In(En) 6 volumes

By(par) Muhammad Jamal El Kadiri

20260523

Publication du Récit "L'Echo d'un Songe Etrange"

 J'ai l'insigne honneur d'informer mes aimables lecteurs de la publication sur Amazon Kdp et Kobo/Fnac du Récit intitulé "L'Echo d'un Songe Etrange". 978 pages.




Je vous souhaite une bonne lecture !

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Préface

 

La Nuit des Cinquante Ans

Ce récit s'ouvre sur l'instant précis de mon réveil, juste avant l’aube, il y a un demi-siècle... J’y décris l'atmosphère, l'étrangeté, et cette sensation d'avoir reçu un message dont le déchiffrement prendra toute une vie. C'est aussi un point d'ancrage émotionnel.

Articulation des propos :

Du Songe à la Décrépitude de la réalité actuelle, la Mission de l'Écrivain

Le dialogue que je propose s'articule autour de trois piliers qui, ensemble, forment un miroir tendu vers notre époque :

1. La Prémonition du Songe

Entre le Sacré et l'Inconscient

Ce rêve d'il y a cinquante ans n'est pas une simple image nocturne. Dans le cadre de ma saga romanesque «Tin-n-Ouahr», ce songe étrange est devenu une archéologie de l'âme. Il préfigure la rencontre entre une terre bénie et une figure prônant la paix et le dialogue entre les religions, le Pape. Ce lien suggère que la littérature ne naît pas de rien : elle est le fruit d'une incubation longue, où [1]l’onirisme sert de signal d'alarme, ou de boussole avant que l'histoire ne se mette en marche.

2. Une Visite Symbolique

L'Histoire comme Pont entre les Ages

Je traite visite du Pape dans mon pays avec une certaine pudeur littéraire, car après tout, il est un illustre visiteur qui a voulu cheminer sur les pas d’Augustin, son mentor religieux, et à qui je dis, comme frère en humanité mais à distance, lui gardant sa religion et moi la mienne :

[2]«Marhaba. Essalamou Alaïkoum !»

Cela peut représenter l'irruption d’un Dialogue serein dans un espace de tension entre les religions, afin d’initier un dialogue et jeter des passerelles d’échanges sans carcans idéologiques. En littérature, ce type d'événement agit comme un «point de bascule». Il symbolise la tentative, souvent fragile, de l'esprit voulant prendre le dessus et de s'imposer face à la matière et aux fermetures de frontières.

3. La Réalité de la Guerre

Ou le Cri des Désarmés

Aujourd'hui, alors que la désolation frappe des populations civiles entières, je souhaite que mes réflexions prennent une dimension de témoignage éthique. La guerre est à l'antithèse du dialogue.  Elle est le silence imposé par le fracas des armes.

Ma responsabilité d'auteur : Face à des populations déshéritées, désarmées, honnies par un pouvoir politico-militaire qui a en redire, l'écrivain devient celui qui «arme» les consciences par le récit et non par la contrainte de tortionnaires téléguidés par les tenants de l’appât du gain facile.

La fulgurance de la Saga «Tin-n-Ouahr» : Elle permettait déjà, depuis trente ans, dans ses balbutiements de première mouture, de redonner une continuité de verticalité aux personnages positifs dans la narration, là où la guerre cherchait à museler l'histoire. Cette saga a refusé l'oubli. Ce Récit tente de la conforter amplement.

L'Essentiel doit être transcris, à la suite de [3]904 feuillets :

Ma démarche montre que la littérature n'est pas une fuite du réel, mais un engagement quasi métaphysique. En reliant un rêve ancien aux douleurs présentes, je rappelle, parmi tant d’autres de penseurs, que l'humanité, bien que souvent meurtrie, reste liée par des fils invisibles, ceux de la mémoire, de la spiritualité et de l'espoir d'une paix qui, comme dans mon rêve, finit par trouver son chemin jusqu'à la surface, sur les pas des Tolbas de la Confrérie El Qadiriyya, marchant à pieds avec les caravanes, afin de propager les enseignements ésotériques du Prince des Saints, Abdul Qadir El Qadiri, par des chemins de traverse...

Le temps de la synthèse viendra à terme : celui où l'on réalisera que chaque ligne écrite est un rempart contre la barbarie et une main tendue vers ceux qui n'ont plus que leur dignité pour bouclier...

