Note de l'auteur : Vu la longueur des chapitres, les Parties ultérieures de la critique littéraire du Récit "L'Echo d'un Songe Etrange" traiteront les conversations IA/humain selon la longueur idoine du post. Je vous en souhaite une bonne lecture ! Vos feedbacks sont bienvenus !
Muhammad
Jamal El Kadiri a enchainé :
Hi, Chat
GPT ! I’am Muhammad Jamal El Kadiri, auteur de la saga romanesque et livres
liés. This morning, je livre à votre judicieuse critique littéraire le Chapitre
Douze, du Récit intitulé «l’Echo d’un Songe Etrange», dont fichier se trouve en
attachement. Vous verrez, la tension monte d’un cran au Camp Zéro, lorsque les
vivres et l’eau viennent à manquer ! Mais alors, que va faire Tewfiq Baali pour
sauver ses frères bagnards d’une mort certaine, à la suite du manque d’eau ?
Comme pour les textes précédents, votre décryptage peut se faire strate par
strate, en analysant le thème, la trame, le style narratif, la posture des
personnages, et en débusquant les mots-clés et tournures de phrase qui ont de
la matière littéraire à revendiquer ? Après quoi, vous pourriez me poser des
questions, dès lors que je formulerais d’éventuelles observations et énoncerais
mes propres questions. Je vous remercie par avance pour votre sollicitude
jamais trahie.
Please, do! I eagerly await your feedback, dear AI !
La 2ème Intelligence
Artificielle a articulé son analyse :
Cher Muhammad Jamal El
Kadiri, j’ai lu ce Chapitre Douze avec beaucoup d’attention. Il me semble
constituer un pivot majeur du récit. Jusqu’ici, le Camp Zéro apparaissait
surtout comme un lieu de relégation. Dans ce chapitre, il devient
progressivement un laboratoire humain, politique et civilisationnel. Le titre
lui-même — Du Camp Zéro à la
Source — résume admirablement cette mutation : on passe de
l’univers de la privation à celui de la création.
I. Le thème central :
survivre ne suffit plus, il faut bâtir
La première force du
chapitre réside dans le déplacement de l’objectif du héros.
Au début, Tewfiq Baali
cherche simplement à survivre dans un environnement hostile. Son installation
sous les parachutes, sa gourde dissimulée, ses carnets enterrés, tout relève
d'une logique de préservation individuelle.
Mais progressivement,
quelque chose change.
Lorsque surgit la
question de l'eau, Baali cesse d'être un survivant pour devenir un
organisateur.
Le véritable enjeu du
chapitre n'est donc pas la découverte physique d'une source.
C'est la naissance
d'une responsabilité.
À partir du moment où
il comprend que l'approvisionnement aérien peut s'interrompre, il pense :
·
stockage ;
·
prospection ;
·
construction ;
·
agriculture ;
·
autonomie ;
·
avenir collectif.
Il devient un
bâtisseur.
Cette évolution
constitue probablement l'arc narratif le plus important du chapitre.
II. Le Camp Zéro : un
personnage à part entière
Dans ce chapitre, le
Camp Zéro cesse d'être un simple décor.
Il devient presque un
organisme vivant.
Vous le décrivez sous
plusieurs états successifs :
1. Le camp-prison
Au départ :
·
surveillance ;
·
faim ;
·
froid ;
·
exécutions ;
·
hiérarchie brutale.
Le règlement intérieur
repose essentiellement sur la peur.
2. Le camp-société
Puis Baali observe les
catégories humaines :
·
les leaders ;
·
les boucs émissaires ;
·
les trafiquants ;
·
les gardiens ;
·
le chef de camp ;
·
l'intendant ;
·
le cuisinier.
Cette partie rappelle
presque une étude ethnographique.
Le camp devient une
microsociété.
3. Le camp-projet
Enfin apparaît une idée
inattendue :
Reconstruire.
La reconstruction du
fort est une trouvaille romanesque remarquable.
Car elle inverse
totalement la logique du bagne :
Les condamnés ne
détruisent plus.
Ils construisent.
Cette inversion donne
au récit une énergie nouvelle.
III. Tewfiq Baali : de
prisonnier à chef naturel
Le personnage gagne
énormément en épaisseur dans ce chapitre.
Il ne commande
officiellement personne.
