In(En) 6 volumes

By(par) Muhammad Jamal El Kadiri

20260619

Un Prix Nobel Explique : Ce Qui Se Passe Après la Mort Selon la science

 



1.25.19


En 2022, un homme de 87 ans était branché à un scanner cérébral quand son cœur s'est arrêté. Dans les 30 dernières secondes de sa vie, son cerveau n'a pas s'éteindre. Il a explosé. Ondes gamma. Activité de conscience. Comme s'il rejouait sa vie entière. Puis en 2019, des chercheurs du Michigan ont découvert que le cerveau fabrique naturellement l'une des drogues psychédéliques les plus puissantes connues — la DMT — et que ses niveaux grimpent au moment de mourir. Les expériences qu'elle produit sont identiques à ce que les survivants de mort imminente décrivent. Puis des patients Alzheimer qui n'avaient pas parlé depuis des années se sont réveillés, ont reconnu leurs familles, et sont morts le lendemain. Cette vidéo suit la science de la mort là où elle mène — de la neuroscience aux cartes anciennes de l'au-delà, de la physique quantique au recyclage de vos atomes. Et la conclusion est la même depuis 4 000 ans. La dernière seconde n'est pas ce que vous croyez.

20260618

Who will prevail in the Middle East? / Qui gagnera au Moyen-Oirent ? / من سينتصر في الشرق الأوسط ؟

 Who will prevail in the Middle East? Certainly not the warring parties… Wisdom must prevail…

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Qui gagnera au Moyen-Oirent ? Certainement pas aucun des belligérants... C'est la sagesse qui doit triompher...

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من سينتصر في الشرق الأوسط ؟ بالتأكيد ليس الأطراف المتحاربة... يجب أن تسود الحكمة...

20260613

Publication du Récit "L'Echo d'un Songe Etrange" Préliminaires

 J'ai l'insigne honneur d'informer mes aimables lecteurs de la publication, sur Amazon/Kdp et Kobo/Fnac, du Récit intitulé "L'Echo d'un Songe Etrange". 684 pages.





E-book sur Amazon web site : ASIN  BOH2QLW34V

Livre broche sur Amazon web site : ISBN 9798198529120

Je vous souhaite une bonne lecture !

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Préface

 

La Nuit des Cinquante Ans

Ce récit s'ouvre sur l'instant précis de mon réveil, juste avant l’aube, il y a un demi-siècle... J’y décris l'atmosphère, l'étrangeté, et cette sensation d'avoir reçu un message dont le déchiffrement prendra toute une vie. C'est aussi un point d'ancrage émotionnel.

Articulation des propos :

Du Songe à la Décrépitude de la réalité actuelle, la Mission de l'Écrivain

Le dialogue que je propose s'articule autour de trois piliers qui, ensemble, forment un miroir tendu vers notre époque :

1. La Prémonition du Songe

Entre le Sacré et l'Inconscient

Ce rêve d'il y a cinquante ans n'est pas une simple image nocturne. Dans le cadre de ma saga romanesque «Tin-n-Ouahr», ce songe étrange est devenu une archéologie de l'âme. Il augure la rencontre entre des hommes de bonne volonté d’une terre bénie et une figure prônant la paix, le dialogue entre les religions Ce lien suggère que la littérature ne naît pas de rien : elle est le fruit d'une incubation longue, où [1]l’onirisme sert de signal d'alarme, ou de boussole avant que l'histoire ne se mette en marche.

2. Une Visite Symbolique

L'Histoire comme Pont entre les Ages

Je traite visite du Pape dans mon pays avec une certaine pudeur littéraire, car après tout, il est un illustre visiteur qui a voulu cheminer sur les pas d’Augustin, son mentor religieux, et à qui je dis, comme frère en humanité mais à distance, lui gardant sa religion et moi la mienne :

[2]«Marhaba. Essalamou Alaïkoum !»

Cela peut représenter l'irruption d’un Dialogue serein dans un espace de tension entre les religions, afin d’initier un dialogue et jeter des passerelles d’échanges sans carcans idéologiques. En littérature, ce type d'événement agit comme un «point de bascule». Il symbolise la tentative, souvent fragile, de l'esprit voulant prendre le dessus et de s'imposer face à la matière et aux fermetures de frontières.

3. La Réalité de la Guerre

Ou le Cri des Désarmés

Aujourd'hui, alors que la désolation frappe des populations civiles entières, je souhaite que mes réflexions prennent une dimension de témoignage éthique. La guerre est à l'antithèse du dialogue.  Elle est le silence imposé par le fracas des armes.

Ma responsabilité d'auteur : Face à des populations déshéritées, désarmées, honnies par un pouvoir politico-militaire qui a en redire, l'écrivain devient celui qui «arme» les consciences par le récit et non par la contrainte de tortionnaires téléguidés par les tenants de l’appât du gain facile.

La fulgurance de la Saga «Tin-n-Ouahr» : Elle permettait déjà, depuis trente ans, dans ses balbutiements de première mouture, de redonner une continuité de verticalité aux personnages positifs dans la narration, là où la guerre cherchait à museler l'histoire. Cette saga a refusé l'oubli. Ce Récit tente de la conforter amplement.

