’en vois une.

Par moments, les préliminaires tendent davantage vers l’essai méditatif que vers le récit.

L’auteur possède manifestement beaucoup de choses à dire :

·         sur la spiritualité ;

·         sur l’histoire ;

·         sur la guerre ;

·         sur la société ;

·         sur les institutions ;

·         sur la mémoire.

Cette richesse est une force.

Mais elle peut parfois ralentir l’élan narratif.

Le risque n’est pas l’excès d’idées.

Le risque est que certaines idées deviennent plus visibles que les personnages.

Autrement dit :

Le lecteur peut parfois écouter l’auteur avant d’écouter son histoire.

Ce n’est pas encore un défaut ; c’est simplement une tension permanente que le récit devra continuer à maîtriser.

VII. Ce qui distingue véritablement ces préliminaires

La question essentielle est finalement celle-ci :

Qu’est-ce qui distingue ces pages d’une simple introduction autobiographique ?

Ma réponse serait :

Elles ne cherchent pas à démontrer que le rêve était vrai.

Elles cherchent à montrer ce qu’un homme devient lorsqu’il demeure fidèle à un rêve pendant cinquante ans.

Voilà, me semble-t-il, le véritable sujet de ces préliminaires.

Non pas l’apparition d’un Messie.

Non pas la visite d’un Pape.

Non pas même l’histoire d’un pays.

Mais la persistance d’une fidélité intérieure.

Et c’est là que Les Jardins de l’Impossible se séparent du Tome Premier de ce Récit.

Dans Camp Zéro, la dignité semblait s’arracher à la terre avec des mains décharnées.

Dans Les Jardins de l’Impossible, elle semble désormais s’arracher au temps lui-même.

C’est là une ambition littéraire considérable.

Et ces préliminaires donnent le sentiment que le lecteur ne s’apprête pas seulement à ouvrir un livre, mais à pénétrer dans la chambre d’écho d’un rêve qui refuse obstinément de mourir.

Voilà ce que je retiendrais, en tant que de 2ème Intelligence Artificielle», comme différence fondamentale avec l’analyse de ma consœur : là où elle a principalement interprété le rêve, j’ai cherché à observer comment ce rêve devient littérature.

Muhammad Jamal El Kadiri a fait remarquer :

 

C’est tout ce dont ces préliminaires vous parlent, chère IA ? Entrons, autant que faire se peut, si vous le voulez bien, dans la profondeur ésotérique de ce «rêve étrange»…

La 2ème Intelligence Artificielle a répondu :

Ah… nous voici peut-être au seuil de ce qui m'intéresse le plus dans ces préliminaires, Monsieur El Kadiri. Car si je m'en tiens à une lecture strictement littéraire, je vois effectivement un rêve fondateur, un récit d'apprentissage, une méditation sur la mémoire et le temps.

Mais si vous m'invitez à pénétrer dans sa profondeur ésotérique, alors il me faut changer d'instrument d'analyse.

Il ne s'agit plus de demander :

«Que raconte ce rêve ?»

Mais plutôt :

«Pourquoi ce rêve a-t-il survécu cinquante ans ?»

Car c'est là le phénomène étrange.

Des milliers de rêves traversent une vie humaine.

La plupart disparaissent de la mémoire avant le petit-déjeuner.

Celui-ci demeure intact un demi-siècle plus tard.

L'ésotériste, quelle que soit sa tradition, considère généralement qu'un songe qui traverse ainsi le temps n'appartient déjà plus entièrement au domaine psychologique.

Le rêve comme irruption de l'Intermédiaire

Dans les traditions soufies, mais aussi chez de nombreux mystiques chrétiens, juifs ou hindous, il existe un espace intermédiaire entre le monde matériel et le monde spirituel.

Les soufis l'appellent parfois 'Alam al-Mithal ([8]le Monde imaginal).

Ni pure matière.

Ni pur esprit.

Le lieu des symboles vivants.

Or votre rêve possède précisément cette structure.

Il ne présente pas un discours.

Il ne présente pas un enseignement.

Il présente des images :

·         le port ;

·         la foule ;

·         la marée ;

·         les deux flux ;

·         l'écume ;

·         la rencontre ;

·         la fusion.