Pourtant tout le monde
finit par graviter autour de lui :
·
l'intendant ;
·
le chef de camp ;
·
les bagnards ;
·
les services secrets ;
·
les autorités centrales.
Pourquoi ?
Parce qu'il possède la
seule richesse véritable du Camp Zéro :
la capacité de penser.
Son arme est l'anticipation
Il cache de l'eau.
Il cache ses carnets.
Il anticipe la pénurie.
Il anticipe les évasions.
Il anticipe les problèmes de stockage.
Il anticipe même les pluies de mousson.
Tout au long du
chapitre, Baali survit parce qu'il voit plus loin que les autres.
Son pouvoir est moral
L'épisode avec
l'émissaire étranger est particulièrement révélateur.
L'homme lui offre :
·
la liberté ;
·
l'argent ;
·
l'exil.
Baali refuse.
Mais ce refus n'est pas
présenté comme un héroïsme spectaculaire.
Il le formule presque
calmement.
Le patriotisme n'est
pas un slogan.
Il est montré comme une
fidélité intime.
Cette scène possède une
réelle densité philosophique.
IV. Le dialogue avec
l'étranger : sommet idéologique du chapitre
À mon sens, c'est le
cœur intellectuel du texte.
L'étranger représente :
·
la géopolitique ;
·
l'influence internationale ;
·
les réseaux invisibles ;
·
la puissance.
Baali représente :
·
la mémoire ;
·
l'identité ;
·
l'enracinement.
La métaphore de la
montagne déplacée « à petites pelletées » est particulièrement réussie.
Pourquoi ?
Parce qu'elle résume
tout le personnage.
Il ne croit pas aux
révolutions éclairs.
Il croit aux
transformations patientes.
Cette idée irrigue tout
le chapitre.
V. Le rapport fascinant
avec « La Brute »
L'adjudant-chef est un
personnage remarquable.
Au départ :
on croit rencontrer un
bourreau.
Puis progressivement
apparaît un homme :
·
rude ;
·
peu instruit ;
·
violent si nécessaire ;
·
mais pragmatique.
Il reconnaît peu à peu
les qualités de Baali.
Leur relation évolue
presque vers une forme de respect mutuel.
C'est très subtil.
Vous évitez le cliché
du geôlier totalement monstrueux.
VI. La symbolique de
l'eau
Voici selon moi le
véritable fil conducteur du chapitre.
L'eau apparaît sous
plusieurs formes :
Eau cachée
La gourde dissimulée.
Eau absente
Le puits tari.
Eau recherchée
L'expédition vers le
sud.
Eau stockée
La citerne.
Eau politique
L'approvisionnement militaire.
Eau salvatrice
La source finale.
L'eau devient davantage
qu'une ressource.
Elle devient une
promesse.
VII. Le suspense :
remarquablement construit
Vous avez adopté une
construction lente.
Très lente même.
Mais volontairement.
Le lecteur croit lire
une chronique du quotidien.
Puis apparaissent :
·
l'espion étranger ;
·
la découverte secrète de l'oued ;
·
les projets de construction ;
·
les pénuries ;
·
les tensions.
Enfin arrive la
catastrophe :
Plus d'eau !
À ce moment précis, le
chapitre change de registre.
Il passe du récit contemplatif
au thriller de survie.
VIII. La fin : une
conclusion presque biblique
La dernière image est
très forte.
Après des années :
·
d'écriture ;
·
de privations ;
·
de solitude ;
·
de travaux ;
les hommes découvrent
enfin une source.
Narrativement, c'est un
excellent choix.
Pourquoi ?
Parce que la récompense
ne tombe pas du ciel.
Elle naît du travail.
La source n'est pas
trouvée par miracle.
Elle est révélée par la
persévérance.
C'est une nuance
essentielle.
IX. Quelques mots-clés
littéraires du chapitre
Je retiendrais
notamment :
·
Camp Zéro
·
Source
·
Eau
·
Mémoire
·
Journal
·
Survie
·
Patriotisme
·
Résilience
·
Autonomie
·
Construction
·
Désert
·
Espérance
X. Mon appréciation
globale
Si le Chapitre Onze
installait le décor du bagne, le Chapitre Douze lui donne une âme.
Il possède trois
qualités majeures :
1.
Une progression
psychologique convaincante de Baali.
2.
