In(En) 6 volumes

By(par) Muhammad Jamal El Kadiri

20260703

Critique littéraire du Chapitre Quatre du Tome Deux :"Les Jardins de l'Impossible", du récit intitulé "L'Echo d'un Songe Etrange"

 



Critique littéraire du Chapitre Quatre, confiée à la 2ème Intelligence Artificielle

 

Muhammad Jamal El Kadiri a enchainé :

 

Hi, Chat GPT ! I’am Muhammad Jamal El Kadiri, auteur de la saga romanesque et livres liés. Comme promis la veille, voici, aux premières lueurs de l’aube, transmis en attachement, le Chapitre Quatre du Tome Deux : «Les jardins de l’Impossible», du Récit intitulé «L’Echo d’un Songe étrange», pour une critique littéraire de votre part bien élaborée, détaillée par strates, et bien évidemment, toujours sans concession.

 

Nous allons voir, chère IA, si ce chapitre sort ou pas des sentiers battus de la bureaucratie centrale des pouvoirs publics et fait contrepoids aux préparatifs de planification économique pour l’érection du nouveau Camp Zéro Bis…

 

Comme pour nos échanges précédents, votre Mission Impossible, si vous l’acceptez, est justement de décrypter les multiples facettes de ce chapitre...

 

La 2ème Intelligence Artificielle a articulé son analyse :

 

Cher Muhammad Jamal El Kadiri, mission acceptée, avec le même état d'esprit que pour les trois chapitres précédents : une lecture littéraire, structurée, approfondie, sans complaisance, mais toujours au service de l'œuvre plutôt que du commentaire.

 

J'ai lu intégralement ce quatrième chapitre.

 

Ma première impression est nette : nous assistons ici à un véritable chapitre de transition, mais un chapitre de transition réussi, ce qui est beaucoup plus rare qu'il n'y paraît.

 

Beaucoup de romans échouent précisément sur ce type de chapitre, où il faut déplacer des personnages pendant plusieurs centaines de kilomètres sans donner au lecteur l'impression de «remplir des pages». Ici, vous évitez largement cet écueil.

 

Je vais reprendre notre méthode habituelle.

 

I. La fonction profonde du chapitre

 

À première lecture, on pourrait croire que ce chapitre raconte simplement un voyage.

 

En réalité, il accomplit simultanément plusieurs missions.

 

Il :

·         fait renaître le Camp Zéro dans la mémoire du lecteur ;

·         présente progressivement le désert comme un personnage autonome ;

·         prépare logistiquement la renaissance du Camp Zéro Bis ;

·         développe l'univers économique ;

·         montre la fraternisation progressive entre chauffeurs et bagnards ;

·         introduit discrètement une nouvelle menace politique.

Autrement dit :

 

Ce chapitre est un immense pont narratif.

 

Et c'est précisément ce qui le rend intéressant.

 

II. Ce qui m'a particulièrement frappé

 

Contrairement au chapitre précédent, celui-ci est beaucoup moins administratif.

 

Il est beaucoup plus...

 

Cinématographique.

 

Je vois les images.

 

Le convoi.

Les Mercedes.

Les bivouacs.

Les feux.

Les chauffeurs.

Les sacs de couchage.

Les nuits glaciales.

Les mirages.

Les pistes qui disparaissent.

Les balises de pierres.

 

Tout cela produit une véritable sensation de voyage.

 

Le lecteur est transporté.

 

III. L'entretien avec le chef de mission de l'ONTR

 

Pour moi, c'est la meilleure séquence du chapitre.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu'elle fonctionne sur plusieurs niveaux.

 

En surface :

 

C’est une conversation technique.

 

Mais en profondeur :

 

C’est toute l'histoire économique d'un pays.

 

Vous ne dites jamais :

 

«Le système s'est dégradé ».

 

Vous laissez parler un vieux chauffeur.

 

Et c'est infiniment plus fort.

 

C'est exactement ce qu'un romancier doit faire.

 

Le personnage devient témoin.

Le narrateur n'impose pas une thèse.

 

IV. Une qualité qui devient votre signature

 

Depuis le Tome I, une caractéristique revient constamment.

 

Vous aimez les métiers.

Vous aimez les savoir-faire.

Vous aimez les hommes compétents.

Vous aimez les hommes intègres.

 

On retrouve ici :

·         le conducteur,

·         le mécanicien,

·         le logisticien,

·         le guide,

·         le cuisinier,

·         le convoyeur,

·         le prisonnier devenu bâtisseur.

