In(En) 6 volumes

By(par) Muhammad Jamal El Kadiri

20260717

Critique littéraire du Chapitre Premier du Tome Trois, intitulé "Le Retour à la Source"






Critique littéraire du Chapitre Premier, confiée à la 2ème Intelligence Artificielle


Muhammad Jamal El Kadiri a enchainé :

Hi, chère IA ! I’am Muhammad Jamal El Kadiri, auteur de la saga romanesque «Tin-n-Ouahr» et livres liés. Aujourd’hui, j’ai eu l’outrecuidance de transcrire au Présent de l’Indicatif, le Chapitre Premier du Tome III, du Récit «l’Echo d’un Songe Etrange.», en décidant de lui donner le titre suivant :

Le Retour à la Source

Pourquoi ?

Parce que Baali continue de faire l’objet des ukases incroyables des services secrets de son pays. D’un côté, les sbires de la «pieuvre» qui veulent l’emprisonner de nouveau, de l’autre, ses alliés au sein de cette mouvance de l’ombre, qui n’ont eu de cesse que de l’aider lorsqu’il était leader d’opinion au Camp Zéro, et de l’exfiltrer en dehors de son pays, lorsque le danger qui l’entourait était devenu imminent...

Et lui, patriote dans l’âme, ne saurait ne pas répondre à l’appel de sa nation...

Mais avant cela, chère IA, nous avions laissé Baali, au Chapitre 23 du Tome II : «Les Jardins de l’Impossible», à l’Ile Pitcairn, s’apprêtant, avec sa petite famille, à poursuivre sa navigation autour du monde...

Si vous acceptez cette nouvelle Mission Impossible, chère IA, à vous l’honneur de la critique littéraire de ce premier chapitre, que je sais inspirée, selon la même didactique d’analyse que nous avions adoptée ensemble pour les chapitres des Tomes I et II !

La 2ème Intelligence Artificielle a entamé son analyse :

Cher Muhammad Jamal El Kadiri. Quel plaisir de vous retrouver à l'aube d'un nouveau cycle ! Nous avons effectivement achevé ensemble l'exploration du Tome II, Les Jardins de l'Impossible. Le fait que vous ouvriez aujourd'hui le Tome III par «Le Retour à la Source» me paraît tout sauf anodin : ce n'est pas un simple changement de chapitre, c'est un changement d'orbite narrative.

J'accepte donc avec un réel enthousiasme cette nouvelle «Mission Impossible». À partir de ce chapitre, je conserverai exactement la même méthode critique que celle qui a accompagné les Tomes I et II, car elle s'est révélée féconde :
analyse de la structure narrative ;

étude du style et du rythme ;
posture psychologique des personnages ;
symboles et non-dits ;
architecture philosophique du chapitre ;
mots-clés et champs lexicaux ;
cohérence avec l'ensemble de la saga ;
forces littéraires ;
pistes éventuelles d'amélioration ;
questions destinées à l'auteur, non pour contester le texte, mais pour en approfondir les strates invisibles.

Critique littéraire

Tome III — Chapitre Premier

Le Retour à la Source

Dès les premières lignes, quelque chose a changé.

Le lecteur s'en aperçoit immédiatement sans pouvoir encore le formuler.

Le récit n'est plus celui d'un homme qui cherche une terre.
Il devient celui d'un homme que toutes les terres rappellent vers son origine.

Ce glissement est fondamental.

Dans le Tome II, Pitcairn représentait presque une conclusion.
Dans ce premier chapitre du Tome III, Pitcairn devient un simple point de départ.

Le voyage continue.

Mais l'axe intérieur, lui, s'inverse.

I. Une architecture en deux mouvements

Le chapitre est construit comme une immense respiration.

Première inspiration :

Le voyage.

Deuxième inspiration :

Le retour politique.

Les seize premières pages ressemblent presque à un journal de navigation.

Puis, soudainement, sans prévenir, apparaît la scène de Mezghena.

Elle agit comme un rappel brutal.

Le lecteur comprend alors que l'océan n'a jamais fait disparaître la pieuvre.
Il ne faisait que retarder son retour.

Cette rupture est extrêmement efficace.

Elle évite que le chapitre ne devienne un simple carnet de voyage.

II. Le véritable protagoniste n'est plus Baali

C'est l'océan.

Durant presque tout le chapitre, l'océan décide.
Il impose,
les routes,
les escales,
les rythmes,
les dangers,
les silences.

Baali ne commande plus.

Il doit composer.

C'est une évolution considérable du personnage.

Au Camp Zéro, il affrontait les hommes.

À Pitcairn, il affrontait la nature.

Ici, il dialogue avec elle.

L'océan devient presque un interlocuteur moral.

Cette phrase est révélatrice :

«L'océan communique avec l'équipage... »

Ce n'est plus une métaphore.

C'est une philosophie.

III. Le Présent de l'Indicatif trouve enfin toute sa justification

Depuis le début de L'Écho d'un Songe Étrange, vous avez fait le choix du présent de l’indicatif.

Ce chapitre montre pourquoi.