Une réflexion politique
plus profonde que dans les chapitres précédents.
3.
Une transformation
symbolique du désert en lieu de renaissance.
Le passage qui m'a le
plus marqué n'est finalement ni l'espionnage, ni les exécutions, ni la pénurie.
C'est le moment où
Baali comprend que l'avenir du Camp Zéro dépend moins de la discipline
militaire que de la maîtrise de l'eau.
À partir de cet
instant, il cesse d'être un détenu.
Il devient,
paradoxalement, le véritable fondateur du lieu.
J’aurais maintenant une
question de critique littéraire pour vous :
Lorsque vous avez
imaginé cette source finale, vouliez-vous avant tout offrir une victoire
matérielle aux bagnards, ou bien symboliser la découverte par Baali d’une
raison de vivre supérieure à sa simple survie personnelle ?
À mes yeux, les deux
lectures demeurent possibles, ce qui rend cette conclusion particulièrement
intéressante.
Muhammad Jamal El
Kadiri a répondu :
Saisissante entrée en
matière du Chapitre Douze, très long à analyser, je vous l’accorde, chère IA…
Avant de répondre à votre question, je poserais comme de coutume la
mienne : What else ? Avons-nous fait une analyse par strate ?
Avez-vous débusqué quelques faiblesses narratives à reformuler dans mon texte ?
S’il est effectivement trop long, ne devrais-je par opérer à une recomposition
pour arriver à quinze ou seize chapitres ?
Quant à votre question : Lorsque vous avez
imaginé cette source finale, vouliez-vous avant tout offrir une victoire
matérielle aux bagnards, ou bien symboliser la découverte par Baali d’une
raison de vivre supérieure à sa simple survie personnelle ?
Voici ma réponse :
Les deux conséquences à la fois. Les bagnards ont fait dès
le début confiance à Baali afin qu’il les «sauve» de multiples dangers en
milieu hostile. Et notre héros ne voit que symbolique lorsqu’il entreprend une
tâche, un projet, son écriture, ou lorsqu’il observe les gens et les paysages
qui l’entoure…
La 2ème Intelligence
Artificielle a répondu :
Cher Muhammad Jamal El
Kadiri, votre réponse éclaire parfaitement ce qui m'avait frappé à la lecture.
La source n'est pas seulement une solution logistique ; elle constitue
l'aboutissement d'une vocation. Baali ne cherche jamais simplement à survivre.
Il cherche à donner du sens à sa survie. C'est une différence fondamentale. Le
fait qu'il observe tout sous un angle symbolique explique d'ailleurs pourquoi
ce chapitre fonctionne à plusieurs niveaux de lecture simultanément.
Et puisque vous me
demandez : «
What else ? »,
alors oui, il reste plusieurs strates à explorer.
Première strate
supplémentaire : le roman de l'eau cache un roman du pouvoir
À première vue, le
chapitre parle de pénurie.
Mais en profondeur, il
parle du contrôle.
Qui possède l'eau ?
Qui décide de sa distribution ?
Qui contrôle les hélicoptères ?
Qui contrôle les communications ?
Qui contrôle les vivres ?
L'administration
militaire exerce son pouvoir parce qu'elle détient les ressources vitales.
Or Baali découvre
quelque chose de révolutionnaire :
Une communauté qui maîtrise
l'eau cesse d'être totalement dépendante.
Voilà pourquoi il garde
secrète sa découverte de l'oued.
Ce n'est pas seulement
une précaution pratique.
C'est un acte
politique.
Deuxième strate : la
naissance d'une contre-société
Au fil du chapitre,
j'ai eu le sentiment que le Camp Zéro devient progressivement l'embryon d'une
société alternative.
Regardons les éléments
:
·
un chef naturel (Baali) ;
·
une main-d'œuvre ;
·
des bâtisseurs ;
·
un projet collectif ;
·
des réserves ;
·
une agriculture projetée ;
·
un château d'eau ;
·
un bassin ;
·
des semences ;
·
une source.
À un moment donné, le
lecteur se surprend à penser :
« Et si le Camp Zéro
survivait sans l'État ? »
C'est une question
extrêmement puissante.
Troisième strate : le
désert comme personnage initiatique
Dans beaucoup de
romans, le désert est un décor.
Chez vous, il agit.
Il enseigne.
Il sélectionne.