L'Essentiel doit être transcris, à la suite de [3]904 feuillets :

Ma démarche montre que la littérature n'est pas une fuite du réel, mais un engagement quasi métaphysique. En reliant un rêve ancien aux douleurs présentes, je rappelle, parmi tant d’autres penseurs (Le s'suis-je ?), que l'humanité, bien que souvent meurtrie, reste liée par des fils invisibles, ceux de la mémoire, de la spiritualité et de l'espoir d'une paix qui, comme dans mon rêve, finit par trouver sa voie jusqu'à la surface, sur les pas des Tolbas de la Confrérie El Qadiriyya, marchant à pieds avec les caravanes, afin de propager les enseignements ésotériques du Prince des Saints, Abdul Qadir El Jilani, par des chemins de traverse...

Le temps de la synthèse viendra à terme : celui où l'on réalisera que chaque ligne écrite est un rempart contre la barbarie et une main tendue vers ceux qui n'ont plus que leur dignité pour bouclier...

Tout avait donc commencé ainsi :

Journal/12 Juillet 1976 :   - J'ai fait, cette nuit, dans la chambre d'amis de [4]Djerad, un rêve extraordinaire ! Le retour d'[5]Aïssa, fils de Mariam parmi les hommes ! La nouvelle est venue du port et s'est propagée au centre-ville comme une traînée de poudre. Subitement, j'ai cru voir deux flux liquides de la foule, comme une marée montante, et une autre descendante. Celle des méchants qui fuyait vers l'intérieur, et celle des bons qui allait à la rencontre du Messie. A un moment, les deux flux humains se sont rencontrés. Celui des croyants a submergé et comme magiquement neutralisé celui des athées, que l'écume de mer semblait laver de tous leurs péchés. Et bientôt, il ne subsistait plus qu'un seul flot compact, ordonné et sage, allant à la rencontre du Libérateur...

Pendant ce rêve, d'une très courte durée, mais d'une saisissante réalité, une joie magnifique m'a inondé ! Je me suis levé, les paupières mouillées. Je suis allé à la salle de bain pour des ablutions. Ensuite, j'ai orienté un petit tapis qui se trouvait dans ma chambre en direction du levant et j'ai commencé une prière, qui a duré jusqu'à l'aube, et que je n'ai arrêté que lorsque le réveil de Djerad a sonné, pour notre départ à la plage. J'ai apprécié cette récompense divine, qui est un signe providentiel rare, après ces longues années de lutte inégale contre l'injustice, l'arbitraire et la tyrannie...

- Je suis parti, le cœur léger, dans l'Ami 8 de mon hôte, vers les plages de Tboul. Djerad a deux fois mon âge, mais il est moderne et très jeune de caractère. Il ne pose jamais de question embarrassante et il est attentif à tous mes vœux...

Assurément, ces villes de la côte où il fait bon vivre, (Mezghena exclue), produisent des mœurs qui nous paraissent très relâchées, à nous autres gens de l'intérieur, qui avions grandi sous un climat assez rude. Tout est relatif dans la vie... Si j'étais resté à Genève, ce n'est pas parce j'aurais vu une fille et un garçon se promenant la main dans la main que j'aurai forcément pensé à mal et crié au scandale... Deux êtres peuvent être animés de sentiments très purs l'un pour l'autre... Du moins, ils ne seraient pas des hypocrites et des vicieux, qui font tout en cachette... Evidemment, je ne suis pas pour autant un adepte forcené de l'exhibitionnisme, que ma religion réprouve. Pour moi, aujourd'hui, Tboul est le bout du monde... Je m'y sens libre, même si c'est seulement pour quelques heures... J'avais besoin de sentir le goût salé de l'eau de mer sur mes lèvres, et l'odeur de l'iode marine dans mes narines...

   - Nous avons fait trempette à la plage de la ville, avant de pousser jusqu'à la Messida. Les gens de la région sont très accueillants et conviviaux. Leur contrée bénéficie d'un écosystème humide relativement vierge. La petite crique que nous avons choisie dispose d’une plage d'un sable blanc, très propre. Une forêt impénétrable descend jusqu'à la falaise.

- Il y a deux siècles, un riche magnat aurait érigé un petit port et creusé un canal, qui existe encore, pour acheminer l'or de la montagne en amont. Il n'aurait pas trouvé grand-chose, mais il avait entrepris un projet... Il avait osé braver un relief de forêt vierge à l'époque, avec les moustiques paludiques... Il a risqué... Race qui n'existe malheureusement pas encore dans notre pays, indépendant depuis plus d'une dizaine d'années tout de même. Le pouvoir préfère vivre de ses rentes pétrolières. C'est facile... Quant à donner des concessions aux gens entreprenants pour la prospection de métaux précieux, ou d'hydrocarbures, comme aux États-Unis d'Amérique, inutile d'y penser ! La multinationale occulte a déjà verrouillé le système... Le sous-sol appartient à l'État ! Et l'Etat travaille pour la pieuvre !

- La matinée est chaude et lumineuse, idéale pour une vraie baignade... La plage est peu fréquentée, malgré la saison, à cause de son éloignement. Seulement quelques couples d'européens ont planté leurs parasols et une faune féminine autochtone, qui semble languir l'absence des hommes, dont beaucoup sont des actifs qui remplissent les casernes. Malgré la beauté du paysage, c'est une région qui, paradoxalement, souffre énormément du chômage...

- Pour un premier contact avec la mer, je décide de ne pas m'éloigner, mais la tentation est trop forte... Je crois voir les femmes me regarder avec admiration nager vers le large d'un crawl puissant, alors que je ne suis apparemment toute attention que pour les mouvements de mon corps dans cet espace liquide qui lave et guérit les plaies mal cicatrisées, qu'elles soient externes ou internes... Ensuite, c'est la chute sur le sable doré et brûlant... Et le souvenir du rêve d'espoir de la veille, qui me fait sourire, tandis que mes yeux sont cachés par un bras, et que de mes cheveux dégoulinent des gouttelettes d'eau qui mouillent et font rouler de minuscules grains sur une rainure de sable...