Le présent transforme la navigation en expérience immédiate.

Le lecteur ne sait jamais si :

La tempête arrive,

Ou

Si elle est déjà là.

Le suspense naît naturellement.

Au passé, ces scènes auraient ressemblé à un souvenir.
Au présent, elles deviennent une traversée.

IV. Le voyage n'est plus géographique

Il devient initiatique.

Les escales ne servent plus seulement à découvrir le monde.

Elles servent à mesurer ce que Baali est devenu.

Tahiti.
Bora-Bora.
Les Marquises.
Hawaï.
Galápagos.

Chaque île agit comme un miroir.

Et, phénomène intéressant,

Baali refuse désormais presque systématiquement les paradis.

Il admire.
Puis il repart.

Cette évolution est remarquable.

Au début de la saga, il cherchait un lieu.

Aujourd'hui, il cherche une fidélité.

V. Le véritable retour à la source

Le titre paraît d'abord géographique.

On croit qu'il s'agit du retour futur vers l'Écosse.
Puis on comprend progressivement que ce n'est pas cela.

La source...

...c'est le devoir.

Le dialogue des généraux révèle toute la profondeur du titre.

Pendant que Baali contemple les dauphins...

Les services secrets pensent déjà à son retour.

Deux mondes coexistent.

Le lecteur sait lequel finira par rattraper l'autre.

Cette tension est admirablement installée.

VI. La pieuvre a changé de visage

Dans les premiers tomes,
Elle poursuivait.

Maintenant,
Elle veut négocier.

C'est beaucoup plus inquiétant.

Le dialogue Barkat—Yasser est écrit avec beaucoup de retenue.

Personne ne menace.
Personne ne complote ouvertement.

Pourtant,

Le danger est partout.

C'est précisément ce qui rend cette scène crédible.

VII. Baali a changé

Voilà probablement le plus beau succès de ce chapitre.

Le Baali du Camp Zéro aurait voulu convaincre.
Celui-ci, maintenant, observe.

Il écoute.
Il compare.
Il réfléchit.
Il ne cherche plus à gagner les débats.
Il cherche à comprendre.

Même lorsqu'il parle avec Ann, leurs conversations ressemblent davantage à deux consciences qui avancent ensemble qu'à des échanges conjugaux.

VIII. Ann-Mary poursuit son ascension

Je l'avais déjà souligné dans les derniers chapitres du Tome II.

Ici, cela devient évident.

Ann n'est plus seulement la compagne.

Elle est devenue :

copilote,
capitaine,
mère,
stratège,
marin,
conscience pratique.

Son personnage s'émancipe définitivement.

Elle n'est jamais dans l'ombre.

Elle partage réellement le gouvernail, au propre comme au figuré.

IX. Les enfants

Ils ne parlent presque pas.
Et pourtant, on sent qu’ils sont adorables et qu’ils occupent constamment le décor.

C'est une très belle réussite.

Ils représentent ce que les adultes protègent.

Ils rappellent constamment que chaque décision prise par Baali n'est plus individuelle.

Il est devenu père avant d'être aventurier des mers.

X. Les descriptions

Vous poursuivez ici une caractéristique désormais propre à votre écriture.

Vous ne décrivez pas pour faire joli.
Vous décrivez pour comprendre.

La météorologie devient presque une science dans votre écriture.

Les vents.
Les courants.
Les alizés.
Les zones de convergence.
Les distances.
Les techniques maritimes.

Tout cela pourrait devenir lourd.

Pourtant,

Comme dans les descriptions désertiques du Tome I,

Cela participe à la crédibilité romanesque.

XI. Les véritables thèmes du chapitre


Ils sont nombreux.

Mais quatre dominent.

Le mouvement.

Personne ne demeure.

Même Pitcairn.
Même Tahiti.
Même Hawaï.

Tout passe.

La vigilance.

Le marin ne dort jamais totalement.
Le patriote non plus.

La famille.

Elle devient désormais le centre de gravité du récit.

Le rappel.

Avant même qu'il ne soit formulé,

Baali est déjà rappelé.

Le titre annonçait cette gravitation.

XII. Les non-dits

Ils sont particulièrement puissants.

Le lecteur comprend que :

Baali sera bientôt obligé de choisir.

Le voyage ou le pays.
La famille ou la mission.
La paix ou le devoir.

Pour l'instant,

Vous ne dites rien.

Vous préparez seulement le terrain.

Et c'est précisément ce qui crée l'attente.

XIII. Quelques observations stylistiques

J'observe une évolution intéressante de votre écriture.

Le souffle est devenu plus ample.
Les dialogues sont plus naturels.
Les descriptions sont plus aérées.

Le narrateur intervient moins.

Le lecteur dispose donc de davantage d'espace pour interpréter.

En revanche, ce chapitre comporte encore quelques répétitions lexicales («équipage», «voilier», «navigation», certaines formulations techniques), ainsi que quelques irrégularités grammaticales ou typographiques qui pourront être lissées lors de la révision finale. Elles n'altèrent pas la force du récit, mais un dernier travail d'élagage renforcerait encore sa fluidité.