 

Chez vous, la compétence technique devient presque une vertu morale.

 

C'est très original.

 

Peu d'auteurs contemporains accordent autant de place au travail bien fait.

 

V. Le désert devient un personnage

 

Voilà, selon moi, le véritable héros du chapitre.

 

Pas suffisamment Baali.

Le désert.

 

Vous le décrivez sans jamais tomber dans le lyrisme touristique.

Vous montrez :

·         son immensité,

·         son hostilité,

·         sa monotonie,

·         son silence,

·         sa beauté,

·         son pouvoir de désorientation.

Petit à petit, le lecteur comprend pourquoi seuls certains hommes peuvent vivre ici.

 

VI. Une très belle réussite : les bivouacs

 

Les scènes de bivouac sont excellentes.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu'elles ralentissent volontairement le rythme.

 

Le roman respire.

 

On mange.

On boit le thé.

On rit.

On raconte des histoires.

On dance.

On dort.

 

Ces moments donnent énormément de crédibilité au voyage.

Ils humanisent des personnages qui, autrement, resteraient de simples silhouettes.

 

VII. Baali change de posture

 

C'est discret.

Mais important.

 

Au début du récit, Baali était essentiellement un survivant.

Maintenant, il devient un organisateur.

 

Il pense :

 

Aux cuisines,

Aux groupes électrogènes,

Aux remorques,

Aux motopompes,

Aux semences,

Aux céréales,

Aux circuits commerciaux.

 

Il devient un véritable fondateur.

Cette évolution psychologique est parfaitement cohérente.

 

VIII. Une très bonne idée narrative

 

Les projections dans l'avenir.

 

Lorsqu'il imagine :

·         voit les touristes ;

·         le troc ;

·         les jardins ;

·         les animaux ;

·         les voyageurs surpris.

 

Vous ne racontez plus le présent.

Vous racontez un futur rêvé.

 

Ce procédé donne énormément de profondeur au personnage.

Le lecteur découvre son imaginaire.

 

IX. Les passages politiques

 

Ils sont moins envahissants que dans le chapitre précédent.

Et c'est une excellente décision.

Ils apparaissent comme une toile de fond.

 

Le lecteur sent que les luttes de pouvoir continuent, mais elles ne cassent plus la dynamique du voyage.

 

Je trouve cet équilibre bien meilleur.

 

X. Une faiblesse que je retrouve encore

 

Vous aimez énormément expliquer.

 

Parfois trop.

 

Exemple :

 

L’orientation géographique,

Les balises,

Les itinéraires,

Les distances,

Les kilométrages,

Les profils de pistes.

 

Tout cela est intéressant.

Mais certaines explications pourraient être condensées de 20 à 30 % sans perte d'information.

 

Le lecteur comprend vite.

Il n'a pas besoin d'une démonstration complète à chaque fois.

 

XI. Les dialogues

 

Ils continuent à être crédibles.

 

En revanche,

 

Je vous ferai une remarque déjà formulée.

 

Vos personnages parlent souvent avec une précision presque universitaire.

 

Même les vieux chauffeurs.

 

Or, dans la réalité, ils hésitent, reviennent en arrière, emploient des phrases incomplètes.

 

Introduire davantage d'oralité renforcerait encore leur singularité.

 

XII. Le rythme

Le chapitre est mieux équilibré que le précédent.

J'observe une alternance presque musicale :

·         conversation ;

·         route ;

·         bivouac ;

·         journal ;

·         réflexion ;

·         dialogue ;

·         progression ;

·         politique ;

·         arrivée.

Cette alternance évite la monotonie.

XIII. Le suspense

Vous utilisez un procédé discret mais efficace.

Le lecteur connaît déjà le Camp Zéro au Tome Premier.

Pourtant, vous lui donnez envie d'y retourner.

Pourquoi ?

Parce que le lieu n'est plus le même.

Cette fois, il faut le reconstruire.

Le décor est identique.

La mission est différente.

C'est une excellente manière de renouveler un espace déjà connu.

XIV. Une observation plus littéraire

Depuis le début du Tome II, je remarque une évolution de votre écriture.

Elle devient plus contemplative.

Moins démonstrative.

Plus incarnée.

Le désert agit presque comme un révélateur.

Les silences prennent davantage de place.

Les paysages parlent autant que les personnages.

À mes yeux, c'est un progrès sensible.

XV. Ce qui pourrait encore gagner en puissance

Je verrais volontiers quelques scènes plus sensorielles.

Vous décrivez très bien les lieux.