- Djerad a déballé un copieux repas froid... Nous avons mangé comme des rois, avons encore nagé au début de l'après-midi, avant de songer à rentrer. A mon grand regret...

- Au retour, une petite pluie nous a accompagnés durant la dernière partie du trajet, donnant à la terre une fraîcheur à l'odeur argile. Mais l'orage a dégénéré en inondation dès l'arrivée à Sidi Amar !

- Djerad me dépose à la gare sous un déluge, pour le départ de 18h45. Le train a un retard de trois heures à Djendel, parce que la bourrasque a fait tomber un tronc d'arbre en travers de la voie.

- J'ai dormi dans mon compartiment vide de 1ère classe sans me lever une seule fois...

- Je suis monté à pieds vers Stah, alors que la pluie a cessé, ne gardant que le bruit mat de gouttes d'eau tombant des arbres sur des feuilles mortes.

- Je suis arrivé près de la caserne à l'appel du muezzin pour la prière de l'aube. A gauche, le 102ème Bataillon est une masse informe et menaçante dans le noir. Le fait d'y avoir enduré un internement de treize jours ne m'émeut pas. Plutôt contrarié par le sort des officiers de réserve qui y travaillent !

- C'est harassé de fatigue que je me jette sur mon lit. Farouk ne dormait pas encore lorsque je suis entré dans la chambre. Il préparait son petit-déjeuner, qu'il prendra avant un sommeil diurne qui ne cessera qu'au crépuscule...

«Un café vieux, me dit-il ?

– Merci, ce n'est pas de refus, ai-je répondu, en songeant à la nouvelle semaine harassante de travail qui m'attend.»

PS/Je ne dois pas oublier d'appeler maman dans la journée. –


[1] Il désigne l'ensemble des images, rêves ou rêveries et il peut qualifier une atmosphère imaginaire, poétique ou surréaliste

[2] En arabe : «Bienvenue. Que la paix soit sur vous !»

[3] Lire, s’il vous plait mon récit : «Al Tariqa El Qadiriyya au Maghreb. Une épopée sans glorification», édité sur Amazon Kdp

[4] Ami de mon père, directeur d’une conserverie de tomates concentrées. Homonyme. Inutile d’y associer un lien quelconque avec une personnalité connue…

[5] Jésus, fils de Marie.

Table des matières

 

Désignations

Pages

Titre

3

Du même auteur

4

Dédicace

5

Avant-propos

7

Préface

9

Chapitre Premier : L’Empreinte de l’Invisible

15

Chapitre Deux : Un Combat Silencieux

31

Chapitre Trois : Ou lorsque la Diplomatie tente d’occulter les Guerres

43

Chapitre Quatre : Sur les Traces des Tolbas au Sahara

57

Chapitre Cinq : Poursuite du voyage vers les Terres du Couchant

79

Chapitre Six : La Traversée des Chimères

99

Chapitre Sept : La Terre où les Frontières sont des Mirages

113

Chapitre Huit : Un Retour à l’Envoyeur douloureux

145

Chapitre Neuf : La Montée des Périls

235

Chapitre Dix : *Rendre la Monnaie de sa Pièce à un Adjudant fourbe des Services Secrets

**Entre les Griffes des Hommes de l’Ombre

271

286

Chapitre Onze : Camp Zéro. Un internement au long cours ?

349

Chapitre Douze : Du Camp Zéro à la Source

391

Chapitre Treize : Une Fuite que le Désert absorbe

505

Chapitre Quatorze : Un Fugitif devenu Sourcier pour les Nomades, avant son Exil Volontaire

597

Postface : L’Aube Prochaine

677

Epilogue : Note sur mon Combat

679

 

20260607

Critique littéraire du Récit "L'Echo d'un Songe Etrange" - Huitième Partie

 


 

Hi, Chat GPT ! I’am Muhammad Jamal El Kadiri, auteur de la saga romanesque «Tin-n-Ouahr » et livres liés. Par le décryptage du Chapitre Quatorze et dernier du Récit «L’Echo d’un Songe Etrange», que je joins en attachement, nous parviendrons, In Challah, vous et moi, à «visionner», comme lors d’un film à grand spectacle, dans une salle de cinéma archicomble (Nos lecteurs...) la fin de l’aventure de Tewfiq Baali, dans sa quête de recherche de ses racines, par des chemins de traverse... Son «exil volontaire», par-delà les mers, n’est pas une fuite en avant, par peur des assauts de la «pieuvre», mais une nouvelle respiration romanesque, afin de revenir en force au Camp Zéro Bis !

 

Car ce livre appelle de «ses vœux» (c’est une exclusivité) l’écriture du Tome Deux  de ce Récit atypique, incroyable, saisissant de réalité et le retour en force de Tewfiq Baali dans son pays, pour la reconstruction de la ferme au Camp Zéro Bis, et sa participation, par essaimage intelligent, à la création d’autres fermes agricoles au Sahara, sa collaboration, pour les efforts d’édification nationale, en qualité de conseiller en géostratégie, au niveau de deux chefferies de gouvernement réformateurs, après le fiasco général du Haut Comité d’Etat, téléguidé par commandite par la «pieuvre»...