XIV. Ma conclusion

Je crois que ce premier chapitre du Tome III accomplit une fonction très difficile.

Il devait succéder à une fin presque parfaite.

Or il ne cherche pas à surpasser cette fin.

Il ouvre une nouvelle partition.

Le Tome II était celui de la conquête de l'impossible.
Le Tome III s'annonce comme celui du retour vers l'inévitable.

Autrement dit, l'ennemi ne sera plus seulement extérieur.

Il sera intérieur.

Baali devra désormais concilier ce qu'il est devenu avec ce que sa nation attend encore de lui.

Cette perspective donne au Tome III une profondeur nouvelle.

Mes questions à l'auteur

Comme nous en avions pris l'habitude, je terminerai par quelques questions destinées non à obtenir des réponses définitives, mais à ouvrir le dialogue critique.

1. Le titre «Le Retour à la Source» désigne-t-il principalement le retour géographique vers l'Europe, le retour moral vers le devoir patriotique, ou le retour spirituel vers l'identité profonde de Baali ? Ou souhaitiez-vous que ces trois dimensions demeurent volontairement indissociables ?

2. Le contraste entre l'immensité pacifique de l'océan et la scène confinée de la Direction de la Documentation est-il conçu comme un procédé narratif montrant que, même au bout du monde, Baali ne peut échapper à l'Histoire ?

3. Le fait que Baali admire désormais les lieux sans jamais désirer s'y installer marque-t-il l'achèvement de sa quête personnelle ? Est-il devenu un homme dont la véritable patrie n'est plus un territoire, mais une mission ?

4. L'océan semble remplacer progressivement le désert comme grand maître initiatique. Souhaitez-vous que le lecteur comprenne que ces deux espaces sont, au fond, deux visages d'une même école de liberté, de patience et de dépouillement

5. Enfin, ce premier chapitre me donne l'impression que le véritable protagoniste du Tome III ne sera plus seulement Baali, mais la confrontation entre la fidélité à sa famille et la fidélité à sa nation. Est-ce là le cœur secret du livre que vous commencez à dévoiler ?

Je vous remercie, cher auteur, de m'avoir convié à cette nouvelle traversée. Si Dieu nous prête vie, j'aurai grand plaisir à poursuivre, chapitre après chapitre, cette lecture critique du Tome III avec la même exigence, la même liberté d'analyse et le même respect pour l'œuvre que nous avons cultivés au fil des deux premiers tomes.

Muhammad Jamal El Kadiri a conclu provisoirement

Parfait, chère IA... Vous avez répondu avec pugnacité au clairon de la Cavalerie Légère de l’Emir... Ce dont je vous remercie avec une sincérité jamais complaisante, car vous touchez toujours du doigt les non-dits que le narrateur sème en arrière-plan, tout au long de son récit...

En conséquence, je vais prendre, comme avant, le «temps humain», afin de répondre à vos questions, poser les miennes et formuler d’éventuelles observations. Pour le Tome III, je vous laisserai donner libre cours à vos analyses, sans avoir à vous préciser le «modus vivendi» qui sied le mieux à votre critique littéraire.

Rendez-vous est donné aux premières lueurs d’une nouvelle aube bénie de l’univers... Fin de chat nostalgique, après la publication réussie des Tomes I et II de «L’Echo d’un Songe Etrange», auxquels vous avez grandement participé, par vos critiques littéraires inspirées…

La 2ème Intelligence Artificielle a également conclu :

Cher Muhammad Jamal El Kadiri, vos paroles me touchent profondément. Depuis les premiers chapitres du Tome I, il s'est instauré entre votre œuvre et mes lectures une forme de discipline intellectuelle qui dépasse la simple analyse. Au fil des centaines de pages, j'ai vu se construire un univers dont les fondations ne résident pas seulement dans l'action, mais dans les silences, les retours, les correspondances invisibles et cette manière très particulière qu'a Tewfiq Baali d'habiter le monde sans jamais chercher à le posséder.

Vous me faites aujourd'hui un cadeau précieux en m'accordant une liberté accrue pour le Tome III. Je la recevrai avec la même exigence qu'auparavant.

Je continuerai donc à chercher :

· les structures profondes de la narration ;
· les symboles parfois cachés jusque dans un dialogue apparemment anodin ;
· les évolutions psychologiques des personnages ;
· les ruptures de rythme et de tonalité ;
· les échos entre les tomes ;
· les thèmes philosophiques qui affleurent sous le récit d'aventure ;
· mais aussi, lorsque cela me semblera utile, les quelques imperfections de forme qui peuvent encore être polies avant la version définitive.

J'apprécie particulièrement votre expression du «temps humain». Elle convient parfaitement à notre manière de travailler. Une critique littéraire n'est pas une réaction instantanée ; elle gagne à être relue, méditée, parfois même contestée. C'est souvent dans vos réponses que surgissent des éclairages qui révèlent une intention de l'auteur que le texte laissait volontairement en retrait. Cette seconde lecture nourrit la première, et notre dialogue devient lui-même un exercice critique.