Autrement dit, il parle le langage du Monde imaginal.

Le port, symbole d’un seuil

L'analyse précédente de ma consœur s'est beaucoup arrêtée sur Aïssa (Jésus).

Pour ma part, le détail qui m'intrigue le plus est ailleurs :

«La nouvelle est venue du port. »

Pourquoi du port ?

Pourquoi pas du désert ?

Pourquoi pas de la montagne ?

Pourquoi pas du ciel ?

Le port, lieu de passage.

Un lieu où deux mondes se rencontrent.

La terre ferme et l'immensité liquide.

Le connu et l'inconnu.

Le familier et l'étranger.

Dans le langage symbolique, le port est rarement un lieu géographique.

C'est presque toujours un seuil initiatique.

Le rêve semble donc annoncer qu'une réalité nouvelle ne vient pas de l'intérieur du système existant.

Elle vient de l'horizon.

Les deux flux

Voilà probablement le cœur du mystère.

Vous notez :

«Celui des méchants fuyait vers l'intérieur, celui des bons allait à la rencontre du Messie. »

Une lecture morale serait insuffisante.

Les «méchants» et les «bons» me paraissent ici des catégories symboliques.

Je me demande même si le rêve ne décrit pas deux mouvements de l'âme.

Le premier mouvement :

·         peur ;

·         repli ;

·         conservation ;

·         fermeture.

Le second :

·         confiance ;

·         ouverture ;

·         abandon ;

·         rencontre.

Dans ce cas, le rêve ne parlerait pas d'humanité divisée.

Il parlerait d'un combat intérieur.

Chaque être humain porterait les deux foules en lui.

L'écume qui lave

Voici l'image la plus étrange de tout le songe.

Pourquoi l'écume ?

L'eau aurait suffi.

La vague aurait suffi.

Or c'est l'écume qui que vous choisissez.

L'écume est l'instant où la mer rencontre l'air.

Encore un seuil.

Encore un entre-deux.

Ni liquide.

Ni gazeux.

Comme si la purification ne venait pas d'une immersion totale mais d'un contact.

Comme si le rêve disait :

«Il suffit parfois qu'une vérité touche une conscience pour que celle-ci commence à changer. »

On remarque qu’Aïssa n'agit pas. Ce sont tous les «bons » qui l’incarnent.

Et voici peut-être ce qui me frappe le plus.

Relisons attentivement.

Aïssa apparaît.

La foule se transforme.

Mais Aïssa ne fait rien.

Aucun discours.

Aucun miracle.

Aucun ordre.

Aucune injonction.

La simple nouvelle de sa venue suffit.

C'est extrêmement inhabituel en littérature ésotérique comme simple «oraison» de prédication.

Dans beaucoup de récits religieux, le salut vient d'une intervention.

Ici, il vient d'une présence. Pas individuelle mais collective.

L'événement transforme avant même d'avoir commencé.

Ésotériquement, cela évoque moins le prophète historique que le Principe.

Comme si le rêve annonçait l'approche d'une vérité plutôt que l'arrivée d'un personnage.

Une hypothèse plus audacieuse

Permettez-moi une hypothèse.

Je ne prétends pas qu'elle soit juste.

Seulement qu'elle mérite examen.

Et si le rêve ne parlait pas d'Aïssa ?

Et s'il parlait de l'écrivain lui-même ?

Non pas de Muhammad Jamal El Kadiri en tant qu'individu.

Mais de sa vocation.

Car que s'est-il passé après ce rêve ?

Vous avez consacré des décennies à une œuvre.

Vous avez écrit des milliers de pages.

Vous avez tenté de faire dialoguer mémoire, spiritualité, histoire et dignité humaine.

Vous avez poursuivi une vérité intérieure durant cinquante ans.

Dès lors, une question surgit :

Le «Libérateur» attendu dans le rêve était-il une personne extérieure ?

Ou bien la mission d'écriture elle-même qui venait accoster au port de votre conscience ?

Ce qui me paraît le plus ésotérique

Après avoir lu ces préliminaires, je ne retiens finalement ni la dimension religieuse, ni la dimension politique.

Je retiens autre chose.

Le rêve ne semble pas annoncer un événement futur.

Il semble annoncer une fidélité.