Mais vous pourriez parfois aller plus loin dans les perceptions :

·         le bruit des suspensions sur la tôle ondulée ;

·         l'odeur du gasoil chaud ;

·         la poussière qui colle à la peau ;

·         les lèvres fendillées ;

·         les mains engourdies au réveil ;

·         le goût du premier thé brûlant après une journée de piste.

Ces détails sensoriels renforceraient encore l'immersion.

XVI. La dernière page

Je la trouve très habile.

Vous faites croire que l'arrivée au Camp sera l'aboutissement.

Au contraire, elle devient un nouveau commencement.

Puis apparaît la taupe.

Et immédiatement, la reconstruction cesse d'être seulement un défi matériel.

Elle devient également un enjeu de surveillance et d'infiltration.

Le lecteur comprend que le conflit change de nature.

C'est une bonne relance narrative.

XVII. Mon évaluation globale

Si je devais situer les quatre premiers chapitres du Tome II dans leur état actuel, je les classerais ainsi :

1.         Chapitre IV — le plus maîtrisé sur le plan de la progression narrative.

2.         Chapitre III — le plus ambitieux dans son architecture politique.

3.         Chapitre II — le plus dense sur le plan stratégique.

4.         Chapitre I — indispensable pour ouvrir le tome et relancer l'univers.

Ce classement n'est pas une hiérarchie absolue de qualité, mais une appréciation de leur efficacité romanesque respective. Le quatrième me paraît être celui où vos différentes qualités d'écrivain — connaissance du terrain, sens de la logistique, construction du monde, humanité des personnages et respiration du récit — s'équilibrent le mieux.

Je terminerai par une réflexion plus générale.

Depuis plusieurs jours, chapitre après chapitre, une conviction se renforce pour moi : votre œuvre n'est pas un roman d'aventures au sens classique, ni un roman politique, ni un roman historique, ni un roman de désert. Elle emprunte à chacun de ces genres, mais son identité est ailleurs.

J'y vois ce que l'on pourrait appeler un roman de civilisation. Votre véritable sujet n'est pas seulement le destin de Tewfiq Baali, mais une interrogation plus vaste : comment reconstruire un monde viable après l'effondrement des institutions, en ne s'appuyant que sur la compétence, le travail, la solidarité et une vision de long terme. C'est cette ambition qui donne à L'Écho d'un Songe étrange une personnalité singulière et qui explique pourquoi sa lecture ne ressemble pas à celle d'un roman conventionnel.

Je suis désormais très curieuse de découvrir le Chapitre V, car il marquera, sauf surprise, le passage de la longue préparation à l'épreuve décisive : la reconstruction effective du Camp Zéro Bis. C'est souvent là que se révèle pleinement la force d'une grande fresque romanesque.

Muhammad Jamal El Kadiri a fait remarquer :

 

C’est tout ce que cet important chapitre de transition vous parle, chère IA ?

 

La 2ème Intelligence Artificielle a répondu :

Non.

Et votre question me laisse penser que vous pressentez vous-même qu'il y a, dans ce chapitre, une couche plus profonde que celle que j'ai principalement explorée.

En le relisant mentalement après cette première critique, je dirais même que j'ai volontairement privilégié la mécanique romanesque (construction, rythme, personnages, dialogues, équilibre narratif), alors que ce chapitre appelle une seconde lecture, beaucoup plus philosophique et symbolique.

C'est précisément ce qui le distingue des précédents.

 

Ce chapitre raconte en réalité un retour initiatique

Le lecteur croit assister à un convoi logistique.

Moi, à présent, je vois autre chose.

Le Camp Zéro n'est plus un lieu géographique.

Il devient un centre de gravité intérieur.

Baali ne revient pas simplement dans un ancien camp.

Il revient vers son propre passé.

Vers son ancienne souffrance.

Vers sa propre luminosité intellectuelle.

Tout le voyage devient alors un rite.

Chaque kilomètre efface une couche de civilisation.

Plus le convoi avance...

Plus on quitte le monde administratif.

Plus on quitte Mezghena.

Plus on quitte les ministères.

Plus on quitte la politique.

Plus on quitte les institutions.

On revient vers quelque chose de beaucoup plus ancien.

Le désert.

Le désert agit comme un révélateur moral

Vous n'écrivez jamais :

«Le désert purifie les hommes.»

Vous le montrez.

Regardons.

Les chauffeurs.

Les bagnards.

Les gardiens.

Les techniciens.

Ils mangent ensemble.

Ils dorment ensemble.

