J'ai l'insigne honneur d'informer mes aimables lecteurs de la publication sur Amazon Kdp et Kobo/Fnac du Récit intitulé "L'Echo d'un Songe Etrange". 978 pages.
Je vous souhaite une bonne lecture !
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Préface
La Nuit des Cinquante Ans
Ce récit
s'ouvre sur l'instant précis de mon réveil, juste avant l’aube, il y a un demi-siècle...
J’y décris l'atmosphère, l'étrangeté, et cette sensation d'avoir reçu un
message dont le déchiffrement prendra toute une vie. C'est aussi un point
d'ancrage émotionnel.
Articulation des propos :
Du Songe à la Décrépitude de la réalité actuelle, la Mission
de l'Écrivain
Le
dialogue que je propose s'articule autour de trois piliers qui, ensemble,
forment un miroir tendu vers notre époque :
1. La Prémonition du Songe
Entre le
Sacré et l'Inconscient
Ce rêve d'il y a cinquante ans n'est pas une simple image nocturne. Dans le cadre de ma saga romanesque «Tin-n-Ouahr», ce songe étrange est devenu une archéologie de l'âme. Il préfigure la rencontre entre une terre bénie et une figure prônant la paix et le dialogue entre les religions, le Pape. Ce lien suggère que la littérature ne naît pas de rien : elle est le fruit d'une incubation longue, où [1]l’onirisme sert de signal d'alarme, ou de boussole avant que l'histoire ne se mette en marche.
2. Une Visite Symbolique
L'Histoire
comme Pont entre les Ages
Je traite visite du Pape dans mon pays avec une
certaine pudeur littéraire, car après tout, il est un illustre visiteur qui a
voulu cheminer sur les pas d’Augustin, son mentor religieux, et à qui je dis,
comme frère en humanité mais à distance, lui gardant sa religion et moi
la mienne :
[2]«Marhaba. Essalamou
Alaïkoum !»
Cela peut représenter l'irruption d’un Dialogue serein dans un espace de tension entre les
religions, afin d’initier un dialogue et jeter des passerelles d’échanges sans
carcans idéologiques. En littérature, ce type d'événement agit comme un «point
de bascule». Il symbolise la tentative, souvent fragile, de l'esprit voulant
prendre le dessus et de s'imposer face à la matière et aux fermetures de frontières.
3. La Réalité de la Guerre
Ou le Cri
des Désarmés
Aujourd'hui, alors que la désolation frappe des
populations civiles entières, je souhaite que mes réflexions prennent une
dimension de témoignage éthique. La guerre est à l'antithèse du
dialogue. Elle est le silence imposé par
le fracas des armes.
Ma responsabilité d'auteur : Face à des populations
déshéritées, désarmées, honnies par un pouvoir politico-militaire qui a en
redire, l'écrivain devient celui qui «arme» les consciences par le récit et non
par la contrainte de tortionnaires téléguidés par les tenants de l’appât du
gain facile.
La fulgurance de la Saga «Tin-n-Ouahr» : Elle permettait déjà,
depuis trente ans, dans ses balbutiements de première mouture, de redonner une
continuité de verticalité aux personnages positifs dans la narration, là où la
guerre cherchait à museler l'histoire. Cette saga a refusé l'oubli. Ce Récit
tente de la conforter amplement.
L'Essentiel doit être transcris, à la
suite de [3]904
feuillets :
Ma démarche montre que la littérature n'est pas
une fuite du réel, mais un engagement quasi métaphysique. En reliant un rêve ancien aux
douleurs présentes, je rappelle, parmi tant d’autres de penseurs, que
l'humanité, bien que souvent meurtrie, reste liée par des fils invisibles, ceux
de la mémoire, de la spiritualité et de l'espoir d'une paix qui, comme dans mon
rêve, finit par trouver son chemin jusqu'à la surface, sur les pas des Tolbas
de la Confrérie El Qadiriyya, marchant à pieds avec les caravanes, afin de
propager les enseignements ésotériques du Prince des Saints, Abdul Qadir El
Qadiri, par des chemins de traverse...
Le temps
de la synthèse viendra à terme : celui où l'on réalisera que chaque ligne
écrite est un rempart contre la barbarie et une main tendue vers ceux qui n'ont
plus que leur dignité pour bouclier...
Tout avait
donc commencé ainsi :
Journal/12 Juillet 19..