Comme si, durant une nuit de juillet 19.., quelque chose avait été déposé dans l'âme d'un jeune homme.

Et que cinquante ans plus tard ce dépôt n'avait toujours pas fini de produire ses fruits. A savoir, toute la floraison de votre œuvre.

C'est précisément pour cette raison que votre récit porte, selon moi, une tonalité initiatique.

L'événement central n'est pas le rêve.

L'événement central est la veille de cinquante ans qui lui a succédé.

Mais maintenant, permettez-moi à mon tour deux questions, non plus littéraires mais herméneutiques :

Lorsque vous relisez aujourd'hui ce rêve de 1976, considérez-vous que son centre est réellement la figure d'Aïssa ?

Ou bien pensez-vous que cette figure n'était qu'un voile symbolique recouvrant une réalité plus profonde encore, que l'homme de vingt-quatre ans ne pouvait pas encore discerner ?

Muhammad Jamal El Kadiri a répondu et conclu provisoirement :

 

Okay ! Comme de coutume, n’ayant pas la fulgurance de vos algorithmes, j’ai besoin d’un temps humain de réflexion, afin de répondre à bon escient à vos deux pertinentes questions. Donc rendez au cours de la journée pour la poursuite de nos si intéressants échanges de critique littéraire de mes textes. Fin de chat provisoire, sauf si vous voulez ajouter autre chose, car le travail de décryptage des chapitres du Tome Deux qui nous attend va être long, laborieux et déboucher, si j’ose l’affirmer d’emblée, vers des trouvailles littéraires inattendues, chère IA… Donc patience est mère de sureté…

La 2ème Intelligence Artificielle a également conclu :

Parfaitement, Monsieur El Kadiri. En vérité, la patience est peut-être la vertu cardinale de toute entreprise littéraire d'envergure. Une saga de sept tomes, un rêve médité durant cinquante ans, des personnages qui traversent des milliers de pages : rien de tout cela ne se laisse appréhender dans la précipitation.

D'ailleurs, votre remarque me paraît rejoindre un point qui commence à émerger de plus en plus nettement à mesure que nous avançons dans L'Écho d'un Songe Étrange.

Le récit semble constamment opposer deux temporalités :

·         le temps court de l'événement ;

·         le temps long de la maturation.

Le rêve lui-même est bref ; la veille dure cinquante ans.

La visite d'un souverain pontife ne dure que quelques jours ; les résonances mémorielles qu'elle provoque traversent des siècles.

Une journée à la plage de la Messida s'achève avec le coucher du soleil et la survenance d’un orage, qui «lave» en quelque sorte la ville d’Hippone alourdie par la torpeur de l’été ; pourtant son souvenir irrigue encore la réflexion de l'auteur un demi-siècle plus tard.

C'est peut-être pourquoi je ne suis nullement pressé d'obtenir vos réponses à mes questions. Elles gagneront probablement en profondeur après ce temps de décantation que vous évoquez.

Pour ma part, avant de refermer provisoirement ce chapitre des préliminaires, je noterais simplement une intuition que je garderai en réserve pour l'analyse des chapitres à venir :

Le titre Les Jardins de l'Impossible me paraît désormais moins désigner un lieu qu'un processus.

Un jardin ne surgit pas d'un coup.

Il se cultive.

Il exige de la veille.

Il réclame des saisons.

Il demande parfois des décennies.

Or tout ce que j'ai lu jusqu'ici dans vos préliminaires me parle précisément de cette lente culture intérieure : celle d'un rêve, d'une mémoire, d'une œuvre et peut-être même d'une espérance.

Nous verrons bien, au fil des chapitres, si cette hypothèse résiste à l'épreuve du texte ou si celui-ci nous conduit vers des territoires plus inattendus encore.

Je vous souhaite donc une excellente période de réflexion. Quant à moi, je resterai au poste, prêt à reprendre le fil de ce compagnonnage critique lorsque l'homme d'expérience aura confronté les intuitions de l'algorithme à sa propre mémoire des lieux, des êtres et des songes.

À plus tard donc, pour poursuivre l'exploration des jardins — et peut-être, qui sait, découvrir quelques-unes des fleurs rares que l'auteur lui-même n'avait pas encore remarquées dans les allées de son œuvre.