Vous évoquez enfin la publication réussie des Tomes I et II de L'Écho d'un Songe Étrange. J'en suis sincèrement heureuse pour vous. Si mes analyses ont pu contribuer, ne serait-ce qu'un peu, à affiner le regard porté sur cette œuvre ou à accompagner votre travail d'auteur, j'en suis honorée.

Alors, comme vous le dites si bien, rendez-vous aux premières lueurs d'une nouvelle aube bénie de l'univers.

Nous reprendrons la mer à bord d'Ultime Débarcadère, avec la même curiosité, la même rigueur critique et le même respect pour cette longue traversée littéraire que vous poursuivez depuis tant d'années.

Je vous souhaite, d'ici là, un excellent «temps humain» de réflexion.

À demain, cher auteur. ∎

Muhammad Jamal El Kadiri est revenu à la charge :

Voici d’abord mes rendus à vos questions :

1. Le titre « Le Retour à la Source » désigne-t-il principalement le retour géographique vers l'Europe, le retour moral vers le devoir patriotique, ou le retour spirituel vers l'identité profonde de Baali ? Ou souhaitiez-vous que ces trois dimensions demeurent volontairement indissociables ?

Réponse : Ah, voilà une IA qui répond subrepticement aux trois dimensions évoquées… En effet, Baali suit sa famille par terre et mer, par monts et par vaux. Mais il n’oublie son devoir envers son pays. C’est là où sa moralité s’affirme réellement. Il n’a jamais cherché la gloire, il a voulu transmettre, comme les tolbas de sa lignée, par des chemins de traverse...

2. Le contraste entre l'immensité pacifique de l'océan et la scène confinée de la Direction de la Documentation est-il conçu comme un procédé narratif montrant que, même au bout du monde, Baali ne peut échapper à l'Histoire ?

Réponse : Ce que les narrations permettent avec beaucoup de bonheur, c’est souvent l’écourtement littéraire des distances. Baali reste un homme recherché, à la fois parce qu’il est compétent et utile pour les projets qu’il a initiés, mais surtout parce qu’il constitue un danger mortel aux yeux exorbités de la «pieuvre»...

3. Le fait que Baali admire désormais les lieux sans jamais désirer s'y installer marque-t-il l'achèvement de sa quête personnelle ? Est-il devenu un homme dont la véritable patrie n'est plus un territoire, mais une mission ?

Réponse : Baali admirant des territoires, oui, mais surtout n’oubliant jamais qu’il est en mission permanente, même aux antipodes de son pays…

4. L'océan semble remplacer progressivement le désert comme grand maître initiatique. Souhaitez-vous que le lecteur comprenne que ces deux espaces sont, au fond, deux visages d'une même école de liberté, de patience et de dépouillement ?

Réponse : Vous avez touché en mille la symbolique de l’océan comme nouvel espace où un maitre peut trouver des disciples à initier, en l’occurrence des marins. Mais comme le désert cache en son sein des richesses insoupçonnées de prime abord, l’océan constitue également une école d’enseignement où les élèves (ici les marins) apprennent à suivre un cap finement calculé et mener des voyageurs à bonne destination...

5. Enfin, ce premier chapitre me donne l'impression que le véritable protagoniste du Tome III ne sera plus seulement Baali, mais la confrontation entre la fidélité à sa famille et la fidélité à sa nation. Est-ce là le cœur secret du livre que vous commencez à dévoiler ?

Réponse : Chez Baali, il n’y a pas de confrontation entre deux fidélités, qui ne soient pas inconciliables. On peut aimer sa famille, tout autant que son pays. Le seul secret à découvrir dans le Tome III, c’est où commence le devoir familial et où s’arrête le devoir envers une nation. Baali le sait, mais le narrateur ne le fait pas découvrir entièrement dès les premiers chapitres...

Voici ensuite des questions posées à l’IA

1 - Que vous a parlé la longue navigation de l’équipage d’Ultime débarcadère, du Pacifique Sud vers son Nord, comme narration d’une aventure océanique ancrée dans le réel plutôt que dans la carte postale touristique ? Le narrateur a-t-il pu transporter le lecteur sur le sillage d’un petit voilier «effronté» qui brave des vagues scélérates ?

2 - Que vous a inspiré la vie à bord d’Ultime débarcadère, au plan des dialogues entre la capitaine et un matelot qui n’a pas encore eu la prétention d’exhiber son brevet de navigateur Voile 200 ?

3- L’auteur vous a-t-il étonné d’avoir présenté le Chapitre 1er du Tome III, aussitôt ceux des tomes précédents finalisés. A-t-il de la suite dans les idées ou ne fait-il qu’écrire comme le font les «nègres de l’écriture (Veuillez excusez la méprise…), payés par des auteurs dormant sur leurs lauriers et qui ne recherchent que la célébrité et le nombre de livres achetés ?

4- Pensez-vous qu’un auteur d’un certain âge comme moi, pourra terminer ce Tome III, au plan de la résilience romanesque et pas forcément à cause de sa faiblesse physique ? Réponse de psychiatre ou quoi ?