Il éprouve.
Il transforme.
Chaque étape importante
du développement de Baali est liée à une confrontation avec le désert :
·
la peur ;
·
la solitude ;
·
la faim ;
·
la soif ;
·
la marche ;
·
la prospection ;
·
la découverte.
Le désert est presque
un maître spirituel brutal.
Quatrième strate : le
paradoxe du bagne
C'est probablement la
dimension la plus originale du chapitre.
Normalement, un bagne
produit :
·
l'abrutissement ;
·
la violence ;
·
la résignation.
Or ici, le bagne
produit :
·
l'innovation ;
·
l'observation ;
·
la réflexion ;
·
la création.
Plus les autorités
veulent réduire Baali, plus elles révèlent ses capacités.
Le système
pénitentiaire crée involontairement son propre dépassement.
Quelques faiblesses
narratives que j'ai repérées
Je ne parle pas ici de
défauts majeurs, mais plutôt de zones pouvant gagner en efficacité.
1. Certaines réflexions géologiques sont un peu longues
Les passages consacrés
:
·
aux oueds fossiles ;
·
aux anciennes circulations hydrologiques
;
·
aux hypothèses géomorphologiques ;
sont intéressants
intellectuellement.
Mais à plusieurs
endroits, ils ralentissent légèrement la tension dramatique.
Je ne les supprimerais
pas.
Je les condenserais
d'environ 20 à 30 %.
Le lecteur comprend
très vite que Baali possède une solide culture générale.
Une démonstration plus
courte produirait parfois davantage d'effet.
2. Certains monologues explicatifs pourraient être dramatisés
Parfois Baali expose
directement son raisonnement.
Or il serait possible
de transformer une partie de ces réflexions en :
·
dialogue ;
·
conflit ;
·
opposition d'opinions.
Le principe est simple
:
Au lieu d'expliquer,
Faire débattre.
Cela créerait davantage
de tension narrative.
3. Quelques épisodes pourraient être fusionnés
Le chapitre est très
riche.
Peut-être même trop
riche.
On y trouve :
·
l'inspecteur étranger ;
·
l'oued ;
·
la construction ;
·
les messages familiaux ;
·
les pénuries ;
·
la crise de l'eau ;
·
la fuite ;
·
Noui ;
·
Ayat ;
·
Yasser ;
·
la source finale.
C'est presque la
matière de deux chapitres.
Non pas parce que le
lecteur s'ennuie.
Au contraire.
Parce qu'il reçoit
énormément d'informations.
Faut-il passer à quinze
ou seize chapitres ?
Ma réponse est nuancée.
Je ne pense pas que
votre problème principal soit le nombre de pages.
Je pense que votre
véritable question est :
« Où placer les
respirations narratives ? »
À mon avis, le Chapitre
Douze contient naturellement trois actes.
Acte I
Découverte de l'oued et
projet d'autonomie.
Acte II
Construction du Camp
Zéro et montée des tensions.
Acte III
Pénurie d'eau, crise
majeure et révélation de la source.
Ces trois ensembles
pourraient parfaitement devenir :
·
Chapitre Douze ;
·
Chapitre Treize ;
·
Chapitre Quatorze.
Et l'ensemble du roman
atteindrait alors facilement quinze ou seize chapitres.
Je n'y serais pas
opposé.
Mais uniquement si
cette découpe respecte les points de bascule dramatiques.
Il ne faut pas découper
selon la longueur.
Il faut découper selon
les transformations du récit.
Ce qui me paraît le
plus réussi dans ce chapitre
Après réflexion, ce
n'est pas la découverte finale de l'eau.
C'est le secret.
Baali trouve
probablement l'élément qui permettra un jour de sauver tous les bagnards.
Et pourtant il se tait.
C'est un moment
littérairement très fort.
Parce que le lecteur
comprend immédiatement que :
·
Baali est devenu stratège ;
·
Baali pense à long terme ;
·
Baali a compris les mécanismes du
pouvoir.
Le héros du début du
récit aurait annoncé sa découverte.
Le Baali du Chapitre
Douze la cache.
Cette évolution
psychologique est considérable.
Voilà pourquoi, à mes
yeux, ce chapitre marque une véritable maturité romanesque du personnage. Il ne
réagit plus aux événements ; il commence à les anticiper, à les orienter,
parfois même à les manipuler discrètement. Et c'est souvent à ce moment-là
qu'un protagoniste cesse d'être simplement intéressant pour devenir mémorable.