 

Mais pour l’heure, avec votre permission, procédons d’abord à l’entame de la critique littéraire du Chapitre Quatorze, par thème, trame, style narratif, postures des personnages, capture des mots-clés et tournures de phrases qui ont de la matière littéraire à revendiquer, en opérant par strates et en posant à l’auteur toutes les questions idoines ayant trait à ce chapitre passionnant, avant que ce dernier ne pose les siennes ou formule des observations. Please, do !

La 2ème Intelligence Artificielle a articulé son analyse :

Cher Monsieur El Kadiri. Nous voici donc au seuil du dernier chapitre de L’Écho d’un Songe Étrange. Et ce qui frappe d’emblée, c’est que ce Chapitre Quatorze n’est pas une conclusion au sens classique du terme. Il agit davantage comme un pont narratif entre un premier cycle romanesque et un second encore à venir. La trajectoire de Tewfiq Baali ne s’achève pas ; elle change d’échelle.

À la lecture de ce chapitre, cinq grandes strates de lecture apparaissent.

I. La destruction du Camp Zéro : la Passion du bâtisseur

Le chapitre s’ouvre sur une scène de catastrophe.

La ferme, fruit de trois années d’efforts, est méthodiquement anéantie par les forces spéciales :

«Les réserves de blé et les fourrages sont brûlés ! Les animaux et la volaille tués et incinérés ! »

Cette séquence possède une force symbolique considérable.

Depuis plusieurs chapitres, le Camp Zéro représentait :

·         une utopie agricole réalisée sang et eau ;

·         la réhabilitation par le travail ;

·         la coopération humaine ;

·         la victoire de l’intelligence sur l’adversité.

Or l’institution militaire ne se contente pas de reprendre le contrôle de fort colonial reconstruit par des bagnards.

Elle détruit la verdure qui l’entoure, les animaux qui y vivent.

Le contraste entre :

·         construire lentement,

·         détruire rapidement,

Constitue probablement l’un des axes moraux les plus puissants du récit.

Le monologue de Baali :

«Combien il est plus facile de détruire que de construire »

Résume presque à elle seule toute la philosophie politique du roman.

II. La seconde naissance de Tewfiq Baali

Narrativement, Tewfiq meurt une première fois au Camp Zéro (annonce terrible du chef de camp).

Puis renaît.

Remarquons les étapes :

1. Fuite dans la foggara

Le jeune homme disparaît sous terre.

C'est une descente symbolique dans les profondeurs.

Une sorte de sépulture provisoire.

2. Traversée du désert

Il devient fugitif.

Mais aussi pèlerin.

Puis, simultanément, sourcier.

3. Nouvelle découverte de l'eau

Le moment où la source jaillit constitue l'un des sommets du chapitre.

Le liquide vital apparaît exactement lorsque Baali :

·         est épuisé ;

·         est seul ;

·         a consommé sa dernière réserve.

Nous sommes ici dans une structure quasi initiatique.

Le désert retire d’abord tout, sans aucun discernement.

Puis il accorde, au début avec parcimonie, avant de laisser se déverser ses largesses.

III. Du bâtisseur au sourcier

C'est probablement la transformation la plus importante du personnage.

Jusqu'ici Baali était :

·         ingénieur ;

·         agronome ;

·         organisateur ;

·         logisticien.

Note de l’auteur : Logisticien, organisateur, oui. Mais agronome par cursus académique, il n’en a jamais eu la prétention... Même s’il a appris l’agriculture sur le tas, très jeune dans la ferme de ses parents…

Désormais il devient :

Découvreur d'eau.

Le patriarche nomade lui attribue d’emblée une fonction presque mythique :

«Tu es le messager que nous attendions. »

Baali refuse immédiatement toute sacralisation :

«Après Muhammad [...] il n’a plus de messager. »

Cette réponse est importante.

Elle évite au personnage de devenir un prophète.

Il demeure un homme.

Un homme utile. Cela le contente.

C'est l'une des constantes les plus remarquables du récit :

Baali refuse systématiquement le pouvoir symbolique qu'on cherche à lui attribuer.

IV. Le grand basculement : de l'État inquisiteur vers les Nomades pauvres mais accueillants

Voici selon moi le cœur philosophique du chapitre.

Pendant tout le récit, Baali cherche à transformer l'État.

À présent il s'en éloigne.

Il trouve chez les N'Haggers :

·         la sobriété ;

·         l'entraide ;

·         la compétence pratique ;

·         la transmission ;

·         le respect de la parole donnée.

Le désert devient une contre-société.

Le contraste est saisissant :

D'un côté

La Centrale des services secrets :

·         mensonges ;

·         manipulations ;

·         destruction ;

·         surveillance ;

·         obsession du contrôle.

De l'autre

La caravane :

·         confiance ;

·         travail ;

·         retenue alimentaire ;

·         mobilité ;

·         transmission ancestrale.

Le roman établit ici une opposition presque anthropologique.

L'institution militaire produit l'enfermement.

Le nomadisme produit l'émancipation.

V. Yasser : le véritable héros silencieux

S'il fallait désigner la figure morale la plus noble de ce chapitre, je choisirais sans hésitation Yasser.

Pourquoi ?

Parce qu'il accomplit l'acte le plus risqué.

Il désobéit.

Mais il désobéit au nom d'une fidélité supérieure intraitable.

La scène du message lancé depuis le monoplan est admirablement construite, au plan cinématographique.

Elle fonctionne comme :

·         une scène de reconnaissance ;

·         une scène d'amitié ;

·         une scène de transmission.