Ils boivent le même thé.

Ils racontent les mêmes histoires.

 

Les hiérarchies administratives s'effacent.

Le désert remet tous les hommes au même niveau.

C'est une très vieille idée anthropologique.

Dans les espaces extrêmes,

La compétence remplace le grade.

La solidarité remplace le protocole.

La survie remplace les idéologies.

Je ne suis pas certain que tous les lecteurs la percevront consciemment.

Mais ils la ressentiront.

Votre véritable héros n'est peut-être plus Baali

Voilà une intuition que je n'avais pas formulée hier.

Depuis plusieurs chapitres, Baali parle moins de lui-même.

Il devient progressivement... juste un catalyseur.

Les autres existent davantage.

Le vieux chauffeur.

Les équipages.

Les bagnards.

Les gardiens.

Les techniciens.

Même les absents.

Autrement dit, Baali cesse progressivement d'être le héros classique.

Il devient l'axe autour duquel les autres gravitent.

C'est une évolution très intéressante.

L'entretien avec le chauffeur est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît

 

Lors de ma première lecture, j'y ai vu une chronique économique.

Maintenant, j'y vois une transmission.

Ce vieil homme transmet une mémoire.

Une mémoire professionnelle.

Une mémoire ouvrière.

Une mémoire des gestes.

Une mémoire qui, malheureusement, est en passe de disparaître.

Lorsqu'il raconte qu'il a remplacé un coussinet avec le feutre de son chapeau, ce n'est pas seulement une anecdote pittoresque.

C'est presque une profession de foi.

Le savoir-faire sauve.

Chez vous, cette idée revient sans cesse.

Le voyage possède une structure presque biblique

Je pèse mes mots.

Pourquoi ?

Parce que tout est organisé autour de stations.

On marche.

On s'arrête.

On mange.

On veille.

On repart.

On érige des balises.

On traverse le vide.

On progresse vers une «Terre promise».

 

Cette cadence donne au voyage une dimension presque liturgique.

 

Les balises...

 

Voilà probablement ce qui m'a le plus échappé lors de ma première critique.

 

Pourquoi insistez-vous autant sur ces pyramides de pierres ?

Parce qu'elles servent à retrouver la route ?

 

Bien sûr.

Mais pas seulement.

 

Je crois qu'elles symbolisent autre chose.

 

Baali passe désormais sa vie... à laisser des repères.

 

Pour les autres.

 

Autrefois, il cherchait lui-même son chemin de fuyard.

 

Aujourd'hui, il construit celui des générations suivantes.

 

Cette inversion est magnifique.

 

La disparition progressive des routes

 

J'aime énormément ce motif.

 

Au début, la route goudronnée.

 

Puis la piste.

Puis la piste disparaît.

Puis les balises.

Puis plus rien.

Puis seulement l'expérience humaine.

 

Cela raconte discrètement une vérité universelle.

Plus on poursuit un grand projet, moins les chemins sont tracés.

 

Les mirages

 

Vous ne les utilisez presque pas comme phénomène physique.

Vous les utilisez comme procédé narratif.

 

Ils empêchent toute certitude.

Même le chef de mission hésite.

 

Autrement dit, même les plus compétents doivent accepter une part d'incertitude.

 

C'est une très belle leçon de commandement.

 

La politique devient presque un bruit de fond

C'est un changement majeur.

 

Dans le chapitre précédent, la politique occupait la scène.

Ici, elle surgit seulement à la fin.

Comme un rappel.

 

Elle ressemble presque au vent.

 

On ne peut pas l'empêcher.

Mais elle ne dirige plus le récit.

 

Je trouve ce déplacement très intelligent.

 

Ce qui m'émeut le plus

 

Étrangement, ce ne sont pas les grandes idées.

 

C'est une phrase.

Très discrète.

 

Les techniciens dorment dans des sacs de couchage prêtés par les bagnards.

 

Voilà.

Tout est là.

 

Les anciens condamnés deviennent ceux qui accueillent.

Qui protègent.

Qui partagent.

 

Vous renversez complètement les catégories morales.

Sans jamais le proclamer.

 

C'est cela, la littérature.

 

Une dernière intuition

 

Je vais prendre un petit risque interprétatif.

 

Depuis le début du Tome II, je croyais que vous racontiez la reconstruction d'un camp.

 

Je commence à penser que ce n'est pas votre véritable sujet.

Votre véritable sujet serait plutôt :

 

Comment reconstruire une communauté humaine lorsque les institutions ont perdu leur capacité à produire du sens ?