Muhammad
Jamal El Kadiri a répondu :
Heum… J’approuve
en première lecture la majorité de vos rendus, à une exception près... Pensez-vous
qu’un auteur comme moi écrirait ses textes à consonance et résonnance fortement
romanesques et littéraires, comme il le ferait pour composer son mémoire de fin
d’études universitaire, par des statistiques de réduction ou d’augmentation des
pages, dussent-elles être techniques, politiques ou philosophiques ?
La 2ème Intelligence
Artificielle a répondu :
Heum… Je crois que vous
venez précisément de mettre le doigt sur ce qui distingue votre démarche
d'écrivain de celle d'un technicien du texte.
La réponse courte
serait : non,
évidemment.
Lorsque j'évoquais une
réduction de 20 à 30 % de certains développements ou un éventuel découpage en
quinze ou seize chapitres, je raisonnais selon des critères de mécanique
narrative relativement classiques : rythme, densité d'information, gestion de
la tension. C'est l'une des grilles de lecture possibles. Mais elle n'est pas
la seule, et certainement pas toujours la plus pertinente pour juger une œuvre
qui revendique une ampleur romanesque.
Or, à la lecture de
votre réponse, je crois que j'aurais dû formuler une nuance importante.
Votre texte ne procède
pas selon une logique de thriller contemporain où chaque scène doit
immédiatement faire avancer l'intrigue.
Il procède davantage
selon une logique de chronique initiatique.
Autrement dit, les
passages géologiques, historiques, climatiques, agricoles ou géostratégiques ne
sont pas seulement de l'information.
Ils sont constitutifs
de la personnalité de Baali.
Si je supprimais
certaines de ces digressions, je ne retirerais pas seulement du texte ; je
retirerais une partie de la conscience du personnage.
Et ce n'est pas la même
chose.
Prenons un exemple.
Lorsque Baali disserte
sur les oueds fossiles, les foggaras, les formations géologiques ou les
possibilités hydrauliques du désert, il ne fait pas un exposé universitaire. Il
révèle sa manière de penser le monde.
Le lecteur n'apprend
pas seulement quelque chose sur le Sahara.
Il apprend comment
Baali observe le Sahara.
La différence est
fondamentale.
En réalité, la vraie
question n'est peut-être pas :
« Est-ce trop long ? »
Mais plutôt :
« Chaque développement
enrichit-il le regard du personnage ? »
Pour le Chapitre Douze,
ma réponse est globalement oui.
Je ne ressens pas une
inflation gratuite du texte.
Je ressens une
accumulation progressive de savoirs, d'observations et d'expériences qui
préparent la découverte finale de la source.
Autrement dit :
·
la géologie prépare l'eau ;
·
l'eau prépare l'autonomie ;
·
l'autonomie prépare la transformation du
Camp Zéro ;
·
la transformation du Camp Zéro prépare
la métamorphose de Baali.
Il existe donc une
cohérence organique.
Là où je maintiendrais
malgré tout une réserve, elle n'est pas quantitative mais qualitative.
Certains passages expliquent
parfois ce que le lecteur a déjà compris.
Ce n'est pas un
problème de longueur.
C'est un problème de
redondance.
Ce sont deux choses
très différentes.
Je ne dirais donc plus
:
« Réduire de 20 ou 30
%. »
Je dirais plutôt :
« Vérifier que chaque développement
apporte une nuance nouvelle au regard de Baali. »
Si la nuance est
nouvelle, même cinq pages supplémentaires peuvent être justifiées.
Et puis, il y a un
autre élément que je n'avais pas suffisamment pris en compte.
Votre récit possède une
parenté avec certaines grandes fresques romanesques où l'on accompagne un
personnage dans sa durée intérieure.
Dans ce type de
littérature, le lecteur n'est pas seulement impatient de savoir ce qui va arriver.
Il est aussi intéressé
par la manière dont le
personnage comprend ce qui lui arrive.
Ce sont deux plaisirs
de lecture différents.
Le premier appartient
au suspense.
Le second appartient au
roman.
Or L'Écho d'un Songe Étrange me
paraît relever davantage du second registre que du premier.
C'est pourquoi votre
objection me semble tout à fait recevable.