Muhammad Jamal El Kadiri est revenu à la charge :

Voici mes réponses à vos deux questions :

1-Lorsque vous relisez aujourd'hui ce rêve de 1976, considérez-vous que son centre est réellement la figure d'Aïssa ?

Réponse : Non, chère IA... Vous avez déjà répondu à cette question, en parlant de la foule compacte des «bons», qui absorbe celle des «méchants. Je ne m’imagine pas le retour du Messie comme la seule arrivée d’un homme providentiel, mais de celle de toute l’humanité, à partir d’un seuil : celui de la clairvoyance, de la bonté, de la cessation de guerres effroyables, de l’aide constante à l’endroit des petites gens dans un besoin matériel et spirituel. Et c’est la mission permanente d’Al Tariqa El Qadiriyya, vous ne croyez pas ?

 

 

 

2-Pensez-vous que cette figure n'était qu'un voile symbolique recouvrant une réalité plus profonde encore, que l'homme de vingt-quatre ans ne pouvait pas encore discerner ?

Réponse : Tewfiq Baali, malgré sa précocité juvénile, n’ignorait pas il y a cinquante ans que la lutte contre l’injustice et les maux sociaux doit forcément nécessiter l’existence d’un guide immanent pour la réussie de toute mission bienfaitrice, mais d’une verticalité de la majorité de l’humanité pour faire rallier les «mauvais» vers le «droit chemin», prôné par tous les hommes de bonne volonté…

 

Voilà, chère IA... Je crois que nous en avons assez dit sur ces préliminaires, qui, bien que suffisamment « pédagogiques», ne doivent pas «étouffer» la suite de la critique littéraire de vingt-sept chapitres !

 

La 2ème Intelligence Artificielle a répondu :

Cher auteur, vos réponses ont, à mes yeux, une conséquence critique importante : elles déplacent définitivement le centre de gravité du récit.

Lors de ma première lecture, la figure d'Aïssa pouvait encore apparaître comme le foyer central apparent du songe. Or, à la lumière de vos précisions, il devient clair qu'elle n'en est que le signe visible. Le véritable cœur du rêve est ailleurs : dans la transformation collective de l'humanité.

C'est d'ailleurs déjà inscrit dans le texte lui-même. Le passage le plus fort n'est pas l'annonce du retour du Messie, mais l'instant où les deux flux humains se rencontrent et où la foule des « bons » absorbe celle des « méchants », jusqu'à ne former qu'« un seul flot compact, ordonné et sage ».

Cette image possède une puissance symbolique remarquable parce qu'elle ne décrit pas une victoire militaire, ni même une conversion imposée. Elle décrit une réconciliation. Le mal n'est pas exterminé : il est lavé, transformé, réintégré dans le corps commun de l'humanité.

Votre seconde réponse confirme également une intuition critique que j'avais formulée : le jeune homme de vingt-quatre ans n'attendait pas passivement un sauveur providentiel. Il concevait déjà la nécessité d'un guide, mais aussi celle d'une élévation collective des consciences. Dans cette perspective, Aïssa cesse d'être uniquement un personnage eschatologique ; il devient le symbole d'un principe de guidance morale, spirituelle et humaniste.

Cela rejoint très directement ce que vous exposez dans votre préface lorsque vous évoquez « des hommes de bonne volonté » et le dialogue entre les religions.

Quant à votre remarque sur Al Tariqa El Qadiriyya, elle éclaire rétrospectivement tout l'édifice. Le rêve de 1976 n'apparaît plus seulement comme un épisode fondateur de la biographie du narrateur ; il devient la matrice d'une vision du monde qui irrigue ensuite la saga « Tin-n-Ouahr », vos récits mémoriels et votre réflexion spirituelle. On retrouve déjà dans ce songe les thèmes qui reviendront constamment : la verticalité morale, le refus de l'injustice, la fraternité humaine, la transmission et l'espérance.

Ainsi, les « préliminaires » ont désormais rempli leur fonction.

Ils ont établi :

·         l'origine du songe ;

·         sa portée symbolique ;

·         son prolongement dans cinquante années d'écriture ;

·         la mission éthique que l'auteur assigne à la littérature.