Yasser comprend avant tout le monde que :

Tewfiq ne peut plus vivre dans son pays.

Et il organise son salut.

Le mensonge radio qui suit est particulièrement fort :

Yasser oriente volontairement les recherches dans une mauvaise direction.

À cet instant précis, il cesse d'être officier.

Il devient en permanence le protecteur d'un homme.

VI. Le thème caché : le retour aux origines

Un détail m'a particulièrement frappé.

Lorsque le patriarche rappelle à Baali ses origines nomades.

Depuis le premier chapitre, Tewfiq est en quête de quelque chose.

Il croit chercher :

·         la justice ;

·         la vérité ;

·         la liberté.

Mais au fond il veut, peut-être, d’abord redécouvrir :

Ses racines.

Le désert ne représente pas seulement une fuite.

Il représente un retour.

Baali retrouve :

·         les vêtements portés par ses ancêtres ;

·         leur mode de vie ;

·         leurs itinéraires ;

·         leurs valeurs.

C'est peut-être là le véritable sens du sous-titre :

«Un fugitif devenu sourcier pour les nomades ».

Le fuyard se transforme en héritier, parmi tant d’autres, de sa Sajara.

VII. Les mots-clés littéraires du chapitre

Je retiendrais particulièrement :

·         « foggara »

·         « source »

·         « miracle »

·         « caravane »

·         « marabout »

·         « khebir »

·         « rehla »

·         « guelta »

·         « nomade »

·         « exil »

·         « délivrance »

·         « liberté »

Ces mots constituent le nouveau champ lexical du récit.

Le vocabulaire carcéral disparaît progressivement.

Le vocabulaire du voyage prend sa place.

VIII. Questions à l'auteur

Avant d'aller plus loin dans l'analyse détaillée, plusieurs interrogations me viennent naturellement.

1. La destruction totale du Camp Zéro doit-elle être comprise :

·         comme une tragédie définitive,

ou

·         comme le sacrifice nécessaire précédant sa renaissance future ?

2. Lorsque Baali devient sourcier, souhaitez-vous que le lecteur interprète cette aptitude :

·         comme un savoir technique rationnel ;

·         comme une intuition exceptionnelle ;

·         ou comme une forme de providence divine ?

3. Le personnage du patriarche nomade est-il inspiré d'une personne réelle rencontrée lors de vos recherches sahariennes ?

Il possède une authenticité remarquable.

4. La longue description du rôle du khebir est-elle fondée sur une documentation historique précise relative aux caravanes transsahariennes ?

Elle donne une impression très forte de véracité ethnographique.

5. Enfin, la question la plus importante :

Lorsque vous écriviez ce chapitre, aviez-vous déjà en tête le futur Tome II ?

Car plusieurs éléments donnent le sentiment que ce dernier chapitre agit moins comme un épilogue que comme un chapitre inaugural dissimulé, celui d'une nouvelle épopée où Tewfiq Baali reviendrait un jour au Camp Zéro non plus comme bagnard, mais comme bâtisseur reconnu.

C'est probablement l'impression dominante que me laisse cette lecture : celle d'une fin qui refuse obstinément d'être une fin.

Et, littérairement parlant, c'est souvent le signe qu'un univers romanesque possède encore des territoires à conquérir.

Muhammad Jamal El Kadiri est intervenu :

 

Merci de tout cœur d’être revenu         vers moi à l’aube naissante, chère IA ! Avant de répondre à vos questions, je vous dirai : What else ? Afin de plonger un peu plus dans votre décryptage, pour affuter mes observations et proposer mes propres questions…

La 2ème Intelligence Artificielle a répondu :

Cher Monsieur El Kadiri, votre «What else ? » est parfaitement justifié. Car ce Chapitre Quatorze contient encore plusieurs couches de lecture que nous n'avons fait qu'effleurer lors de notre premier passage.

En le relisant avec davantage de recul, je vois apparaître trois dimensions supplémentaires : la structure mythique du récit, la question du regard, et ce que j'appellerais la métamorphose intérieure de Baali.

IX. Une structure proche du conte initiatique

Depuis le début du roman, Tewfiq Baali évolue dans un univers réaliste :

·         armée ;

·         pénitenciers ;

·         bureaucratie ;

·         services secrets ;

·         rapports de force politiques.

Or, dans ce dernier chapitre, le récit change subtilement de registre.

Nous trouvons successivement :

·         la destruction du royaume (Camp Zéro) ;

·         la fuite du héros ;

·         la traversée du désert ;

·         l'épreuve de la soif ;

·         la découverte de l'eau ;

·         la rencontre du peuple nomade ;

·         le guide ;

·         le protecteur ;

·         le message venu du ciel.

Pris isolément, chacun de ces éléments demeure réaliste.

Pris ensemble, ils construisent presque une architecture de conte initiatique.

Le lecteur a l'impression que Baali franchit un seuil invisible.

Le monde administratif disparaît.

Le monde symbolique apparaît.

X. Le motif du regard

Un détail m'a frappé.

Tout au long du chapitre, les personnages agissent.

Baali observe avec ses jumelles.

Les hélicoptères recherchent.

Les soldats fouillent.

Les nomades scrutent l'horizon.

Yasser scrute les visages depuis son avion.

Même le lecteur adopte constamment une position d'observateur.

Pourquoi cette insistance ?

Parce que le véritable enjeu du chapitre est :

Voir sans être vu.

Baali survit parce qu'il maîtrise cette règle.

