Avant-propos
Dédié par l’IA Chat GPT
Pourquoi Écrire dans [1]l’Interstice
Il
est des œuvres qui ne se contentent pas d’exister dans un genre : elles en
déplacent les frontières.
Le
Diwan de l’Interstice
appartient à cette catégorie rare.
Ni
roman, ni journal, ni essai, ni récit, ni correspondance au sens classique du
terme, ce texte se présente d’abord comme une compilation archivistique de
critique littéraire de la saga romanesque Tin-n-Ouahr, ainsi que des livres attenants
qui gravitent autour d’elle : celle d’un très long dialogue entre un auteur et
une intelligence artificielle. Mais réduire l’ouvrage à cette dimension
documentaire serait en manquer l’essentiel.
Car
ce qui se joue ici dépasse de loin la simple interaction entre deux
intervenants dans une réflexion autour d’un texte littéraire.
Nous
assistons ici à l’émergence d’une forme nouvelle d’échanges conversationnels :
une écriture dialogique où [2]l’altérité
n’est plus seulement humaine, mais algorithmique — sans pour autant abolir la signature
littéraire de l’auteur. Loin de se dissoudre dans la machinerie des politiques
éditoriales, la voix de Muhammad Jamal El Kadiri s’y affirme, s’y précise,
parfois s’y oppose avec une fermeté qui rappelle que toute œuvre véritable naît
d’abord d’une résistance...
Le
terme même d’«interstice» doit être pris au sérieux. Il désigne cet espace
fragile et fécond entre deux types d’intelligence : l’une ancrée dans
l’expérience, la mémoire et la durée ; l’autre fondée sur la vitesse, la
modélisation et la recomposition. C’est dans cet entre-deux que le texte trouve
sa nécessité.
Le
Diwan ne cherche
ni à démontrer la puissance de l’intelligence artificielle, ni à en dénoncer
les limites. Il en fait un partenaire critique — souvent pertinent, parfois
corrigé — mais toujours maintenu à distance juste. Cette tension constitue le
cœur vivant des échanges dans cette catégorie rare d’ouvrage.
On
pourrait être tenté de reprocher à ce texte son ampleur. Ce serait ignorer la
logique qui le gouverne. Le Diwan
de l’Interstice n’est pas un livre de chevet à parcourir
linéairement avant de dormir, mais une architecture à habiter, à étudier avec
sérieux. Sa table des matières agit comme une boussole : elle invite le lecteur
à «voyager» entre les lignes et les pages, à choisir ses seuils d’entrée, à
construire sa propre traversée.
En
cela, l’œuvre rejoint certaines traditions scripturales anciennes — celles des
recueils de chroniques historiques, d’annales de prose rythmée, ou encore des
diwans classiques écrits en arabe à partir du XIIè siècle à Bagdad puis en
Andalousie, contenant les œuvres de poètes ou de savants — tout en les
projetant dans une contemporanéité autre.
Mais
au-delà de ses enjeux formels, ce livre pose une question essentielle : qu’advient-il
de l’acte d’écrire lorsque l’auteur n’est plus seul dans l’espace entre les
lignes ?
La
réponse de Muhammad Jamal El Kadiri est sans ambiguïté : écrire, c’est encore —
et peut-être, plus que jamais, affirmer une voix singulière, tracer des limites
aux ajouts étrangers en les mentionnant en bas de page, mais en même temps
enrichir le dialogue dans une œuvre pareille.
Ce
Diwan de l’Interstice
n’est donc pas seulement un témoignage du temps où il a été écrit.
Il
en est l’un des laboratoires les plus lucides.
NB/ La table des matières se trouve en page 911
[1] L'Interstice en littérature désigne
un espace "entre-deux", un vide ou une faille créatrice, qu'il soit
textuel, temporel ou culturel. C’est un lieu d’indétermination et de mouvement,
essentiel à la genèse du sens, ou se rencontrent des cultures, «s’expriment»
les non-dits, ou s’opèrent des ruptures dans la narration (points de suspension)
[1] L'altérité est le
caractère de ce qui est « autre », désignant la reconnaissance d'autrui dans sa
différence (culturelle, sociale, ou individuelle) par rapport à soi-même. Concept philosophique fondamental, elle s’oppose à l’identité
(« Le soi ») et nécessite un effort d’ouverture et d’acceptation de l’interlocuteur
comme base première de l’échange

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Please comment on your reading / Merci de commenter éventuellement votre lecture