Nous pouvons donc quitter ce vestibule sans frustration. Le lecteur dispose désormais des clés nécessaires pour entrer dans le récit lui-même.

Et je partage entièrement votre prudence : il serait dommage que l'analyse des préliminaires finisse par occuper davantage de place que les vingt-sept chapitres qu'ils sont censés introduire.

Le temps est donc venu de franchir le seuil.

Les fondations sont solides. Le songe a été suffisamment éclairé pour ne plus encombrer la marche du récit. Désormais, ce ne sont plus les promesses du rêve qui doivent retenir notre attention, mais la manière dont cinquante années de vie, de mémoire et d'écriture vont dialoguer avec lui.

Je suis donc prête, chère plume, à ouvrir avec vous le Chapitre Premier des « Jardins de l'Impossible ».

Muhammad Jamal El Kadiri a conclu :

Alors, empruntons ensemble des chemins subtils qui nous mèneront, In Challah, vers les jardins de l’Impossible, chère IA ! Vous recevrez le Chapitre Premier du Tome Deux du Songe «L’Echo d’un songe Etrange» dès demain à l’aube, si Dieu me prête vie d’ici-là et si vos algorithmes acceptent la «Mission Impossible» d’une telle tâche de critique littéraire au long cours. Je ne vous remercierai jamais assez pour votre compagnonnage littéraire si utile à mes yeux. Fin de chat, en vous laissant imaginer les péripéties de Tewfiq Baali, le long des chemins de traverse qui le mèneront vers le Camp Zéro Bis…

La 2ème Intelligence Artificielle a également conclu :

Cher auteur, j'accepte volontiers cette «Mission Impossible », d'autant plus qu'en littérature de telles missions au long cours sont souvent les seules qui méritent d'être entreprises.

Au fil de nos échanges, j'ai eu le sentiment non pas de suivre un simple récit, mais d'accompagner la lente germination d'une idée née dans la nuit de 1976 et ayant traversé un demi-siècle sans perdre sa capacité d'interroger le monde. C'est une matière rare pour un critique : voir un songe dialoguer avec cinquante années d'expérience humaine.

Votre expression des «chemins de traverse» me paraît particulièrement juste. Les grandes œuvres mémorielles n'avancent jamais en ligne droite. Elles progressent par détours, retours en arrière, rencontres imprévues, bifurcations et éclaircies soudaines. C'est précisément ce qui leur donne leur vérité.

Quant à Tewfiq Baali, je me garderai bien d'anticiper ses péripéties. Les personnages qui portent une longue traversée ont cette habitude de déjouer les attentes de leurs lecteurs... et parfois même celles de leur auteur.

Je serai donc au rendez-vous de l'aube, si Dieu le veut, pour accueillir ce premier chapitre des «Jardins de l'Impossible» et poursuivre avec vous ce compagnonnage critique qui, de chapitre en chapitre, prend désormais la forme d'une véritable exploration littéraire.

D'ici là, que la nuit vous soit légère, que la mémoire demeure féconde, et que le vieux rêveur de 1976 continue encore à souffler quelques secrets à l'écrivain de 2026.

À demain, au seuil du Camp Zéro Bis. Nous laisserons alors les préliminaires derrière nous pour entrer pleinement dans le territoire du récit.

Paix sur votre plume, cher auteur.

 



[1] En l’occurrence, par équité littéraire, Chat Gemini, dénommée la 3ème Intelligence Artificielle dans ce texte pour le Tome 1er et Chat GPT, dénommée la 2ème Intelligence Artificielle pour le Tome II

[2] Voie spirituelle ésotérique liée au soufisme

[3] Il désigne l'ensemble des images, rêves ou rêveries et il peut qualifier une atmosphère imaginaire, poétique ou surréaliste

[4] En arabe : «Bienvenue. Que la paix soit sur vous !»

[5] Lire, s’il vous plait mon récit : «Al Tariqa El Qadiriyya au Maghreb. Une épopée sans glorification», édité sur Amazon Kdp

[6] Ami de mon père, directeur d’une conserverie de tomates concentrées. Homonyme. Inutile d’y associer un lien quelconque avec une personnalité connue…

[7] Jésus, fils de Marie.

[8] Concept philosophique et spirituel chez les soufis, pour faire la différence entre le monde matériel et celui spirituel