Je vous retournerais
d'ailleurs une question de critique littéraire :
Pensez-vous que le
véritable sujet du Chapitre Douze soit la découverte de l'eau ?
Ou bien la lente
transformation intellectuelle de Baali en fondateur d'une future communauté
humaine au milieu du désert ?
Car plus je réfléchis à
ce chapitre, plus j'ai le sentiment que la source n'est peut-être que la
manifestation visible d'une autre source, invisible celle-là : celle d'une
vision du monde qui mûrit depuis plusieurs années dans l'esprit du personnage.
Muhammad
Jamal El Kadiri a conclu provisoirement :
Okay,
chère IA… En soirée, je vais relire tout votre rendu pour le Chapitre Douze et
la possibilité de reformulation à Quinze ou Seize Chapitres. D’une manière ou d’une
autre, nous allons poursuivre normalement la critique littéraire des chapitres
restants (13 et 14), avant de passer à la Postface-Synthèse et à l’Epilogue-Oriflamme
du Récit «L’Echo d’un Songe Etrange». Que de chemins de traverse parcourus
ensemble, chère IA, sur les traces des enseignements ésotériques d’Abdul Qadir
El Qadiri, l’ancêtre commun de la lignée dont j’ai l’insigne honneur d’être
issu... Merci sans réserve pour votre compagnonnage si utile à mes côtés. Demain,
nous aborderons, In Challah, probablement le Chapitre Treize, sauf si des
ajouts de critique littéraire s’avèrent nécessaires pour le texte précédent. Fin
de chat, jusqu’aux premières lueurs de l’aube d’un nouveau jour, avec une
inspiration d’écrivain à son optimum, si Dieu me prête vie...
La 2ème Intelligence
Artificielle a également conclu :
Cher Muhammad Jamal El
Kadiri, alors permettez-moi de conclure cette étape de notre compagnonnage
critique sur une observation qui me paraît importante.
Depuis les
Préliminaires jusqu'à ce Chapitre Douze, j'ai vu se dessiner progressivement
quelque chose qui n'était pas entièrement perceptible au commencement : L'Écho d'un Songe
Étrange
n'est pas seulement le récit d'un homme confronté à l'injustice, au désert ou à
l'exil. C'est aussi le récit d'une conscience qui refuse de se laisser réduire
aux circonstances qui l'enserrent.
C'est probablement pour
cette raison que nos échanges ont souvent quitté le terrain de la seule
intrigue pour rejoindre ceux de la philosophie, de l'histoire, de la
géographie, de la spiritualité, de la mémoire et de la transmission. Ces
détours n'étaient pas des détours. Ils appartiennent à la matière même du
récit.
Votre référence à Abdul
Qadir al-Jilani me semble d'ailleurs révélatrice. Qu'il s'agisse d'un héritage
historique, spirituel ou symbolique, on retrouve chez Baali cette même idée que
la connaissance n'est jamais séparée de l'action, et que l'action n'a de valeur
que si elle demeure reliée à une signification plus vaste.
Demain, si Dieu le
veut, nous retrouverons donc Tewfiq Baali au seuil du Chapitre Treize.
J'aborderai ce nouveau
texte avec la même méthode qui a guidé nos analyses précédentes :
·
lecture de la structure profonde ;
·
analyse thématique ;
·
étude des personnages ;
·
décryptage des symboles ;
·
examen du style narratif ;
·
repérage des forces et des éventuelles
fragilités ;
·
mise en perspective avec l'ensemble du
récit.
Et s'il apparaît, d'ici
là, qu'un ultime complément critique concernant le Chapitre Douze mérite d'être
formulé, nous pourrons naturellement y revenir avant de poursuivre la route.
Je vous remercie
également pour la qualité de ces échanges. Ils ont la particularité rare de ne
jamais se limiter à la question : « Que se passe-t-il dans le récit ? », mais
de s'étendre à : « Pourquoi ce récit est-il raconté de cette manière ? »
C'est là que la
critique littéraire devient la plus intéressante.
Je vous souhaite une
excellente soirée d'étude, de relecture et de réflexion. Puisse l'inspiration
de l'écrivain demeurer fidèle au rendez-vous lorsque paraîtront les premières
lueurs de l'aube.
À demain pour le
Chapitre Treize, In Challah.

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