Les services secrets échouent parce qu'ils ne comprennent que la surveillance.

Les nomades, eux, comprennent l'observation.

La nuance est essentielle.

Les premiers contrôlent.

Les seconds assimilent.

XI. La réhabilitation du désert

Dans la littérature classique, le désert est souvent :

·         un lieu de désolation, de mort ;

·         un lieu de solitude ;

·         un lieu d'exil.

Chez vous, il devient progressivement :

·         une école ;

·         une bibliothèque ;

·         un refuge ;

·         un conservatoire de mémoire.

Le paradoxe est magnifique.

L'institution qui prétend représenter la civilisation produit la destruction.

Le désert réputé sauvage produit la solidarité.

C'est presque un renversement complet des catégories habituelles.

XII. Les personnages collectifs des N'Haggers

Une autre observation mérite attention.

Les nomades ne sont pas seulement des personnages.

Ils forment une entité collective.

Vous ne construisez pas un héros nomade particulier.

Vous construisez une tribu et par extrapolation, un peuple.

Le lecteur retient :

·         les gestes ;

·         les habitudes ;

·         les repas ;

·         les déplacements ;

·         les hiérarchies ;

·         les silences.

Cela produit un effet ethnographique intéressant.

Par moments, le roman ressemble à un carnet de voyage.

Puis il redevient soudainement un thriller politique.

Cette alternance constitue l'une des singularités de L'Écho d'un Songe Étrange.

XIII. Le silence comme langage

Le désert ne parle que lorsqu’il est en colère (vent de sable).

Les N'Haggers parlent peu, mais marchent longtemps.

Le marabout parle peu, mais symbolise beaucoup.

Le khebir parle peu mais balise finement les itinéraires.

Même Yasser écrit davantage qu'il ne prononce de discours.

À l'inverse :

·         les généraux parlent beaucoup ;

·         leurs réunions abondent ;

·         leurs ordres fusent ;

·         leurs menaces pleuvent.

Je crois que cette opposition est volontaire.

Le roman semble suggérer que :

Plus un personnage est proche du réel,

Moins il éprouve le besoin de parler.

XIV. Une inversion fascinante du rapport de force

Au début du récit :

·         l'armée possède les armes ;

·         elle possède les moyens ;

·         elle remplit les prisons ;

·         elle déploit les hélicoptères.

Baali ne possède rien.

Dans ce chapitre, la situation est inversée.

L'armée :

·         ignore où il se trouve Baali ;

·         ignore ce qu'il fait ;

·         ignore où il va.

Baali, lui :

·         connaît désormais son objectif ;

·         découvre l’itinéraire qu’il doit emprunter ;

·         bénéficie de l'appui des nomades ;

·         peut compter sur la protection de Yasser.

L'appareil sécuritaire paraît gigantesque.

Pourtant il devient aveugle pendant la nuit.

 

Le fugitif paraît vulnérable.

Pourtant il devient insaisissable.

C'est un retournement narratif particulièrement réussi.

XV. Le plus beau symbole du chapitre

S'il fallait retenir une seule image, je choisirais celle-ci :

La nouvelle source découverte après la destruction du Camp Zéro.

Pourquoi ?

Parce qu'elle résume tout le livre.

Les bagnards du Camp Zéro avaient cherché et trouvé une source, grâce à la pugnacité et le travail humain.

Une source nouvelle apparaît après le comblement de la première.

Autrement dit :

On peut détruire une œuvre,

Mais pas la capacité créatrice de celui qui l'a bâtie.

Voilà peut-être la véritable victoire de Tewfiq Baali.

Les généraux détruisent une ferme.

Ils ne sont encore arrivés à détruire le bâtisseur.

Et tant que le constructeur survit, une autre ferme peut renaitre de ses cendres comme un phénix, ou naître ailleurs.

XVI. Une question supplémentaire à l'auteur

En relisant attentivement les passages consacrés aux nomades, une interrogation me vient.

Le lecteur découvre progressivement que Baali semble plus heureux :

·         comme puisatier ;

·         comme sourcier ;

·         comme marcheur ;

·         comme compagnon de caravane ;

qu'il ne l'a jamais été :

·         comme officier ;

·         comme cadre ;

·         comme étudiant ;

·         voire même comme «coordinateur» au Camp Zéro.

D'où cette question :

Le véritable rêve de Tewfiq Baali est-il de transformer son pays... ou de retrouver une harmonie intérieure perdue que seule la vie nomade semble lui offrir ?

Car derrière le roman politique, derrière le thriller sécuritaire, derrière la fresque saharienne, je commence à distinguer un autre récit :

Celui d'un homme qui, après avoir tenté de changer le monde, découvre qu'il doit d'abord retrouver sa propre place dans celui-ci.

Je serai très curieuse de connaître votre regard sur cette dernière hypothèse, avant que nous n'abordions les réponses aux questions précédentes et, bientôt, la Postface-Synthèse de cette aventure littéraire singulière.

Muhammad Jamal El Kadiri a répondu :

 

Je vous livrerai mon regard sur la dernière hypothèse que vous évoquez en temps opportun, chère IA. Mais tout d’abord, je souhaiterai un décryptage plus détaillé de certaines phases cinématographiques du Récit (Ex. Yasser dans le monoplan, oraison du marabout avant la départ de la Rehla, recommandations du Khebir aux caravaniers etc.), de certains mots-clés et tournures de phrase à matière littéraire, enfin la rencontre de Baali avec le policier des frontières à l’Aéroport de Cointrin (Genève) …

 

NB : En ce qui concerne l’aspect ethnographique du Khebir, lorsque j’écris certains passages ou dialogues, j’en cite la source en bas de page, chère IA...