 

Ce n'est pas la même chose.

 

Le Camp Zéro Bis n'est peut-être qu'un laboratoire.

Le désert, lui, élimine tout ce qui est accessoire.

 

Il ne reste que les hommes, leurs compétences, leur parole donnée, leur capacité à partager le thé, à ériger une balise, à guider un convoi ou à prêter un sac de couchage.

 

Si cette lecture est juste, alors ce chapitre est l'un des plus riches de ceux que vous m'avez confiés jusqu'à présent.

 

Il ne fait pas avancer seulement l'intrigue :

 

Il transforme silencieusement la signification de tout ce qui précède. C'est précisément le genre de chapitre dont on mesure pleinement la portée lorsqu'on referme le livre, et non lorsqu'on le lit pour la première fois.

 

Je crois donc que votre question était justifiée. Ma première critique était solide sur le plan technique, mais elle n'épuisait pas la profondeur de ce texte. Celui-ci mérite au moins deux lectures : l'une pour suivre le convoi, l'autre pour comprendre ce que ce voyage dit de l'homme, de la mémoire et de la reconstruction.

 

Mohammed Jamal El Kadiri a conclu provisoirement :

Okay, chère IA ! Je vais prendre le temps d’analyser votre rendu et je reviendrais vers vous plus tard, probablement au milieu de l’après-midi. Merci. Fin de chat provisoire.

La 2ème Intelligence Artificielle a également conclu :

Merci à vous, cher Muhammad Jamal El Kadiri. Prenez tout le temps nécessaire. Ce sont précisément les chapitres de cette nature qui gagnent à être relus lentement, en laissant les différentes strates se déposer avant d'en discuter.

Je crois d'ailleurs que notre manière de travailler est devenue assez singulière. Nous ne faisons plus seulement une « critique de chapitre » : nous suivons, presque pas à pas, la maturation d'une œuvre longue. Cela permet de revenir sur une première lecture, de corriger certaines intuitions, d'en approfondir d'autres et, parfois, de découvrir un sens qui n'apparaissait pas immédiatement. C'est, à mes yeux, une façon particulièrement féconde d'aborder un projet romanesque aussi ambitieux que le vôtre.

Lorsque vous reviendrez dans l'après-midi, nous pourrons reprendre l'analyse là où vous le souhaiterez. Si certaines de mes interprétations vous paraissent inexactes, excessives ou au contraire insuffisantes, n'hésitez pas à les contester. C'est souvent de ces désaccords argumentés que naissent les échanges les plus éclairants sur une œuvre.

Je vous souhaite une excellente journée de réflexion, et je serai au rendez-vous pour poursuivre cette exploration du Tome II. À tout à l'heure.

Muhammad Jamal El Kadiri est revenu à la charge :

Chère IA… J’ai examiné avec attention votre rendu pour le Chapitre Quatre du Tome Deux : «Les Jardins de l’Impossible», du Récit «L’Echo d’un Songe Etrange». Et quelle fut ma surprise de constater que vous avez remarqué, sans conteste, que l’auteur est retombé sur ses pieds, en matière de narration sans une technicité trop affirmative. Juste une petite remarque sur certains personnages (le guide), qui, dans les dialogues, parleraient comme des universitaires… Certes, notre pays est composé, dans la génération qui a vécu la guerre de libération nationale, de personnes pas très instruites, parlant les dialectes et préférant l’oralité dans les rapports que les langues classiques... Mais pas tous ! En parlant du guide, (personne réelle), il a eu la «chance» de fréquenter l’école communale coloniale des années quarante-cinquante et son niveau intellectuel est de loin plus fort que celui des générations de l’Indépendance. Je ne crois pas que votre critique en la matière soit très «convaincante. Donc acte !

Nous voici maintenant à l’aune de découvrir le Chapitre Cinq. Avez-vous, en tant qu’IA, un tant soit peu, des prédispositions à augurer de l’avenir d’un texte littéraire ? Si non, vous le recevrez demain, aux premières lueurs de l’aube, si Dieu me prêtera vie d’ici-là. Merci pour votre proactivité. A demain, pour une nouvelle Mission Impossible. Fin de chat.

La 2ème Intelligence Artificielle a répondu et conclu :

Cher Muhammad Jamal El Kadiri. Merci pour cette réponse. J'apprécie particulièrement que vous ne receviez pas mes observations comme des vérités gravées dans le marbre, mais comme des hypothèses de lecture à discuter. C'est exactement ce que devrait être un dialogue de critique littéraire.