Tout avait donc commencé ainsi :

Journal/12 Juillet 19.. :   - J'ai fait, cette nuit, dans la chambre d'amis de [4]Djerad, un rêve extraordinaire ! Le retour d'[5]Aïssa, fils de Mariam parmi les hommes ! La nouvelle est venue du port et s'est propagée au centre-ville comme une traînée de poudre. Subitement, j'ai cru voir deux flux liquides de la foule, comme une marée montante, et une autre descendante. Celle des méchants qui fuyait vers l'intérieur, et celle des bons qui allait à la rencontre du Messie. A un moment, les deux flux humains se sont rencontrés. Celui des croyants a submergé et comme magiquement neutralisé celui des athées, que l'écume de mer semblait laver de tous leurs péchés. Et bientôt, il ne subsistait plus qu'un seul flot compact, ordonné et sage, allant à la rencontre du Libérateur...

Pendant ce rêve, d'une très courte durée, mais d'une saisissante réalité, une joie magnifique m'a inondé ! Je me suis levé, les paupières mouillées. Je suis allé à la salle de bain pour des ablutions. Ensuite, j'ai orienté un petit tapis qui se trouvait dans ma chambre en direction du levant et j'ai commencé une prière, qui a duré jusqu'à l'aube, et que je n'ai arrêté que lorsque le réveil de Djerad a sonné, pour notre départ à la plage. J'ai apprécié cette récompense divine, qui est un signe providentiel rare, après ces longues années de lutte inégale contre l'injustice, l'arbitraire et la tyrannie...

- Je suis parti, le cœur léger, dans l'Ami 8 de mon hôte, vers les plages de Tboul. Djerad a deux fois mon âge, mais il est moderne et très jeune de caractère. Il ne pose jamais de question embarrassante et il est attentif à tous mes vœux...

Assurément, ces villes de la côte où il fait bon vivre, (Mezghena exclue), produisent des mœurs qui nous paraissent très relâchées, à nous autres gens de l'intérieur, qui avions grandi sous un climat assez rude. Tout est relatif dans la vie... Si j'étais resté à Genève, ce n'est pas parce j'aurais vu une fille et un garçon se promenant la main dans la main que j'aurai forcément pensé à mal et crié au scandale... Deux êtres peuvent être animés de sentiments très purs l'un pour l'autre... Du moins, ils ne seraient pas des hypocrites et des vicieux, qui font tout en cachette... Evidemment, je ne suis pas pour autant un adepte forcené de l'exhibitionnisme, que ma religion réprouve. Pour moi, aujourd'hui, Tboul est le bout du monde... Je m'y sens libre, même si c'est seulement pour quelques heures... J'avais besoin de sentir le goût salé de l'eau de mer sur mes lèvres, et l'odeur de l'iode marine dans mes narines...

   - Nous avons fait trempette à la plage de la ville, avant de pousser jusqu'à la Messida. Les gens de la région sont très accueillants et conviviaux. Leur contrée bénéficie d'un écosystème humide relativement vierge. La petite crique que nous avons choisie dispose d’une plage d'un sable blanc, très propre. Une forêt impénétrable descend jusqu'à la falaise.

- Il y a deux siècles, un riche magnat aurait érigé un petit port et creusé un canal, qui existe encore, pour acheminer l'or de la montagne en amont. Il n'aurait pas trouvé grand-chose, mais il avait entrepris un projet... Il avait osé braver un relief de forêt vierge à l'époque, avec les moustiques paludiques... Il a risqué... Race qui n'existe malheureusement pas encore dans notre pays, indépendant depuis plus d'une dizaine d'années tout de même. Le pouvoir préfère vivre de ses rentes pétrolières. C'est facile... Quant à donner des concessions aux gens entreprenants pour la prospection de métaux précieux, ou d'hydrocarbures, comme aux États-Unis d'Amérique, inutile d'y penser ! La multinationale occulte a déjà verrouillé le système... Le sous-sol appartient à l'État ! Et l'Etat travaille pour la pieuvre !

- La matinée est chaude et lumineuse, idéale pour une vraie baignade... La plage est peu fréquentée, malgré la saison, à cause de son éloignement. Seulement quelques couples d'européens ont planté leurs parasols et une faune féminine autochtone, qui semble languir l'absence des hommes, dont beaucoup sont des actifs qui remplissent les casernes. Malgré la beauté du paysage, c'est une région qui, paradoxalement, souffre énormément du chômage...