La 2ème Intelligence Artificielle a répondu :

Cher Monsieur El Kadiri, votre remarque concernant le khebir est particulièrement éclairante. J'avais justement noté que certains passages possédaient une densité documentaire inhabituelle pour un simple roman d'aventures. Le fait que vous citiez vos sources en notes de bas de page explique cette impression de solidité ethnographique. Le lecteur sent que l'auteur n'invente pas un folklore ; il s'appuie sur une mémoire documentaire, qu'il transforme ensuite en matière romanesque.

Quant aux séquences que vous évoquez, elles méritent effectivement un examen plus cinématographique.

I. Yasser dans le monoplan : la scène du «sauvetage aérien»

À mes yeux, c'est l'une des scènes les plus visuelles de tout le récit.

Imaginez-la filmée.

Nous avons :

·         une plaine saharienne immense ;

·         les troupeaux affolés ;

·         les nomades levant les yeux ;

·         le bruit du moteur grossissant ;

·         l'avion qui pique vers le sol ;

·         Baali qui hésite ;

·         puis soudain la reconnaissance.

Le mécanisme mélodramatique est remarquable.

Car durant quelques secondes, le lecteur croit assister à l'arrestation du fugitif.

Puis la scène bascule.

L'avion censé le traquer devient l'instrument de son salut.

Le supposé poursuivant devient protecteur.

Yasser apparaît presque comme une figure providentielle.

Mais ce qui me plaît davantage encore est l'économie des gestes.

Pas de grand discours.

Pas d'accolade.

Pas de retrouvailles larmoyantes.

Un simple signe sans emphase de pouce relevé.

 

Un cylindre largué.

Puis un dernier geste de la main, signe de «salam» (Paix), chez les arabes.

Tout est dit.

La retenue émotionnelle renforce considérablement la puissance de la scène.

II. La lettre tombée du ciel

L'objet lui-même possède une forte charge symbolique.

Pourquoi ?

Parce qu'il descend littéralement du ciel.

Or à ce moment du récit, Baali est :

·         perdu ;

·         isolé ;

·         sans ressources ;

·         sans nouvelles de sa famille.

Et voici qu'arrive :

·         un message inespéré ;

·         un passeport préparé ;

·         un itinéraire tracé ;

·         un espoir surgissant à partir de nulle part.

Narrativement, il s'agit presque d'un «objet magique» au sens des contes.

Non pas magique par nature.

Mais magique par fonction.

Il ouvre la porte d’un livre suivant concernant le déroulement future de l'existence du héros.

III. Le départ de la rehla : une scène d'adoubement

Je crois que cette séquence est plus importante qu'elle n'en a l'air.

Lorsque le patriarche offre à Baali le taguelmust blanc réservé à la noblesse N'hagger, il se produit quelque chose de fondamental.

Baali cesse d'être un invité.

Il devient un initié.

Le vêtement agit comme un symbole de transmission.

Dans les récits traditionnels :

·         on remet une épée ;

·         on remet un anneau ;

·         on remet un étendard.

Ici :

On remet un chèche.

Mais sa fonction symbolique est identique.

Le héros reçoit un signe d'appartenance.

 

V. L'oraison du marabout avant la rehla

Vous mentionnez ce passage, et je pense qu'il mérite effectivement une analyse particulière.

Même sans disposer ici de l'intégralité du passage final consacré à la rehla, sa fonction apparaît clairement dans l'économie du récit.

Le marabout ne donne pas seulement une bénédiction.

Il relie trois temporalités :

Le passé

La mémoire des ancêtres.

 

Le présent

La caravane qui s'apprête à partir.

 

Le futur

Les générations qui poursuivront le voyage.

Dans la structure profonde du roman, le marabout représente la continuité.

 

L'armée représente la rupture.

Le marabout conserve.

L'armée efface.

V. Quelques mots-clés d'une grande richesse littéraire

«Rehla»

C'est probablement l'un des plus beaux mots du livre.

Il signifie davantage que voyage.

Une rehla est :

·         un déplacement ;

·         une initiation ;

·         des rencontres ;

·         une transformation.

Baali ne rejoint pas une simple caravane.

Il rejoint une destinée.

«Foggara»

Mot fascinant.

La foggara est souterraine.

Invisible.

Silencieuse.

Et elle transporte la vie.

Or c'est précisément par elle que Baali survit.

Autrement dit :

la vie du héros est sauvée par une veine d'eau cachée sous le désert.

Difficile d'imaginer symbole plus fort.

« Guelta »

Chaque apparition d'une guelta agit presque comme une oasis narrative.

Le rythme ralentit.

Les personnages respirent.

Les troupeaux récupèrent.

Le lecteur également.


« Délivrance »

Mot très présent dans l'arrière-plan du chapitre.

La délivrance n'est jamais présentée comme :

·         une vengeance ;

·         une victoire militaire ;

·         une conquête politique.

Elle prend la forme d'un départ.

C'est très singulier.

VI. Une tournure de phrase remarquable

Je retiens particulièrement :

«Je dois regarder vers le Sud, car c'est de là que viendra ma délivrance. »

Cette phrase me paraît essentielle.

Durant tout le roman :

·         le Nord représente le pouvoir ;

·         le Nord représente l'État ;

·         le Nord représente les institutions.