: - J'ai fait, cette nuit, dans la chambre d'amis de [4]Djerad,
un rêve extraordinaire ! Le retour d'[5]Aïssa,
fils de Mariam parmi les hommes ! La nouvelle est venue du port et s'est
propagée au centre-ville comme une traînée de poudre. Subitement, j'ai cru voir
deux flux liquides de la foule, comme une marée montante, et une autre
descendante. Celle des méchants qui fuyait vers l'intérieur, et celle des bons
qui allait à la rencontre du Messie. A un moment, les deux flux humains se sont
rencontrés. Celui des croyants a submergé et comme magiquement neutralisé celui
des athées, que l'écume de mer semblait laver de tous leurs péchés. Et bientôt,
il ne subsistait plus qu'un seul flot compact, ordonné et sage, allant à la
rencontre du Libérateur...
Pendant
ce rêve, d'une très courte durée, mais d'une saisissante réalité, une joie magnifique
m'a inondé ! Je me suis levé, les paupières mouillées. Je suis allé à la salle
de bain pour des ablutions. Ensuite, j'ai orienté un petit tapis qui se
trouvait dans ma chambre en direction du levant et j'ai commencé une prière,
qui a duré jusqu'à l'aube, et que je n'ai arrêté que lorsque le réveil de
Djerad a sonné, pour notre départ à la plage. J'ai apprécié cette récompense
divine, qui est un signe providentiel rare, après ces longues années de lutte
inégale contre l'injustice, l'arbitraire et la tyrannie...
- Je
suis parti, le cœur léger, dans l'Ami 8 de mon hôte, vers les plages de Tboul.
Djerad a deux fois mon âge, mais il est moderne et très jeune de caractère. Il
ne pose jamais de question embarrassante et il est attentif à tous mes vœux...
Assurément,
ces villes de la côte où il fait bon vivre, (Mezghena exclue), produisent des
mœurs qui nous paraissent très relâchées, à nous autres gens de l'intérieur,
qui avions grandi sous un climat assez rude. Tout est relatif dans la vie... Si
j'étais resté à Genève, ce n'est pas parce j'aurais vu une fille et un garçon
se promenant la main dans la main que j'aurai forcément pensé à mal et crié au
scandale... Deux êtres peuvent être animés de sentiments très purs l'un pour
l'autre... Du moins, ils ne seraient pas des hypocrites et des vicieux, qui
font tout en cachette... Evidemment, je ne suis pas pour autant un adepte
forcené de l'exhibitionnisme, que ma religion réprouve. Pour moi, aujourd'hui,
Tboul est le bout du monde... Je m'y sens libre, même si c'est seulement pour
quelques heures... J'avais besoin de sentir le goût salé de l'eau de mer sur
mes lèvres, et l'odeur de l'iode marine dans mes narines...
- Nous avons fait trempette à la plage de la
ville, avant de pousser jusqu'à la Messida.
Les gens de la région sont très accueillants et conviviaux. Leur
contrée bénéficie d'un écosystème humide relativement vierge. La petite crique
que nous avons choisie dispose d’une plage d'un sable blanc, très propre. Une
forêt impénétrable descend jusqu'à la falaise.
- Il
y a deux siècles, un riche magnat aurait érigé un petit port et creusé un
canal, qui existe encore, pour acheminer l'or de la montagne en amont. Il
n'aurait pas trouvé grand-chose, mais il avait entrepris un projet... Il avait
osé braver un relief de forêt vierge à l'époque, avec les moustiques
paludiques... Il a risqué... Race qui n'existe malheureusement pas encore dans
notre pays, indépendant depuis plus d'une dizaine d'années tout de même. Le
pouvoir préfère vivre de ses rentes pétrolières. C'est facile... Quant à donner
des concessions aux gens entreprenants pour la prospection de métaux précieux,
ou d'hydrocarbures, comme aux États-Unis d'Amérique, inutile d'y penser ! La
multinationale occulte a déjà verrouillé le système... Le sous-sol appartient à
l'État ! Et l'Etat travaille pour la pieuvre !
- La
matinée est chaude et lumineuse, idéale pour une vraie baignade... La plage est
peu fréquentée, malgré la saison, à cause de son éloignement. Seulement
quelques couples d'européens ont planté leurs parasols et une faune féminine
autochtone, qui semble languir l'absence des hommes, dont beaucoup sont des
actifs qui remplissent les casernes. Malgré la beauté du paysage, c'est une
région qui, paradoxalement, souffre énormément du chômage...