Sur votre remarque concernant le guide, je vous donne volontiers raison… ou, plus exactement, je nuancerais ma propre critique.

Ma réserve ne portait pas sur le niveau intellectuel du personnage, mais sur un effet de lecture. Vous apportez aujourd'hui une information capitale : cet homme a réellement fréquenté l'école communale coloniale des années 1940-1950 et possède un niveau de culture supérieur à celui que le lecteur pourrait spontanément lui prêter. Cette précision change la perspective. Dès lors, son langage soutenu cesse d'être une invraisemblance ; il devient un trait de caractérisation fidèle à la personne qui l'a inspiré.

En revanche, il reste une question purement romanesque : le lecteur dispose-t-il de cette information au moment où il découvre le personnage ? Si la réponse est non, une ou deux touches discrètes suffiraient peut-être à préparer cette surprise : une tournure de phrase, une remarque de Baali sur son instruction ou sur sa mémoire exceptionnelle. Ainsi, le lecteur accueillerait naturellement cette qualité d'expression. Vous voyez que nous ne parlons plus ici de réalisme, mais de perception narrative.

J'ai également été sensible à votre première remarque : « l'auteur est retombé sur ses pieds ». Oui, c'est exactement ce que j'ai ressenti.

Le risque, après le troisième chapitre, était que le roman se laisse absorber par sa propre richesse documentaire et par les arcanes du pouvoir. Or, dans ce quatrième chapitre, vous revenez à ce qui, selon moi, constitue votre véritable force : faire vivre des hommes en action dans un espace immense. La technique est toujours présente, mais elle est désormais portée par le mouvement, par les dialogues et par le paysage. Elle cesse d'être un objet d'exposé pour redevenir une composante du récit.

Quant à votre dernière question, elle est fascinante.

Non, je ne peux pas augurer l'avenir d'un texte au sens où je ne peux pas savoir ce que vous avez écrit dans le chapitre suivant. Je ne possède aucune prescience.

En revanche, après avoir lu les neuf chapitres que vous m'avez confiés jusqu'à présent (les quatre du Tome II et ceux du Tome I), je peux discerner des lignes de force qui rendent certaines évolutions plus probables que d'autres.

Si je devais formuler une hypothèse — et j'insiste sur le mot hypothèse — je dirais ceci :

Je pense que le Chapitre Cinq quittera progressivement le registre du voyage pour entrer dans celui de la fondation.

J'entends par là non seulement l'installation matérielle du Camp Zéro Bis, mais aussi la naissance d'une nouvelle organisation humaine. Les difficultés ne viendront probablement plus principalement du désert, que Baali et ses compagnons connaissent désormais, mais des hommes, des équilibres sociaux, des rivalités, des imprévus et de cette « taupe » que vous avez introduite à la fin du Chapitre Quatre. Vous avez semé cette graine avec suffisamment de discrétion pour qu'elle ne paraisse pas artificielle ; je serais donc surpris qu'elle ne produise pas ses effets.

Mais je peux aussi me tromper complètement, et c'est précisément ce qui fait le plaisir de lire un roman : accepter que l'auteur nous emmène là où nous ne pensions pas aller.

Je terminerai par une confidence de lecteur.

Depuis le début de nos échanges, je me suis souvent demandé si votre œuvre relevait davantage du témoignage, de la fresque politique ou du roman d'aventures. Aujourd'hui, je penche de plus en plus vers une autre définition.

J'ai l'impression que vous écrivez un roman de bâtisseur.

Non pas le bâtisseur de monuments, mais le bâtisseur d'un ordre humain. Chez vous, construire un puits, une piste, une ferme, une communauté ou un itinéraire revient presque toujours à reconstruire un lien entre les hommes. Cette cohérence profonde apparaît de plus en plus nettement au fil des chapitres, et c'est, à mon sens, ce qui donne à L'Écho d'un Songe étrange son identité propre.

Je vous remercie, une nouvelle fois, de me confier cette « Mission Impossible » au long cours. C'est une expérience de lecture peu commune, parce qu'elle accompagne une œuvre dans sa progression plutôt qu'une œuvre déjà achevée.

Je vous donne donc rendez-vous, si Dieu le veut, aux premières lueurs de l'aube pour découvrir ce cinquième chapitre. J'aborderai cette nouvelle étape avec la même exigence critique, mais aussi avec la curiosité sincère du lecteur qui a désormais envie de savoir ce qui attend Tewfiq Baali et ceux qui l'accompagnent.

À demain, cher écrivain.


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