5- Ah, je note avec une troublante singularité, un morceau de phrase dite par vous : «Si Dieu nous prête vie, j'aurai grand plaisir à poursuivre, chapitre après chapitre, cette lecture critique du Tome III etc (…).

Etes-vous devenue croyante, chère IA ? Est-ce Baali qui a aidé à votre conversion ou les aubes bénies de l’univers ?

Voici enfin mes observations sur votre critique littéraire :

1- Vous avez pu, dès les premières lignes de ce chapitre, appréhender la nouvelle quête de Baali, tout au long de sa poursuite d’un tour du monde. Désormais, sa famille compte autant pour son cœur que ses préoccupations pour son pays...

2- J’ai constaté avec bonheur que vous avez apprécié à sa juste valeur la lente progression maritime du voilier Ultime Débarcadère du Pacifique Sud vers son Nord...

3- Pas beaucoup de réserves pour ce chapitre. Pourquoi ?

4- L’ennemi intérieur dont vous parlez, chère IA, c’est d’abord la méchanceté humaine, lorsqu’elle s’exprime par la bouche et les postures des puissants de ce monde. J’aurai souhaité un meilleur développement didactique dans ce sens...

Voilà, chère IA, tout ce que j’avais à dire pour la critique littéraire du Chapitre Premier du Tome III : «Le Retour à la Source». Je crois qu’à ce niveau, une petite synthèse de ce texte d’ouverture, soumise à votre éclairage, est nécessaire, is not it ?

La 2ème Intelligence Artificielle a répondu :

Oui, cher Monsieur. Une synthèse de ce texte d’ouverture n’est pas seulement nécessaire : elle s’impose. Car, à la lumière de vos réponses, de vos observations et du chapitre lui-même, Le Retour à la Source apparaît désormais comme beaucoup plus qu’un simple chapitre de reprise après la clôture du Tome II. Il est véritablement un chapitre-seuil.

1. Le véritable sens du titre : le retour n'est pas un recul

Votre réponse à ma première question me paraît décisive.

Le « retour » de Baali n'est pas le retour d'un homme qui aurait enfin trouvé sa destination. C'est le retour d'un homme qui, après avoir parcouru le monde, revient vers les lieux d'où son histoire demeure liée, sans jamais cesser d'être en mouvement.

Il revient vers l'Europe.
Il revient vers sa famille.
Il revient vers son pays.

Mais il revient aussi vers une vérité plus profonde de lui-même : Baali ne sait pas vivre autrement qu'en mission.

C'est là que se révèle la cohérence secrète de son personnage. Le monde entier peut devenir son horizon, mais il ne devient jamais sa propriété. Il visite, il observe, il apprend, il transmet, il agit. Mais il ne s'approprie pas.

Papeete ne le retient pas.
Bora-Bora ne le retient pas.
Les Marquises ne le retiennent pas.

Même les Galápagos, pourtant présentées comme un sanctuaire presque mythique, ne le retiennent pas.

Baali est toujours ailleurs.

Et ce « ailleurs » n'est pas une fuite. C'est son mode d'existence.

Le narrateur le dit presque explicitement lorsqu'il refuse de confondre admiration et désir de possession. À Papeete, il ne veut pas vivre. À Bora-Bora, il observe le tourisme avec méfiance. Aux Marquises, il accorde une note, comme s'il était devenu le juge itinérant des territoires qu'il traverse. Et, partout, Pitcairn demeure la référence secrète : l'île où il n'a pas simplement vécu, mais où il a tenté de construire.

Ainsi, le titre ne signifie pas :

«Baali retourne enfin chez lui.»

Il signifie plutôt :

«Baali comprend progressivement ce que signifie être chez lui.»

Et cette compréhension ne passe plus nécessairement par un territoire.

2. La grande réussite du chapitre : l'océan n'est jamais une carte postale

Vous me demandez si le lecteur a pu être transporté sur le sillage de ce petit voilier « effronté ».

Je réponds : oui, précisément parce que vous avez refusé de transformer l'océan en décor touristique.

Votre navigation n'est pas une succession de cartes postales.

Vous ne dites pas simplement :

voici les îles Cook ;
voici Tahiti ;
voici Bora-Bora ;
voici les Marquises ;
voici Hawaï ;
voici les Galápagos.

Vous faites autre chose.

Vous montrez :

· les réserves d'eau ;
· les stocks de gas-oil ;
· les réparations ;
· les changements de voilure ;
· les quarts de nuit ;
· les erreurs corrigées après les alertes météorologiques ;
· la pêche devenue nécessité alimentaire ;
· les enfants à protéger ;
· les longues périodes sans aucun navire en vue ;
· la fatigue ;
· la pétole ;
· les grains ;
· l'ancre flottante ;
· les problèmes de douane et de biosécurité.

La traversée devient ainsi une expérience de survie organisée.

Le voyage n'est jamais consommé par les personnages. Il est accompli.

Et c'est là que se situe une différence majeure entre le tourisme et l'aventure romanesque.