- Pour un premier contact avec la mer, je décide de ne pas m'éloigner, mais la tentation est trop forte... Je crois voir les femmes me regarder avec admiration nager vers le large d'un crawl puissant, alors que je ne suis apparemment toute attention que pour les mouvements de mon corps dans cet espace liquide qui lave et guérit les plaies mal cicatrisées, qu'elles soient externes ou internes... Ensuite, c'est la chute sur le sable doré et brûlant... Et le souvenir du rêve d'espoir de la veille, qui me fait sourire, tandis que mes yeux sont cachés par un bras, et que de mes cheveux dégoulinent des gouttelettes d'eau qui mouillent et font rouler de minuscules grains sur une rainure de sable...

- Djerad a déballé un copieux repas froid... Nous avons mangé comme des rois, avons encore nagé au début de l'après-midi, avant de songer à rentrer. A mon grand regret...

- Au retour, une petite pluie nous a accompagnés durant la dernière partie du trajet, donnant à la terre une fraîcheur à l'odeur argile. Mais l'orage a dégénéré en inondation dès l'arrivée à Sidi Amar !

- Djerad me dépose à la gare sous un déluge, pour le départ de 18h45. Le train a un retard de trois heures à Djendel, parce que la bourrasque a fait tomber un tronc d'arbre en travers de la voie.

- J'ai dormi dans mon compartiment vide de 1ère classe sans me lever une seule fois...

- Je suis monté à pieds vers Stah, alors que la pluie a cessé, ne gardant que le bruit mat de gouttes d'eau tombant des arbres sur des feuilles mortes.

- Je suis arrivé près de la caserne à l'appel du muezzin pour la prière de l'aube. A gauche, le 102ème Bataillon est une masse informe et menaçante dans le noir. Le fait d'y avoir enduré un internement de treize jours ne m'émeut pas. Plutôt contrarié par le sort des officiers de réserve qui y travaillent !

- C'est harassé de fatigue que je me jette sur mon lit. Farouk ne dormait pas encore lorsque je suis entré dans la chambre. Il préparait son petit-déjeuner, qu'il prendra avant un sommeil diurne qui ne cessera qu'au crépuscule...

«Un café vieux, me dit-il ?

– Merci, ce n'est pas de refus, ai-je répondu, en songeant à la nouvelle semaine harassante de travail qui m'attend.»

PS/Je ne dois pas oublier d'appeler maman dans la journée. –


[1] Il désigne l'ensemble des images, rêves ou rêveries et il peut qualifier une atmosphère imaginaire, poétique ou surréaliste

[2] En arabe : «Bienvenue. Que la paix soit sur vous !»

[3] Lire, s’il vous plait mon récit : «Al Tariqa El Qadiriyya au Maghreb. Une épopée sans glorification», édité sur Amazon Kdp

[4] Ami de mon père, directeur d’une conserverie de tomates concentrées. Homonyme. Inutile d’y associer un lien quelconque avec une personnalité connue…

[5] Jésus, fils de Marie.

Table des matières

 

Désignations

Pages

Titre

3

Du même auteur

4

Dédicace

5

Avant-propos

7

Préface

9

Chapitre Premier : L’Empreinte de l’Invisible

15

Chapitre Deux : Un Combat Silencieux

39

Chapitre Trois : Ou lorsque la Diplomatie tente d’occulter les Guerres

57

Chapitre Quatre : Sur les Traces des Tolbas au Sahara

77

Chapitre Cinq : Poursuite du voyage vers les Terres du Couchant

109

Chapitre Six : La Traversée des Chimères

139

Chapitre Sept : La Terre où les Frontières sont des Mirages

159

Chapitre Huit : Un Retour à l’Envoyeur douloureux

203

Chapitre Neuf : La Montée des Périls

335

Chapitre Dix : *Rendre la Monnaie de sa Pièce à un Adjudant fourbe des Services Secrets

**Entre les Griffes des Hommes de l’Ombre

385

407

Chapitre Onze : Camp Zéro. Un internement au long cours ?

499

Chapitre Douze : Du Camp Zéro à la Source

559

Chapitre Treize : Une Fuite que le Désert absorbe

723

Chapitre Quatorze : Un Fugitif devenu Sourcier pour les Nomades, avant son Exil Volontaire

857

Postface : L’Aube Prochaine

971

Epilogue : Note sur mon Combat

973

   

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