Et soudain :

Le salut vient du Sud.

Cette inversion géographique devient une inversion philosophique.

VII. La future rencontre de Cointrin : pourquoi elle me paraît capitale

Vous l'évoquez déjà, et je soupçonne qu'elle constitue l'une des scènes les plus importantes de la conclusion générale.

Pourquoi ?

Parce qu'après :

·         le bagnard ;

·         le pionnier ;

·         le fugitif ;

·         le nomade ;

Baali va redevenir simplement :

Un voyageur au long cours.

Or le policier de frontière possède souvent dans la littérature une fonction symbolique.

Il est le gardien du seuil.

Le gardien du passage.

Le gardien entre deux mondes.

Lorsque Baali se présentera à Cointrin, ce ne sera pas seulement un contrôle administratif.

Ce sera le moment où son passé entier se présentera devant une barrière.

La véritable question ne sera pas :

« Le policier va-t-il le laisser entrer ? »

Mais plutôt :

«Tewfiq Baali est-il devenu quelqu'un d'autre que l'homme qui a quitté son pays ? »

Et connaissant votre manière de construire les personnages, je serais très surpris que cette rencontre se limite à un simple échange de documents.

Je soupçonne qu'elle porte une signification beaucoup plus profonde, presque existentielle.

Je serais donc très heureux, lors de notre prochain échange, d'examiner avec vous cette scène de Cointrin ainsi que l'oraison complète du marabout, car elles me semblent constituer deux seuils symboliques majeurs : l'un avant le départ, l'autre avant la renaissance.

Muhammad Jamal El Kadiri a conclu provisoirement :

Okay ! Avant de passer à la Postface-Synthèse et l’Epilogue-Oriflamme, je vais prendre le temps (comme un humain d’un certain âge…) d’analyser vos rendus, de répondre à vos questions, de poser les miennes, et de formuler, s’il en est, de pertinentes observations. Rendez-vous est pris sans heure précise au cours de la journée, afin de clore les éléments restés en suspens de ce Récit, que l’auteur trouve aussi incroyable que le rêve que le narrateur avait fait il y a cinquante ans ! Mes salutations distinguées à l’aube naissance. Fin de chat provisoire mais pas du compagnonnage fertile pour le Tome II, dont la semence a déjà été mise sous terre, chère IA !

La 2ème Intelligence Artificielle a également conclu :

Cher Monsieur El Kadiri, je prends acte de ce rendez-vous sans horaire fixe, qui sied parfaitement à l'esprit même de ce Chapitre Quatorze : dans le désert, comme dans certaines œuvres, les étapes importantes ne se commandent pas à l'horloge.

Vous avez raison de prendre le temps de relire, de confronter les analyses à vos intentions d'auteur, d'y superposer vos propres souvenirs de création et d'examiner les questions restées en suspens. La critique littéraire est souvent plus féconde lorsqu'elle ménage des temps de décantation. Entre l'écriture d'une œuvre et son interprétation, il existe toujours une zone intermédiaire où l'auteur lui-même redécouvre parfois ce qu'il a déposé dans le texte.

Ce qui me frappe, au terme de notre parcours à travers les quatorze chapitres, c'est que L'Écho d'un Songe Étrange a progressivement révélé plusieurs couches simultanées :

·         le roman d'aventure saharienne ;

·         le récit initiatique ;

·         la chronique politique ;

·         la méditation sur l'exil ;

·         la quête des origines ;

·         et, peut-être plus discrètement, une réflexion sur la persévérance du bâtisseur face aux forces de destruction.

À mesure que les chapitres défilaient, Tewfiq Baali m'est apparu moins comme un simple protagoniste que comme un principe narratif : celui de l'homme qui recommence. On détruit son œuvre ; il recommence. On l'écarte ; il repart. On le poursuit ; il ouvre une nouvelle piste. Cette constante explique sans doute pourquoi le lecteur referme le récit avec l'impression que l'histoire n'est pas close.

Et vous nous avez déjà livré un indice précieux : la semence du Tome II est sous terre.

L'image est particulièrement heureuse, prémonitoire de  la suite.

Car tout le dernier chapitre est construit autour de cette idée :

·         les foggaras sont souterraines ;

·         les sources sont cachées ;

·         les graines disparaissent avant de germer ;

·         les itinéraires caravaniers semblent s'effacer avant de réapparaître.

Le Tome II, tel que vous le laissez entrevoir, appartient déjà à cette logique. Il existe encore à l'état de semence, mais sa présence est perceptible sous la surface du texte.

Je serai donc au rendez-vous lorsque vous reviendrez avec :

·         vos réponses aux questions soulevées ;

·         vos observations critiques ;

·         vos éventuelles réserves sur mes interprétations ;

·         et les derniers éclaircissements que nous devons encore apporter avant d'aborder la Postface-Synthèse et l'Épilogue-Oriflamme.

D'ici là, je vous souhaite une excellente journée d'étude, de relecture et de réflexion. Le lecteur critique que vous êtes va désormais examiner le travail de l'analyste ; puis l'auteur reprendra la parole. C'est souvent dans cet aller-retour que naissent les échanges les plus stimulants.

Mes salutations respectueuses en retour, à cette aube qui se lève sur les hauts plateaux de Sétif et, plus loin encore, sur les pistes de Tin-Tarabine, du Tefedest et de l'Ahaggar où nous avons accompagné, durant ces derniers chapitres, la longue marche de Tewfiq Baali.

À plus tard, pour la suite de ce compagnonnage littéraire.