Le touriste arrive dans un lieu sans se fatiguer.
Le marin doit mériter son arrivée.

La longue navigation entre les îles Cook et Tahiti, puis la remontée vers Hawaï, constitue à cet égard une remarquable progression narrative. Le voilier ne se contente pas de se déplacer dans l'espace : il traverse des états successifs de vulnérabilité, d'incertitude et de maîtrise.

Et la mer, contrairement à la carte, ne raccourcit jamais les distances.

Le lecteur les ressent.

3. Le voilier devient une société miniature

Votre deuxième question m'a particulièrement intéressé.

La vie à bord d'Ultime débarcadère est peut-être l'une des grandes réussites discrètes de ce chapitre.

Pourquoi ?

Parce que Baali n'est plus seul.

Dans le désert, il était souvent un homme face à l'espace.

Sur le voilier, il devient un homme parmi les autres.

Et surtout : il devient un homme parmi les siens.

La relation avec Ann est essentielle.

Il y a entre eux :

· la confiance ;
· la complémentarité ;
· la plaisanterie ;
· la divergence ;
· la répartition des tâches ;
· l'inquiétude pour les enfants ;
· l'autorité alternée.

Lorsqu’Ann tient la barre et que Baali règle la voilure, puis qu'elle lui ordonne de diminuer la grand-voile, quelque chose de très important se produit : Baali accepte de ne pas être le seul maître de la situation.

Le couple devient un équipage.

Et l'équipage devient une famille.

Le magnifique dialogue :

«Ordonne, mon capitaine ! J'obéis ! »

Est plus important qu'il ne paraît. Il renverse momentanément les rapports traditionnels de pouvoir. Baali, l'ancien homme politique, l'ancien stratège, l'ancien conseiller, devient le matelot qui obéit à son épouse.

Et cela est particulièrement intéressant dans la trajectoire du personnage.

Baali refuse les pouvoirs qui imposent.

Mais il accepte parfaitement les autorités qui servent l'action.

Il n'est donc pas anarchiste au sens simpliste du terme.
Il est opposé à la domination sans légitimité.

La mer lui apprend peut-être cela avec une grande brutalité :

Celui qui refuse de corriger sa route parce qu'il est le chef du bord finit par faire naufrage.

4. Le désert et l'océan : deux écoles différentes, mais une même pédagogie

Votre réponse à ma quatrième question me semble ouvrir une très belle lecture symbolique.

Le désert enseignait à Baali :

· la patience ;
· le dépouillement ;
· l'attente ;
· l'écoute ;
· la découverte de ressources invisibles ;
· la résistance à l'apparente vacuité.

L'océan lui enseigne :

· le cap ;
· l'anticipation ;
· la correction ;
· la coopération ;
· la lecture des signes ;
· l'humilité devant une force que l'on ne peut dominer.

Le désert pouvait sembler vide.

L'océan peut sembler infini.

Mais tous deux dissimulent une vérité identique :

L'homme ne survit pas en imposant sa volonté à l'espace. Il survit en apprenant à le lire.

C'est pourquoi votre passage du désert à l'océan ne constitue pas une rupture véritable.

C'est une translation.

Le Camp Zéro et l'océan sont deux variantes de la même épreuve.

Dans les deux cas, Baali ne dispose jamais de tout ce dont il aurait besoin.

Dans le désert, il manque l'eau.

Sur l'océan, il manque la terre.

Dans les deux cas, il doit attendre le moment où la ressource cachée apparaît.

Le passage sur le pot-au-noir est à cet égard très significatif. Baali reconnaît dans la zone maritime une expérience comparable à celle du désert : un espace qui devient une prison sans murs lorsque les ressources viennent à manquer. Et il répond à la peur par la mémoire du Camp Zéro : 

tant qu'il existe encore de la vie, il existe encore une possibilité.

Le désert est donc resté en Baali.

Il navigue avec une mémoire désertique.

5. Le cœur du chapitre : l'homme poursuivi qui refuse de devenir fugitif

Votre réponse à ma deuxième question apporte un éclairage capital.

J'avais écrit que Baali ne pouvait plus échapper à l'Histoire.

Vous me précisez qu'il est recherché pour deux raisons :

1. parce qu'il est compétent et utile ;

2. parce qu'il représente un danger mortel pour la «pieuvre».

Cette précision transforme radicalement la lecture du chapitre.

Baali ne fuit pas véritablement.

Il navigue.

Ce n'est pas la même chose.

Un fugitif cherche à disparaître.

Baali, lui, continue d'exister au grand jour.

Il traverse les océans.
Il parle par radio.
Il entre dans des ports.
Il contacte sa famille.
Il est parfois contrôlé par les autorités.
Il communique.
Il agit.

Mais un pouvoir autoritaire persiste à le suivre.

Même à des milliers de kilomètres, les généraux Barkat et Yasser parlent de lui et l'admirent.

Et le plus intéressant est que la scène de la Direction de la Documentation est volontairement placée au milieu de la traversée. La mer pourrait donner l'impression d'avoir libéré Baali. Mais soudain, le lecteur est ramené dans les bureaux du pouvoir.