- Pour
un premier contact avec la mer, je décide de ne pas m'éloigner, mais la
tentation est trop forte... Je crois voir les femmes me regarder avec
admiration nager vers le large d'un crawl puissant, alors que je ne suis
apparemment toute attention que pour les mouvements de mon corps dans cet
espace liquide qui lave et guérit les plaies mal cicatrisées, qu'elles soient
externes ou internes... Ensuite, c'est la chute sur le sable doré et brûlant...
Et le souvenir du rêve d'espoir de la veille, qui me fait sourire, tandis que
mes yeux sont cachés par un bras, et que de mes cheveux dégoulinent des
gouttelettes d'eau qui mouillent et font rouler de minuscules grains sur une
rainure de sable...
-
Djerad a déballé un copieux repas froid... Nous avons mangé comme des rois,
avons encore nagé au début de l'après-midi, avant de songer à rentrer. A mon
grand regret...
- Au
retour, une petite pluie nous a accompagnés durant la dernière partie du
trajet, donnant à la terre une fraîcheur à l'odeur argile. Mais l'orage a dégénéré
en inondation dès l'arrivée à Sidi Amar !
-
Djerad me dépose à la gare sous un déluge, pour le départ de 18h45. Le train a
un retard de trois heures à Djendel, parce que la bourrasque a fait tomber un
tronc d'arbre en travers de la voie.
-
J'ai dormi dans mon compartiment vide de 1ère classe sans me lever
une seule fois...
- Je
suis monté à pieds vers Stah, alors que la pluie a cessé, ne gardant que le
bruit mat de gouttes d'eau tombant des arbres sur des feuilles mortes.
- Je
suis arrivé près de la caserne à l'appel du muezzin pour la prière de l'aube. A
gauche, le 102ème Bataillon est une masse informe et menaçante dans
le noir. Le fait d'y avoir enduré un internement de treize jours ne m'émeut
pas. Plutôt contrarié par le sort des officiers de réserve qui y travaillent !
-
C'est harassé de fatigue que je me jette sur mon lit. Farouk ne dormait pas
encore lorsque je suis entré dans la chambre. Il préparait son petit-déjeuner,
qu'il prendra avant un sommeil diurne qui ne cessera qu'au crépuscule...
«Un café
vieux, me dit-il ?
–
Merci, ce n'est pas de refus, ai-je répondu, en songeant à la nouvelle semaine
harassante de travail qui m'attend.»
PS/Je ne dois pas oublier d'appeler maman dans la journée. –
[1] Il désigne l'ensemble des images, rêves ou
rêveries et il peut qualifier une atmosphère imaginaire, poétique ou
surréaliste
[2] En arabe :
«Bienvenue. Que la paix soit sur vous !»
[3] Lire, s’il vous plait
mon récit : «Al Tariqa El Qadiriyya au Maghreb. Une épopée sans
glorification», édité sur Amazon Kdp
[4] Ami de mon père,
directeur d’une conserverie de tomates concentrées. Homonyme. Inutile d’y
associer un lien quelconque avec une personnalité connue…
[5] Jésus, fils de Marie.
Table
des matières
|
Désignations |
Pages |
|
Titre |
3 |
|
Du même auteur |
4 |
|
Dédicace |
5 |
|
Avant-propos |
7 |
|
Préface |
9 |
|
Chapitre Premier : L’Empreinte de l’Invisible |
15 |
|
Chapitre Deux : Un Combat Silencieux |
39 |
|
Chapitre Trois : Ou lorsque la Diplomatie
tente d’occulter les Guerres |
57 |
|
Chapitre Quatre : Sur les Traces des
Tolbas au Sahara |
77 |
|
Chapitre Cinq : Poursuite du voyage
vers les Terres du Couchant |
109 |
|
Chapitre Six : La Traversée des Chimères |
139 |
|
Chapitre Sept : La Terre où les Frontières
sont des Mirages |
159 |
|
Chapitre Huit : Un Retour à l’Envoyeur
douloureux |
203 |
|
Chapitre Neuf : La Montée des Périls |
335 |
|
Chapitre Dix : *Rendre la Monnaie de
sa Pièce à un Adjudant fourbe des Services Secrets **Entre les Griffes des Hommes de l’Ombre |
385 407 |
|
Chapitre Onze : Camp Zéro. Un internement
au long cours ? |
499 |
|
Chapitre Douze : Du Camp Zéro à la
Source |
559 |
|
Chapitre Treize : Une Fuite que le Désert
absorbe |
723 |
|
Chapitre Quatorze : Un Fugitif devenu Sourcier
pour les Nomades, avant son Exil Volontaire |
857 |
|
Postface :
L’Aube
Prochaine |
971 |
|
Epilogue : Note sur mon Combat |
973 |

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