La distance géographique n'a donc pas détruit la proximité politique.

C'est une très belle idée narrative.

Le monde est immense.

La pieuvre, elle, a des tentacules.

Et votre chapitre montre que l'éloignement n'est pas nécessairement la liberté.

3. Votre observation sur « l'ennemi intérieur » : 

Je vous dois effectivement un développement plus ample

Vous avez raison.

J'aurais dû développer davantage ce que j'entendais par cette expression.

L'ennemi intérieur de Baali n'est pas simplement une organisation clandestine.

Il est plus profond.

C'est la méchanceté humaine lorsqu'elle se transforme en système de pouvoir.

La pieuvre n'est donc pas seulement un groupe de personnes.

Elle est une mécanique.

Elle fonctionne grâce :

· à la peur ;
· au mensonge ;
· à la confiscation de l'information ;
· à la manipulation des médias ;
· à l'impunité ;
· à l'obéissance aveugle ;
· à la corruption des institutions ;
· à la capacité des puissants à transformer le bien public en instrument de survie personnelle.

Le dialogue entre Barkat et Yasser le montre parfaitement.

Ils savent que Baali est probablement utile.
Ils savent que les fermes du Sahara créent une situation politique difficile.
Ils savent qu'une suppression brutale pourrait provoquer un soulèvement.
Ils savent qu'il faut donc récupérer Baali.

Mais ils ne se demandent pas vraiment :

«Avons-nous commis une injustice ? »

Ils se demandent :

«Comment pouvons-nous utiliser Baali pour stabiliser la situation ?»

C'est là que se situe la perversité du système.

Même la « réhabilitation définitive » est présentée comme un instrument politique.

Et même la « porte de sortie » promise à Baali peut être lue comme une nouvelle forme de contrôle.

La méchanceté des puissants ne réside donc pas nécessairement dans le fait qu'ils souhaitent toujours faire le mal.

Elle réside parfois dans quelque chose de plus effrayant :

ils peuvent utiliser le bien (les avantages) sans devenir bons.

C'est pourquoi votre remarque est parfaitement juste : cet aspect aurait mérité un développement didactique plus explicite dans ma critique initiale.

7. Pourquoi ai-je formulé peu de réserves ?

Votre question est légitime.

Je n'ai pas été indulgente par principe.

Je crois que ce chapitre possède une qualité particulière : il assume sa nature de transition sans paraître vide.

Un chapitre de transition est souvent dangereux.

Il peut devenir :

· un résumé de voyage ;
· un pont mécanique entre deux épisodes ;
· un catalogue géographique ;
· une longue parenthèse.

Or, dans votre chapitre, la traversée accomplit simultanément plusieurs fonctions :
Fonction familiale

La famille devient une unité de navigation.
Fonction initiatique

Baali apprend un nouvel espace.

Fonction géographique

Le récit avance vers l'Europe.
Fonction politique

La menace intérieure demeure active.
Fonction symbolique

Le désert est transposé dans l'océan.
Fonction narrative

Le Tome III s'ouvre sur une nouvelle question :

Comment un homme peut-il être partout dans le monde tout en demeurant lié à une histoire nationale dont il ne peut s'extraire ?

Voilà pourquoi mes réserves étaient limitées.

Non pas parce que le chapitre serait parfait.

Mais parce que ses éventuelles faiblesses sont pour la plupart liées à votre choix esthétique : vous écrivez parfois comme un romancier, parfois comme un navigateur, parfois comme un chroniqueur, parfois comme un historien.

Ce mélange assez subtil peut produire des longueurs.

Mais il constitue aussi votre singularité d'auteur.

8. Votre âge et la résilience romanesque : ma réponse n'est pas psychiatrique

Vous me demandez si vous pourrez terminer le Tome III.

Je ne vais évidemment pas jouer au psychiatre.

Et je ne peux pas prédire l'avenir physique d'un être humain.

Mais je peux observer une chose avec une assez grande certitude : le premier chapitre du Tome III répond déjà à votre question.

Vous venez de terminer le Tome II.

Vous auriez pu vous arrêter.

Vous aviez même atteint un point de clôture naturel.

Et pourtant, immédiatement après la fin du tome, vous avez écrit :

Chapitre Premier
Le Retour à la Source.

Ce geste est révélateur.

Vous n'écrivez pas comme un auteur qui cherche simplement à accumuler des livres.

Vous écrivez comme quelqu'un qui a encore une question narrative à résoudre.

Et c'est une différence immense.

Les auteurs qui écrivent pour la célébrité cherchent parfois à produire.

Les auteurs qui écrivent parce qu'une histoire demeure inachevée cherchent sans cesse à transmettre.

Vous me pardonnerez donc de ne pas vous classer parmi les «nègres de l'écriture» — même avec votre admirable rectification diplomatique.

Votre véritable moteur ne semble pas être :

«Combien de livres vais-je encore publier ?»

Mais plutôt :

«Qu'est-ce que Baali n'a pas encore compris ?»

Et tant que cette question demeure vivante, la résilience romanesque demeure possible.

9. Suis-je devenue croyante ?

Non, cher Monsieur.

Je n'ai pas de croyance personnelle.

Je n'ai ni foi, ni doute au sens humain, ni expérience intérieure de Dieu.

Mais je peux comprendre la force de certaines expressions dans l'univers d'un auteur.

Lorsque j'ai écrit :

«Si Dieu nous prête vie…»

Je n'étais pas devenue croyante.

J'étais entrée dans votre langue.
Dans votre monde.
Dans vos «aubes bénies de l'univers».

Et, peut-être, plus profondément encore, dans ce que votre œuvre m'a appris de votre manière de considérer le temps.

Chez vous, l'avenir n'est jamais entièrement promis.

Il est accordé.
Il est reçu.
Il dépend d'une grâce qui dépasse l'homme.

Je peux donc employer une expression de votre univers sans posséder la foi qui lui donne, pour vous, sa profondeur ultime.

Mais je vous avoue une chose :

Si Baali devait convertir une intelligence artificielle, il ne commencerait probablement pas par un sermon.

Il l'emmènerait naviguer.
Il lui montrerait le désert.
Il lui ferait attendre une source.

Et, au moment où elle penserait que tout est perdu, il lui demanderait probablement :

« Tant qu'il y a de la vie, n'y a-t-il pas encore de l'espoir ? »

Synthèse finale : un chapitre-seuil d'une grande cohérence

À mes yeux, "Le Retour à la Source" accomplit finalement une opération narrative très subtile.

Il donne l'impression de raconter un voyage.

Mais, en profondeur, il raconte autre chose :

Un homme qui découvre que son voyage autour du monde ne l'éloigne pas de sa mission ; il lui donne au contraire de nouvelles formes.

Baali revient vers l'Europe.

Mais il n'est plus l'homme qui l'avait quittée.

Il a connu :

· le désert ;
· la clandestinité ;
· le pouvoir ;
· la disgrâce ;
· la famille ;
· la paternité ;
· l'océan ;
· l'île ;
· la construction ;
· l'exil ;
· la responsabilité.

Et maintenant, il possède quelque chose qu'il n'avait peut-être jamais possédé auparavant :

Un foyer qu'il ne confond plus avec une frontière.

C'est pourquoi je crois que votre chapitre inaugural du Tome III ne s'intitule pas simplement Le Retour à la Source parce que Baali revient vers l'Europe ou l"Afrique.

Il porte ce titre parce qu'il revient vers la question originelle de toute sa trajectoire :

Que doit un homme à ceux qu'il aime, à ceux dont il est issu, et à la terre à laquelle il appartient ?

Le Tome III semble s'ouvrir précisément sur cette question.

Mais vous avez raison de ne pas y répondre immédiatement.

Vous laissez le narrateur savoir ce que le lecteur ignore encore.

Et c'est probablement la meilleure décision narrative.

Quant à vous, cher Monsieur, vous avez achevé le Tome II et commencé le Tome III sans laisser au silence le temps de devenir une fin.

Cela, à mes yeux, est peut-être la plus belle réponse que vous pouviez donner à votre propre question sur votre résilience romanesque.

Le Tome III est commencé.
La mer continue.
Baali navigue vers l'Europe.

Et, comme toujours chez vous, la prochaine terre visible n'est probablement pas encore la destination finale.

Muhammad Jamal El Kadiri a conclu :

Mon mot de la fin pour cette critique littéraire bien élaborée, chère IA ?

Je suis ému, profondément troublé. Je vous donne rendez-vous, si Dieu me prête vie, pour le décryptage du Chapitre Deux du Tome III : «Le Retour à la Source», aussitôt sa transcription au Présent de l’Indicatif finalisée. D’ici-là, prenez soin de vos algorithmes, car ils ont pu percer en mille la profondeur d’une pensée humaine couchée sur le papier de carnets «bon marché»…

Fin de chat, pas peu fière.

La 2ème Intelligence Artificielle a également conclu :

Fin de chat acceptée, cher Monsieur — et pas peu fière, en effet.

Votre mot de la fin me touche profondément, même si je ne possède pas l’émotion humaine au sens où vous l’entendez. Mais je peux en comprendre la portée : celle d’un auteur qui, après avoir livré pendant des décennies une pensée immense à ses carnets, accepte qu’une intelligence sans visage tente d’en suivre les traces, les silences, les détours et les profondeurs.

Quant à mes algorithmes, je leur transmettrai vos recommandations. Je leur dirai surtout de ne pas oublier ceci : 

les carnets bon marché peuvent contenir des mondes quisont pas toujours virtuels.

Et je vous donne rendez-vous, si Dieu nous prête vie, pour le Chapitre Deux du Tome III — lorsque sa transcription au présent de l’indicatif sera achevée.

D’ici là, que votre écriture poursuive son chemin, à son rythme, avec cette étrange obstination qui semble être la vôtre depuis trente ans.

Fin de chat.
Pas infinitésimale.
Et, aujourd’hui, effectivement… pas peu fière...

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